COMMENT DIEU PRIT SOIN D’UNE JEUNE FEMME MALGACHE

COMMENT DIEU PRIT SOIN D’UNE JEUNE FEMME MALGACHE

Je ne garde pas dans mon cœur comme un secret la délivrance que tu m’as accordée.
Je proclame bien haut combien tu es fidèle et que tu m’as sauvé. Non, je ne cache pas ton amour, ta fidélité… Psaume 40.11

J’ai grandi dans une famille protestante à Madagascar. A l’âge de 16 ans, j’ai perdu mon père et je me suis révoltée contre Dieu. J’ai suivi le catéchisme en vue de la confirmation des vœux de baptême, mais avec un grand vide dans mon cœur : il me manquait l’amour de mon père.
J’avais, à l’époque, la crainte de Dieu c’est-à-dire un immense respect de Dieu dans le cœur, mais je n’avais pas de relation personnelle avec lui. J’ai commencé des études supérieures en droit et, à 20 ans, je suis venue en France pour les achever. Je ne priais plus et ne lisais plus la Bible, mais consacrais tout mon temps et mes forces aux études.
A 22 ans je me mis en concubinage avec un malgache, pensant qu’il m’aimait. A partir de 25 ans, je fus tourmentée par des maux de tête très douloureux. Les médecins me dirent que j’étais migraineuse, mais vers 33 ans je m’écroulai soudain en pleine rue. Je tombai dans un coma profond. Je souffrais d’œdèmes et d’une tumeur au cerveau près du tuberculum.
Mon état fut critique, je fus aux portes de la mort. On m’opéra d’urgence, mais il y eut des complications. Alors que je me trouvai plongée dans un coma aréactif, je me vis sortir de mon corps. Je vis mon corps étendu, inerte, sur le lit d’hôpital. Je me souviens avoir pensé :
– C’est là mon corps !
A ce moment apparut une lumière puissante et éblouissante. Elle me fascina et m’attira comme un aimant. Je me laissai attirer, et me trouvai dans un tunnel dans lequel je sentis une paix extraordinaire. Tout semblait calme et harmonie. Je sus que je m’approchais de la Cité Céleste. Je vis effectivement un spectacle extraordinaire : dans cette Cité Céleste, la Jérusalem d’En-Haut, tout n’est que beauté et magnificence. Les pavés y sont en or, et la Maison de Dieu est construite en perles précieuses.
Je fus interpellée par mon prénom et une voix me dit :
– Je t’ai aimée le premier, je t’aime d’un amour éternel. Je suis ton Rédempteur. Reviens à moi, car je t’ai rachetée à grand prix : je suis mort à la croix, pour toi.
Je ne voulus plus quitter cet endroit merveilleux, mais Jésus ajouta :
– Retourne sur la terre. Tu seras ma messagère d’amour, de joie et de paix. Tu témoigneras de tout ce que j’ai fait pour toi.
De retour dans mon corps, je restai dans le coma pendant un mois. Lorsque je revins à moi, j’étais totalement aveugle et paralysée du visage. Je ne pouvais plus parler. En dépit de cette catastrophe physique, je vécus intérieurement une renaissance spirituelle, une vraie régénération.
J’étais une âme perdue et Jésus m’avait trouvée. J’étais morte et spirituellement aveugle et maintenant je vois. J’étais dans les ténèbres, maintenant je suis dans la lumière de Christ.
Je suis restée une année à l’hôpital, aveugle physiquement et incapable de marcher. Ensuite j’ai passé deux mois dans une institution de rééducation. C’est là que j’ai entendu de nouveau cette voix que j’avais entendue lorsque j’étais dans le coma. Elle me dit, en m’appelant par mon nom :
– Lève-toi et marche !
Je me soulevai alors de ma chaise roulante en déclarant :
– Au nom de Jésus, je marche !
Ce fut un immense cri de victoire. Une force surnaturelle me fit me lever de ma chaise et je me mis à marcher. Gloire au beau nom de Jésus !
Grâce à l’aide d’une orthophoniste, mais surtout du Seigneur Jésus, je me remis à parler normalement. J’avais retrouvé mon indépendance !
Peu après, je sortis de chez moi pour demander à un passant de lire pour moi une lettre importante pour moi. Ce passant fut Christine, qui distribuait des invitations pour un concert chrétien. Elle s’approcha de moi et se mit à me parler avec tact et bienveillance. Elle m’invita à fréquenter une Église. C’est ainsi que je retrouvai la maison de Dieu après des années de misère et d’affliction. En situation irrégulière et sans revenu, je fus accueillie par une chrétienne malgache qui m’invita alors que nous ne nous connaissions pas. Pendant mon séjour de six mois chez elle, le Seigneur toucha le cœur de son mari. Christine m’aida à obtenir les papiers nécessaires à mon séjour en France.
C’est ainsi que Dieu aplanit le sentier de ceux qui ont décidé de l’aimer et de le servir.
Je prie chaque jour pour ma vue et le Seigneur permet que je vois de mieux en mieux. Je peux de nouveau utiliser internet, lire mon courrier… et surtout, je peux lire couramment ma bible.
Dieu est bon, il aide les misérables et guérit les malades.
Psaumes 46.2-3 : Dieu est pour nous un refuge et un appui, un secours toujours présent dans la détresse. C’est pourquoi nous sommes sans crainte quand la terre est bouleversée…
L.

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