CHOISIR DE FAIRE CONFIANCE À DIEU

Jésus nous demande de faire confiance à Dieu :
Marc 11.22 : Ayez foi en Dieu.
Hébreux 11.6 : Et sans la foi il est impossible d’être agréable à Dieu,

« Tout élément, dans la vie du chrétien, qui n’implique pas une constante dépendance de Dieu, une parfaite confiance dans ses promesses et sa fidélité est coupable. » (John Richard Rice, 1895-1980).

I.  L’INFORMATION SEULE NE NOUS TRANSFORME PAS

1. Connaître n’est pas toujours expérimenter

Nous savons énormément de choses sur Dieu et sa Parole. Nous sommes des gens informés.
Cela fait presque 70 ans que je lis régulièrement et méthodiquement la bible !
Dans ma vie j’ai entendu environ 10 000 prédications ! Je devrais donc être un chrétien accompli, plus que vainqueur, vivant toutes les promesses de la Bible…
Ce n’est pas tout-à-fait le cas !
Peut-être pourrez-vous faire le même constat en ce qui vous concerne.
Malheureusement, il ne suffit pas de savoir, pour changer de caractère et de conduite.
Écouter un message ou lire un passage biblique sur la crainte et l’audace, la colère et la douceur, l’incrédulité et la foi, les dons ou le fruit du Saint Esprit… ne nous transformera pas automatiquement en chrétiens vaillants, aimants, remplis de foi et exerçant de puissants ministères.
Savoir ne suffit pas !

2.  Pourquoi la Parole ne produit-elle pas de fruit ?

Il y a certainement plusieurs causes à cela :
a) La distraction, la fatigue, les « petits oiseaux » (les démons) qui viennent picorer la semence de la Parole, les soucis, les richesses et les plaisirs de la vie…
b) Un cœur mauvais : Un cœur rempli de mauvaises pensées, aura beaucoup de mal à se décider à obéir à Dieu.
Matthieu 15.8 : Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est éloigné de moi.
c)  L’incrédulité : Si nous ne croyons pas au message que nous entendons ou lisons, nous ne le recevrons pas.

Toutes ces raisons et bien d’autres nous empêchent de prendre des décisions après notre audition ou lecture de la Parole.

Cependant après tout enseignement reçu, Dieu nous demande de prendre des décisions relativement à cet enseignement : décisions de mettre en pratique l’enseignement reçu…

II.  DES DÉCISIONS NÉCESSAIRES

La Bible insiste sur la nécessité de prendre des décisions :

1. Dieu fait des choix et prend des décisions

Avant les 7 années de famine en Égypte et en Canaan, il est dit que la chose est décidée de la part de Dieu, Genèse 41.32 ; à cause de l’idolâtrie de Juda, il est dit que l’Éternel a décidé sa ruine, Jérémie 11.17
Dieu déclare encore :
Jérémie 26.3 : Peut-être écouteront-ils, et reviendront-ils chacun de leur mauvaise voie ; alors je reviendrai sur ma décision de leur faire du mal…
D’après Luc 9.51, Jésus décida de manière résolue de se rendre à Jérusalem.

2. Nous pouvons et devons aussi prendre des décisions

Nous sommes crées à l’image de Dieu et devons, comme lui, prendre des décisions dans notre vie. Disons à Dieu, dans notre faiblesse, mais avec sincérité que nous voulons changer, sans toutefois formuler de promesse ou de vœu que nous ne pourrions pas tenir.
Par exemple :
a) Dieu nous demande de choisir la vie afin que nous vivions, Deutéronome 30.19 ;
Il nous demande aussi de décider quel maître nous voulons servir, Josué 24.15
Le jour de notre nouvelle naissance, nous avons pris la résolution de confier notre vie à Jésus et nous avons choisi Jésus-Christ comme notre Seigneur.
b) Dieu nous demande de prendre la décision de respecter la foi, même faible, de notre frère :
Romains 14.13 : Prenez la décision ne rien faire qui soit pour votre frère une pierre d’achoppement ou une occasion de chute.
c) Chaque fois que le Seigneur, dans sa Parole, nous donne un ordre, il nous invite à prendre une décision :
Jacques 1.22 :  Ne vous contentez pas d’écouter [la Parole], traduisez-la en actes, sans quoi vous vous tromperiez vous-mêmes.

3.  Conséquences de l’irrésolution

Si après avoir lu ou entendu la Parole de Dieu nous ne prenons pas la décision d’y obéir, avec l’aide du Saint Esprit, il est probable que cette Parole n’aura pas d’effet dans notre vie.
Ainsi :
a)  Si nous ne décidons pas un jour de rejeter, au nom de Jésus, toute parole et toute pensée
de critique, de médisance, de calomnie, nous continuerons de pécher avec notre langue et à offenser Dieu, le frère, la sœur, le prochain :

Jacques 1.26 :  Mais si quelqu’un croit être religieux, alors qu’il ne sait pas tenir sa langue en bride, il s’illusionne lui-même : sa religion ne vaut rien.

b)  Si nous ne prenons pas la résolution de lire la Bible régulièrement et avec discipline, nous
ne pourrons pas demeurer dans sa Parole.
c) Si nous ne choisissons pas d’avoir une vie de prière sérieuse, organisée, méthodique, nous
ne serons jamais des hommes et des femmes de prière.

Vouloir sincèrement, en s’appuyant sur la  grâce de Dieu, est différent de faire une promesse ou un vœu insensé à Dieu.

Appliquons maintenant ces vérités à ce qui, pour le chrétien, est une absolue nécessité :

III.  LA CONFIANCE EN DIEU

1.  Dieu est fidèle et bon.

Quand Dieu voulait se faire connaître à Moïse, caché dans le rocher, il déclara :
Exode 34.6 :  L’Éternel, l’Éternel, un Dieu plein de compassion et de grâce, lent à se mettre en colère, et riche en amour et en fidélité.

Deutéronome 32.3-4 : Car je vais proclamer comment est l’Éternel…  Il est comme un rocher, ses œuvres sont parfaites, tout ce qu’il fait est juste. Il est un Dieu fidèle qui ne commet pas d’injustice, c’est un Dieu juste et droit.

Psaumes 31.20 : Combien est grande la bonté que tu tiens en réserve en faveur de ceux qui te craignent, et que tu viens répandre, sur ceux qui s’abritent en toi, au vu de tous les hommes.
Psaumes 103.11 :  Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant son amour est immense en faveur de ceux qui le craignent.
Psaumes 57.11 : Ton amour atteint jusqu’aux cieux, ta fidélité jusqu’aux nues.
Psaumes 117.2 : Car son amour pour nous est immense. La fidélité de l’Éternel subsiste à jamais.
Lamentations de Jérémie 3.21-25 :  Voici la pensée que je me rappelle à moi-même, la raison pour laquelle j’aurai de l’espérance : non, les bontés de l’Éternel ne sont pas à leur terme et ses tendresses ne sont pas épuisées. Chaque matin, elles se renouvellent. Oui, ta fidélité est grande ! J’ai dit : L’Éternel est mon bien, c’est pourquoi je compte sur lui. L’Éternel est plein de bonté pour ceux qui ont confiance en lui, pour ceux qui se tournent vers lui.

En vérité, la Bible entière est remplie de déclarations similaires.
En raison de la nature fidèle, sainte et parfaite de Dieu, nous pouvons et devons lui faire confiance en tout temps et en toute circonstance.
Mais expérimentons-nous cette bonté et cette merveilleuse fidélité de Dieu ? Notre confiance en Dieu est-elle totale, absolue et constante ?

2.  Pourquoi doutons-nous ?

2.1 Nous connaissons intellectuellement

Nous savons dans notre tête que Dieu est fidèle, compatissant, désireux d’aider et de secourir.

Chacun d’entre nous pourrait parler longuement de l’amour et de la bienveillance de Dieu, parce que nous sommes des chrétiens bien catéchisés.

Mais devant un problème précis : secours dans la détresse, aide matérielle, victoire sur un péché ou une forteresse, satisfaction d’un besoin légitime, guérison… souvent nous manquons d’assurance, de confiance, d’espérance… Nous doutons !

2.2 Pourquoi ces doutes ? 

a) Nos échecs passés
Dans le passé, nous avons connu des échecs : Nous avions prié dans l’affliction, la maladie… et n’avons pas été exaucés…
Mais en avons-nous demandé la raison à Dieu ? Y avait-il des péchés non confessés ou des disputes dans notre vie ? Y avait-il de l’orgueil  dans notre cœur ? Ou un esprit de jugement ?

Nous savons que Dieu n’exauce pas les pécheurs, Jean 9.31

 b) Les échecs des autres
Nous connaissions plusieurs personnes qui, selon nous, marchaient droitement avec Dieu, qui ont prié pour leur guérison et n’ont pas été secourues, guéries…
Mais que savions-nous réellement de ces personnes ? Nous ne voyons que les apparences. Dieu seul voit leur cœur :

1 Samuel 16.7 :  L’Éternel lui dit : Ne te laisse pas impressionner par son apparence… Je ne juge pas de la même manière que les hommes. L’homme ne voit que ce qui frappe les yeux, mais l’Éternel regarde au cœur.

Psaumes 7.10 : …toi qui es juste et qui sondes les cœurs et les désirs secrets.
2 Chroniques 6.30 : Toi seul tu connais le cœur des humains. 

Nous n’avons pas à regarder autour de nous, ni à juger la destinée des autres.

Si mille tombent à côté de toi et dix mille à ta droite, toi, tu ne seras pas atteint. Psaume 91.7

Il est hasardeux d’interpréter les événements de la vie d’autrui et d‘en tirer des leçons pour nous.
Appuyons-nous donc uniquement et solidement sur Dieu et sur son infaillible Parole.

c) Le diable nous trompe
La  méfiance et la suspicion au sujet des promesses de Dieu s’installent très progressivement. Le diable, comme une araignée, sait attendre et il travaille insidieusement.

Au début de la décennie 1980, je cherchais à résoudre un terrible problème dont l’origine remontait à mon enfance. Je me promenais pendant d’innombrables journées dans la Forêt de la Hardt, le long du Rhin, implorant le secours de Dieu.
Fréquemment je pleurais, mais d’incrédulité : j’étais désespéré parce que tout en criant à Dieu, je ne croyais pas qu’il voulait m’aider. Pour me plonger dans le désespoir du doute, le diable utilisait tous les apparents non exaucements de prière d’un nombre considérable de personnes que je connaissais ou avais connues. Le diable est un menteur.
Un jour je montais péniblement un chemin de la campagne derrière notre maison, en gémissant douloureusement et en répétant inlassablement : Seigneur, redonne-moi l’espérance !
Soudain j’entendis une voix disant : « Si vous ne croyez pas, vous ne subsisterez pas ! »
Cette parole ressemble à une menace, mais, en fait, j’étais subitement rempli de force, de courage et de joie. Je me mis à courir le long du chemin en louant le Seigneur. De retour à la maison, je répétai à mon épouse Christiane ce que le Seigneur m’avait dit. Elle me répondit qu’il s’agissait d’un verset biblique. Cette phrase se trouve effectivement dans Esaïe 7.9
Le Seigneur voulait me dire : Fais-moi confiance, sinon toi, les tiens et l’Église dans ta maison, vous aurez des problèmes !

Cherchons à débusquer au nom de Jésus toutes les raisons pour lesquelles nous n’avons pas une confiance absolue en Dieu et en sa Parole.
Douter de la bonté et de la fidélité de Dieu, c’est mettre en cause la nature éternellement sainte et fidèle de Dieu, c’est l’offenser gravement.
Menons une guerre à outrance, une guerre totale à tous ces petits renards qui nous font douter de la véracité absolue des promesses de Dieu.

3. Une décision fondamentale

Décidons de faire confiance à Dieu quoi qu’il arrive. Ce choix est impératif. Il est vital.
Évidemment, nous devons être en règle avec le Seigneur. Tout péché non confessé est un obstacle à l’exaucement :
Proverbes 28.13 : Celui qui cache ses transgressions ne prospère point, mais celui qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde.

En particulier, confessons le péché d’incrédulité qui offense la sainteté de Dieu.

Rejetons les oui, mais…

Sur la base des sérieuses et grandioses déclarations des Écritures, nous sommes tenus de croire en la bonté et en la fidélité de Dieu.
Prenons cette décision solennelle de faire confiance dorénavant à Dieu et à sa Parole (une volonté sincère de notre part n’est pas une promesse) :

Éternel Dieu, mon tendre Père, je te remercie parce que tu m’aimes vraiment et parce que tu as les meilleurs projets pour moi. Je confesse que ta Parole est la vérité et que tu ne peux mentir.

Je m’abandonne à toi, je me livre entièrement à toi. Je suis à toi et tu es à moi, pour toujours.
Je rejette maintenant, au nom de Jésus, toutes les fausses raisons et tous les prétextes diaboliques de douter de toi et de ta sainte Parole. Je rejette au nom de Jésus tous les Oui, mais…qui ont empoisonné ma vie de foi et toute ma vie chrétienne. Je choisis de croire, avec ton aide, que ta Parole est l’absolue vérité et que toutes tes promesses, même les plus stupéfiantes et les plus époustouflantes sont absolument vraies.
Je veux jeter un regard nouveau sur mes anciens problèmes et sujets de prière et croire que tu résous ces problèmes à ton heure !
Je te confie mes problèmes  :

a)  Mon péché : Je crois que j’ai été crucifié avec Christ, que mon vieil homme et mort, que ma chair a été crucifiée, que le péché n’a aucun pouvoir sur moi, puisque je suis non sous la Loi, mais sous la Grâce. Étant donc affranchi du péché, j’ai pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle. La Loi de l’Esprit qui donne la vie en Jésus-Christ, m’a affranchi de la loi du péché et de la mort.
b) La maladie :  Ô Dieu, tu es l’Éternel qui me guéris. C’est toi qui pardonnes toutes mes iniquités et guéris toutes mes maladies. Seigneur Jésus, je crois que tu t’es chargé de mes maladies, que tu as pris sur toi mes souffrances, et que c’est par tes blessures que je suis guéri.
c)  Tout autre problème : Seigneur Jésus, je demeure en toi et ta Parole demeure en moi. Tu déclares dans ce cas : demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé (Jean 15.7).
Seigneur Jésus, je te remercie parce que tu m’accordes ce que je te demande. Amen !

« Seigneur, je crois ; je me confie entièrement en toi. Que puis-je faire d’autre ? Me confier en toi, voilà ma vie, je le sens, et je m’y attacherai toujours, jusqu’à la fin. » (Charles-Haddon Spurgeon, 1834-1892).

4.  Continuer à confesser les promesses de Dieu

Dieu ne répond pas toujours à notre premier puissant acte de foi. Il veut que nous tenions  ferme dans la foi jusqu’à l’exaucement.
Ne fléchissons pas dans notre foi. Qu’elle soit inaltérable comme l’or et le diamant.
Vingt fois, cent fois par jour, rappelons à Dieu ses promesses dans l’humilité et la reconnaissance.

Et nous obtiendrons certainement ce que nous avons demandé.

« Quand, humainement parlant, tout a paru sombre, excessivement sombre, relativement au service que j’accomplis au milieu des croyants, ce qui est arrivé quelquefois ; quand j’aurais pu être accablé par le chagrin et le désespoir, pour peu que je me fusse arrêté à l’apparence qu’avaient les choses, alors je cherchais à me fortifier en Dieu, en m’appuyant sur sa toute‑puissance, son immuable amour, sa sagesse infinie. Je me disais : Dieu peut me délivrer, et Il me délivrera si cela m’est utile, car il est écrit : Lui qui n’a point épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-Il pas aussi toutes choses avec lui ? (Romains 8.32). Et c’est parce que, par la grâce de Dieu, je crois cela que mon âme est gardée dans la paix. » (Georges Muller, 1805-1898).
« Remarquez comme le Seigneur envoie le secours au moment le plus opportun. Il agit en notre faveur selon notre besoin ; et ce n’est pas de temps en temps qu’Il se souvient de nous, c’est continuellement. Quand nous avons besoin d’une chose, il est certain que Dieu nous accorde précisément cette chose ; aussi certain est le besoin, aussi certain est le don de Dieu qui y pourvoira. Nous pouvons être pauvres, même très pauvres ; nous pouvons avoir à prier cent fois avant que la réponse de Dieu vienne ; nous pouvons en être réduits à compter sur lui pour notre subsistance de repas en repas. D’après les apparences extérieures, il peut sembler qu’Il nous a oubliés ; mais aussi sûrement que nous avons un besoin réel, aussi sûrement Dieu y répondra en son temps et à sa manière. » (Georges Muller, 1805-1898).
« Il est donc évident que si seulement vous voulez vous confier en Dieu, vous pourrez obtenir tout ce que vous demanderez. Avec la foi, rien dans le ciel, ni sur la terre, n’est impossible, ni hors de notre portée. » (John Richard Rice, 1895-1980).

Ne nous relâchons pas, mais imitons ceux qui, par la foi et la persévérance, héritent des promesses. Hébreux 6.12

Théophile Hammann

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