LA CRAINTE DES HOMMES, RECHERCHER LA GLOIRE DES HOMMES, SE CONFIER EN L’HOMME

|Photo de Yvon Buchmann|

LA CRAINTE DES HOMMES, RECHERCHER LA GLOIRE DES HOMMES, SE CONFIER EN L’HOMME

Nous ne sommes pas seuls sur terre : Nous vivons en société et avons des voisins, des collègues de travail…, nous vivons dans une Église avec des frères et des sœurs, nous vivons en famille avec conjoint, parents, enfants…
Nous sommes influencés par les autres et nous influençons les autres.

BREF RAPPEL DE QUELQUES PRINCIPES A LA BASE DE NOS RELATIONS AVEC LES AUTRES HOMMES :

  1. Ne pas haïr, ne pas mépriser, ne pas critiquer, ne pas être injuste ou faire du tort, car Dieu voit tout et rend justice à tous les opprimés.
  2. Mettre fin à toute dispute, querelle, mésentente, animosité, rancune…
  • en pardonnant tout totalement à tous
  • en demandant pardon pour nos torts
  • en réparant ce qui peut l’être.
  1. Aimer tous les hommes au nom de Jésus, et par le Saint Esprit :
  • Les ennemis : prier pour eux, les bénir, leur faire du bien
  • Le prochain, l’incroyant : l’aimer comme nous mêmes
  • Les frères en la foi : les aimer comme Christ nous aimés

Il faut toute la puissance du Saint Esprit pour réaliser ce programme.

Ce qui rend absolument impératif l’obéissance à ces commandements bibliques, c’est que si nous n’y obéissons pas Dieu retient sa bénédiction, nos efforts pour le servir sont inefficaces, nos prières sont vaines, la lecture de la Parole de Dieu est difficile et stérile, nous gaspillons notre temps, nous gâchons notre vie et nous sommes malheureux.

Dans la suite de cette méditation j’aimerais étudier un autre aspect de nos relations avec les autres : la crainte des hommes, le désir de leur plaire, se confier en l’homme.

I  LA CRAINTE DES HOMMES :        

Notre conduite est souvent dictée, consciemment ou non, par la peur des autres.

  1. Les réactions que nous pouvons craindre sont en nombre infini :
  • craintes vagues : Que vont penser les autres ? Vont-ils m’aimer moins ? Crainte du qu’en-dira-t-on ?
  • Peur de l’ironie, des désapprobations, des moqueries, du mépris, des critiques, des dénonciations. Peur d’être traité de sectaire. Le mot secte fait peur. Par crainte des réactions négatives, certains prédicateurs, dans leur propre assemblée, flattent les auditeurs au lieu de dénoncer droitement les péchés. Ou bien ils renoncent à enseigner la vérité quand ils prévoient de l’opposition.
  • Peur de perdre une personne proche : par exemple un ami, un fiancé, un conjoint si on témoigne du Seigneur. Il est souvent arrivé que des hommes ou des femmes inconvertis aient divorcé à cause de la foi de leur conjoint. Il est aussi arrivé que si le croyant menacé tient ferme dans la foi, avec douceur et l’humilité, le conjoint finisse par se convertir !
  • Peur que les autres pourraient me nuire : je ne peux pas dire qui je suis ni ce que je pense parce qu’on pourrait me faire du tort, on pourrait nuire à ma carrière, on pourrait se venger. Ce type de craintes existe très fortement dans les sociétés musulmanes : les musulmans ont peur les uns des autres, peur des déloyautés et des traîtrises. Beaucoup ne font le ramadan que par crainte des conséquences dans la famille et le cercle des connaissances.
    Avec la sorcellerie omniprésente, cette crainte est le plus grand obstacle à l’évangélisation des musulmans.

La motivation principale du comportement des enfants, pré-adolescents, adolescents et souvent des jeunes adultes est la crainte des réactions des copains, le désir de leur plaire et d’être accepté dans un ou plusieurs groupes.
En fait les jeunes imitent et se conforment instinctivement aux modèles ambiants. C’est une condition de croissance et de développement psychique et cognitif.

La corruption et la perversion de ce comportement positif est le mimétisme pour plaire, pour être accepté dans un ou plusieurs groupes. Ce mimétisme est un véritable esclavage.
Il est une forme de dépersonnalisation, parce que les jeunes n’ont plus le courage d’être eux-mêmes :
Il faut avoir grosso modo la même coupe de cheveux, la même posture nonchalante…
Il faut voir les mêmes films, lire les mêmes BD, partager les mêmes idées, jouer aux mêmes jeux vidéos, avoir les mêmes idoles du monde du spectacle, du sport…
Il faut avoir le même type de baskets, de pantalons, de maillots de corps ou de polos, de sac d’école…Il faut utiliser le même vocabulaire, quelque fois vulgaire.
Il faut même du courage pour répondre aux questions d’un enseignant, en classe. En effet, certains élèves coopératifs avec l’enseignant se sont ensuite fait molester en-dehors de l’école.
Cette servitude est dangereuse pour la foi du jeune. Les parents prudents et sages mettront leurs enfants en contact avec des groupes de jeunes chrétiens.

  1. La crainte des hommes est un piège :

2.1  La peur conduit à pécher :

  • La Parole de Dieu affirme que la crainte des hommes nous met en danger de tomber dans les filets du diable :

Pr 29.25-26 : La crainte des hommes tend un piège, mais celui qui se confie en l’Éternel est protégé.

Le piège consiste à pécher et à oublier la crainte de Dieu.

  • Ainsi Abram, en Égypte, par crainte des hommes, a présenté Saraï comme sa sœur. Elle était, en effet, sa demi-sœur, mais elle était aussi son épouse. Pharaon l’a donc prise pour sa femme, jusqu’à ce que Dieu intervienne en faveur d’Abram,
    Gn 12.11-19
  • Saül a d’avantage eu la crainte des hommes que de Dieu lorsqu’il a épargné Agag, roi d’Amalec et les meilleurs ovins :

1 S 15.24 : Alors Saül répondit à Samuel : J’ai péché, car j’ai transgressé l’ordre de l’Éternel et tes instructions, parce que j’ai eu peur de mécontenter mes soldats, et j’ai cédé à leurs demandes. 

1 S 15.30 : Saül répéta : J’ai péché ! Toutefois, en ce moment, je t’en supplie, continue à m’honorer devant les responsables de mon peuple et devant Israël. Reviens avec moi et je me prosternerai devant l’Éternel ton Dieu !

Saul recherche la faveur des hommes plus que  la faveur de Dieu.

  • Par crainte des hommes, Pierre a renié trois fois son Seigneur. Il jura même qu’il ne le connaissait pas :

Mt 26.74 : Alors Pierre se mit à dire : Je le jure ! Et que je sois maudit si ce n’est pas vrai : je ne connais pas cet homme !

Plus tard, en tant qu’apôtre, il agit hypocritement par crainte de chrétiens judaïsants et légalistes  de la mouvance de Jacques. L’Apôtre Paul le reprend publiquement :

Ga 2.11-14 : Mais, lorsque Pierre est venu à Antioche, je me suis opposé ouvertement à lui, car il avait tort. En effet, avant l’arrivée de quelques personnes de l’entourage de Jacques, il prenait part aux repas communs avec les frères non-juifs ; mais après leur venue, il s’est esquivé et s’est tenu à l’écart, parce qu’il craignait les croyants d’origine juive. Comme lui, les autres chrétiens d’origine juive se sont mis, eux aussi, à cacher leurs véritables convictions, au point que Barnabas lui-même s’est laissé entraîner par leur dissimulation. Mais quand j’ai vu qu’ils ne marchaient pas droit, selon la vérité de l’Évangile, j’ai dit à Pierre devant tous les frères : « Toi qui es d’origine juive, tu vis comme un croyant d’origine païenne, et non comme un Juif. Comment peux-tu vouloir obliger les frères d’origine païenne à vivre comme des Juifs ? »

La crainte des hommes et la crainte de Dieu sont antinomiques. Elles s’excluent mutuellement.

2.2 La confiance en Dieu est l’antidote à la crainte des hommes :

Notre conduite ne doit pas être dictée par les peurs, mais par la confiance en Dieu.

Si je me préoccupe davantage des opinions des hommes et de leurs réactions que de l’opinion de Dieu et de sa réaction, je suis idolâtre.

David, alors qu’il était en fuite devant Saül, déclara sa confiance en l’Éternel :

Ps 56.4-5 : Le jour où j’ai peur, je mets ma confiance en toi. Je loue Dieu pour sa parole,
je mets ma confiance en lui, et je n’ai pas peur. Que pourraient me faire de simples mortels ?

Ps 27.1,3 : Oui, l’Éternel est ma lumière et mon Sauveur : de qui aurais-je crainte ? L’Éternel protège ma vie : de qui aurais-je peur ? … Qu’une armée vienne m’assiéger, mon cœur reste sans crainte. Que l’on me déclare la guerre, je suis plein d’assurance.

Le peuple de Dieu de l’Ancienne Alliance ne devait pas craindre ses ennemis, les Cananéens, l’Assyrien, le roi de Babylone…
La crainte est mauvaise conseillère. Nous devons honorer tous et ne craindre personne.

Prière : Demandons maintenant pardon dans notre cœur pour toute crainte des hommes et refusons-la au nom de Jésus !

II  NE PAS CHERCHER A PLAIRE AUX HOMMES :

La soif de plaire aux hommes existe dans tous les groupes, sociétés, corporations, conseils, assemblées, communautés humains…

  1. Nous devons tout faire pour le Seigneur et non pour les hommes :
  • L’Ecclésiaste a une opinion très négative sur la motivation du travail en général :

Ec 4.4 : SEM : J’ai aussi constaté que tout labeur et que toute habileté que les hommes mettent à leurs œuvres sont motivés par la rivalité des uns envers les autres. Cela aussi est dérisoire : autant courir après le vent.

Ec 4.4 : SG21 : J’ai vu que toute la peine que l’on se donne et tout le succès que l’on recherche dans une entreprise ne sont motivés que par la jalousie de l’homme vis-à-vis de son prochain. Cela aussi, c’est de la fumée et cela revient à poursuivre le vent ( ou : C’est encore là une vanité et la poursuite du vent ).

Pour éviter de tomber dans ce piège, nous devons vraiment nous focaliser sur le Seigneur et tout faire avec lui et pour lui.

Dans tout ce que nous faisons pour Dieu, nous devons rechercher exclusivement la gloire de Dieu.
• Si nous sommes employés ou ouvriers nous devons travailler uniquement pour Jésus-Christ et non pour le chef, le patron ou le directeur :
Col 3.22-25 : SEM : Serviteurs, obéissez en tous points à vos maîtres terrestres, et pas seulement quand on vous surveille, comme s’il s’agissait de plaire à des hommes, mais de bon gré, parce que vous avez la crainte du Seigneur.
23 Quel que soit votre travail, faites-le de tout votre cœur, et cela par égard pour le Seigneur et non par égard pour des hommes.
24 Car vous savez que vous recevrez du Seigneur, comme récompense, l’héritage qu’il réserve au peuple de Dieu. Le Maître que vous servez, c’est le Christ.
25 
Celui qui agit mal recevra, quant à lui, le salaire que méritent ses mauvaises actions, car Dieu ne fait pas de favoritisme.

  • Si nous sommes patrons, responsables, directeurs, soyons justes et respectueux envers les ouvriers et employés, à cause de Dieu :

Col 4.1 : SEM : Maîtres, traitez vos serviteurs avec justice et d’une manière équitable, car vous savez que vous avez, vous aussi, un Maître dans le ciel. 

Chacun doit se sentir responsable devant Dieu et doit travailler pour Dieu qui donne à chacun la récompense que méritent ses œuvres.

  1. Le désir de plaire aux hommes empêche de croire :

Jn 5.44 :  Comment pourriez-vous parvenir à la foi alors que vous voulez être applaudis les uns par les autres et que vous ne recherchez pas la gloire qui vient de Dieu seul ?

Ces chefs Juifs étaient pieux, pratiquants, croyait l’Ancien Testament, priaient et jeûnaient beaucoup, mais ne pouvaient parvenir à la foi en Jésus-Christ.

Être à l’affût des louanges des autres et de leur approbation, est un péché qui bloque la vie spirituelle et empêche toute foi véritable.

Ces chefs Juifs se connaissaient bien, ils formaient une caste solidaire, plus ou moins unie, dans laquelle il y avait des meneurs. Ils partageaient constamment leurs opinions. Ils ne tenaient pas le peuple en très haute estime, ils pensaient plus ou moins la même chose sur Jésus. Il était donc très difficile de se démarquer en exprimant une opinion différente de celle de la caste.

Donner aux hommes la place qui revient à Dieu seul est une forme d’idolâtrie.

  1. Le désir de plaire aux hommes empêche la foi qui existe de se développer :

Jn 12.42-43 : Et pourtant, même parmi les dirigeants, beaucoup crurent en lui ; mais, à cause des pharisiens, ils n’osaient pas le reconnaître ouvertement de peur d’être exclus de la synagogue. Car ils tenaient davantage à l’approbation des hommes qu’à celle de Dieu.

Nicodème, pharisien et membre du Sanhédrin, est venu voir Jésus de nuit, par crainte de ses confrères. Il croyait en Jésus, mais en secret, Jn 3.1-2. Il n’a rien fait ou dit qui aurait pu le faire exclure du Sanhédrin. Pour sortir des rangs et affirmer ouvertement sa foi en Jésus le Messie, il aurait fallu un grand courage et une douloureuse mort à soi-même.

Cependant, lorsque les membres du Sanhédrin ont envoyé des gardes du Temple pour s’emparer de Jésus et que, désarmés par les Paroles de Jésus, ils sont revenus sans l’avoir saisi, ce docteur de la Loi leur fait remarquer que la Loi ne permettait pas de condamner quelqu’un sans qu’il ait eu le droit de s’exprimer :

Jn 7. 44-52 : Quelques-uns voulaient l’arrêter mais personne n’osa porter la main sur lui. 45 Les gardes du Temple retournèrent auprès des chefs des prêtres et des pharisiens. Ceux-ci leur demandèrent : Pourquoi ne l’avez-vous pas amené ? 46 Ils répondirent : Personne n’a jamais parlé comme cet homme. 47 —Quoi, répliquèrent les pharisiens, vous aussi, vous vous y êtes laissé prendre ? 48 Est-ce qu’un seul des chefs ou un seul des pharisiens a cru en lui ? 49 Il n’y a que ces gens du peuple qui ne connaissent rien à la Loi… ce sont tous des maudits ! 50 Là-dessus, l’un d’entre eux, Nicodème, celui qui, précédemment, était venu trouver Jésus, leur dit : 51 —Notre Loi nous permet-elle de condamner un homme sans l’avoir entendu et sans savoir ce qu’il a fait de mal ? 52 —Es-tu, toi aussi, de la Galilée ? lui répondirent-ils. Consulte les Écritures, et tu verras qu’aucun prophète ne sort de la Galilée.


Finalement, avec un autre membre du Sanhédrin, Joseph d’Arimathée, qui n’avait pas approuvé la sentence de mort prononcée sur Jésus par le Sanhédrin, et qui croyait aussi en Jésus en secret, Nicodème eu un grand geste de courage, après la mort de Jésus :

Jn 19.38-40 : Après ces événements, Joseph, de la ville d’Arimathée, alla demander à Pilate la permission d’enlever le corps de Jésus. Il était aussi disciple du Seigneur, mais il s’en cachait par peur des autorités religieuses. Pilate y consentit. Joseph alla donc prendre le corps de Jésus. Nicodème vint également. C’était lui qui, auparavant, était allé trouver Jésus de nuit. Il apporta environ trente kilogrammes d’un mélange de myrrhe et d’aloès. Tous deux prirent donc le corps de Jésus et l’enveloppèrent de linges funéraires en y mettant des aromates, selon les usages funéraires des Juifs.

  1. Tout ministère spirituel est souillé s’il y a recherche de la gloire des hommes :
  • L’Apôtre Paul ne cherche pas à plaire aux auditeurs ou aux lecteurs de ses épîtres, il ne recherche pas les honneurs, les louanges…

1 Th 2.3-6 : En effet, si nous invitons les hommes à croire…c’est parce que Dieu nous a jugés dignes d’être chargés de la proclamation de l’Évangile et nous l’annonçons, pour plaire non aux hommes mais à Dieu qui juge nos cœurs. Jamais, vous le savez, nous n’avons eu recours à des discours flatteurs. Jamais nous n’avons tenté de vous exploiter sous le couvert de bonnes paroles : Dieu en est témoin ! Nous n’avons jamais cherché à être applaudis par les hommes, pas plus par vous que par d’autres…

Ga 1.10 :  Est-ce la faveur des hommes que je recherche ou celle de Dieu ? Mon désir est-il de plaire aux hommes ? Si je cherchais encore à plaire aux hommes, je ne serais pas serviteur du Christ.

  • L’Apôtre Pierre affirme que chaque chrétien a au moins un don qu’il doit mettre au service des autres, mais de manière à donner toute la gloire à Dieu :

1 P 4.10-11 : Chacun de vous a reçu de Dieu un don particulier : qu’il le mette au service des autres comme un bon gérant de la grâce infiniment variée de Dieu. Que celui qui parle transmette les paroles de Dieu. Que celui qui sert accomplisse sa tâche avec la force que Dieu donne. Agissez en toutes ces choses de manière à ce que la gloire revienne à Dieu par Jésus-Christ, à qui appartiennent la gloire et la puissance pour l’éternité. Amen !

  • Celui qui se soucie de plaire, prêche de son propre fond :

Jn 7.18 : Celui qui parle en son propre nom recherche sa propre gloire. Mais si quelqu’un vise à honorer celui qui l’a envoyé, c’est un homme vrai ; il n’y a rien de faux en lui.

  • Il y a une malédiction à rechercher, en tant que serviteur de Dieu, la faveur des hommes et la popularité :
    Luc 6.26 : Malheur à vous quand tous les hommes diront du bien de vous, car c’est de la même manière que leurs ancêtres ont traité les faux prophètes.
  • Le roi Saül a perdu la royauté et la dynastie royale, par son désir de plaire au peuple et aux Anciens du peuple. Il cherchait les honneurs. Il voulait être populaire et bien vu.
    Il disait au prophète Samuel : continue à m’honorer devant les responsables de mon peuple et devant Israël.
    Il était davantage focalisé sur les hommes que sur Dieu. Il n’avait pas à cœur d’obéir à Dieu et de l’honorer. C’est pourquoi Dieu l’a rejeté.
  • Le jeune Elihou, déclare parler à Job et à ses amis en toute droiture et intégrité, craignant même que Dieu pourrait le faire mourir s’il voulait les flatter pour en être bien vu :
    Jb 32.21-22 : Je veux être impartial et ne flatter personne. D’ailleurs, je ne sais pas l’art de la flatterie, et celui qui m’a fait m’enlèverait bien vite.
  • La caractéristique des vrais serviteurs de Dieu semble être plutôt la persécution que la popularité et la gloire :
    Mt 5.10-12 : Heureux ceux qui sont opprimés pour la justice, car le royaume des cieux leur appartient. Heureux serez-vous quand les hommes vous insulteront et vous persécuteront, lorsqu’ils répandront toutes sortes de calomnies sur votre compte à cause de moi.

Ainsi donc, on ne peut pas être serviteur de Christ et mendier l’approbation des hommes. Désir de plaire à Dieu et désir charnel de plaire aux hommes s’excluent mutuellement.

  1. L’exemple de Jésus :
    Le comportement de Jésus avec ses contemporains était, à tout point de vue, parfait et exemplaire. Il est notre modèle :

Jn 5.41 : SEM : Je (Jésus) ne cherche pas à être applaudi par les hommes.
Jn 5.41 : SG21 : Je ne reçois pas ma gloire des hommes.
Jn 8.50 : SEM : Non, je ne recherche pas la gloire pour moi-même : c’est un autre qui s’en préoccupe et il me rendra justice.
Jn 8.54 : SEM : Jésus répondit : Si je m’attribuais moi-même ma gloire, cela n’aurait aucune valeur. Celui qui me glorifie, c’est mon Père…

Jésus ne se glorifie pas lui-même et ne cherche pas à être glorifié par les humains.

C’est Dieu qui élève les humbles : Jésus n’a pas recherché mais a accepté les gestes honorifiques et les acclamations que le Saint Esprit a inspirés à la foule, quand il est entré à Jérusalem, assis sur un ânon :

Mt 21.8-9 : Une grande foule de gens étendirent leurs manteaux sur le chemin. D’autres coupèrent des branches aux arbres et en jonchèrent le chemin. Hosanna au Fils de David ! Béni soit celui qui vient de la part du Seigneur ! Hosanna à Dieu au plus haut des cieux !

Nous de même, ne recherchons pas les louanges, mais acceptons simplement, sans fausse humilité, les remerciements justes et sincères.

III  SE CONFIER EN L’HOMME OU EN DIEU ?  

Pr 29.26 : Beaucoup recherchent la faveur de celui qui domine (ou : du chef), mais c’est l’Éternel qui rend justice à chacun.
Ps 118.8-9 : Mieux vaut se réfugier auprès de l’Éternel que de compter sur les humains.
Mieux vaut se réfugier auprès de l’Éternel que de compter sur les gens importants.  

  • Nous sommes fragiles et dépendants :

« L’homme est un roseau, le plus faible de la nature », dit Blaise Pascal. L’homme est vulnérable, il a souvent conscience de sa faiblesse, et cherche alors à s’appuyer sur un protecteur.
Cette réaction est normale. Elle n’est pas un signe de lâcheté ou de faiblesse de caractère.
Ce qui est déterminant, c’est ce sur quoi nous nous appuyons !

  • Fausses adresses :

Dans nos divers besoins physiques, psychiques ou spirituels, en toute difficulté professionnelle, de santé ou autre, nous avons tendance à chercher du secours auprès des hommes et à nous confier dans les capacités humaines. Nous attendons souvent des autres ce que Dieu seul peut nous accorder.

Certes, Dieu peut utiliser des hommes (médecins, fonctionnaires quelconques…) mais notre confiance  doit être placée prioritairement en Dieu. Dieu peut guérir avec ou sans médecin !
L’essentiel est que je n’idolâtre pas l’instrument par lequel Dieu me fait du bien.

  • L’Écriture va même jusqu’à dire que c’est une malédiction que de se confier en l’homme :

Es 31.1-2 : Malheur à ceux qui s’en vont en Égypte pour avoir du secours, et qui comptent sur les chevaux, qui mettent leur confiance dans le nombre des chars et dans la grande force des équipages, mais ne regardent pas vers le Saint d’Israël et ne se soucient pas de l’Éternel ! Et pourtant, lui aussi agit avec habileté pour faire venir le malheur, il ne révoque pas ce qu’il a décrété et il se dressera contre le parti des méchants et contre les appuis de ceux qui font le mal.

Jr 17.5-8 : Voici ce que déclare l’Éternel : Maudit soit l’homme qui compte sur des hommes et qui fait des moyens humains la source de sa force mais qui détourne son cœur de l’Éternel. Il est comme un buisson dans le désert, et il ne verra pas arriver le bonheur. Il aura pour demeure un aride désert, une terre salée où n’habite personne. Béni soit l’homme qui se confie en l’Éternel et place sa confiance en l’Éternel. Il sera comme un arbre planté près d’un cours d’eau qui étend ses racines vers le ruisseau, il ne redoute rien lorsque vient la chaleur : ses feuilles restent vertes ; il ne s’inquiète pas pendant l’année de sécheresse, et il ne cesse pas de produire du fruit.

  • Ceux qui s’appuient sur l’Éternel sont en bénédiction aux autres :

    Mi 5.6 : Le reste de Jacob sera, parmi de nombreux peuples, semblable à la rosée qui vient de l’Éternel, ou aux averses tombant sur l’herbe : elles n’attendent rien de l’homme et n’espèrent rien des humains.
    Dieu peut utiliser des humains pour nous faire du bien, mais notre espérance doit être en l’Éternel seul. Car en définitive, tout nous vient de lui et par lui :
  • Dieu est suffisant :

Ps 20.8-9 : Les uns s’appuient sur leurs chars, les autres sur leurs chevaux ; nous, nous célébrons l’Éternel, notre Dieu. Eux, ils plient et tombent ; nous, nous tenons ferme, nous restons debout.

Seul Dieu est tout-puissant et il est plein de compassion :

Ps 146.3-10 : Ne placez pas votre foi dans les puissants de ce monde ni dans des humains incapables de sauver !
Dès qu’ils ont poussé leur dernier soupir, ils retournent à la terre et, au même instant, leurs projets s’évanouissent.
Heureux l’homme qui a pour appui le Dieu de Jacob
et dont l’espérance est dans l’Éternel son Dieu.
Car l’Éternel a créé le ciel et la terre

ainsi que la mer, avec tout ce qui s’y trouve.
Il reste à jamais fidèle.
Il fait droit aux opprimés ;
il nourrit les affamés ;
l’Éternel relâche ceux qui sont emprisonnés.
L’Éternel rend la lumière aux aveugles.
L’Éternel relève celui qui fléchit.
L’Éternel est plein d’amour pour les justes.
L’Éternel protège l’étranger,
il est le soutien de la veuve et de l’orphelin.
Mais il fait échec aux plans des méchants.
10 L’Éternel est Roi pour l’éternité.
Il est ton Dieu, ô Sion, de génération en génération.
Louez l’Éternel !

Nous avons, dans ce psaume, de nombreuses bonnes raisons de nous appuyer uniquement sur Dieu.

Es 2.22 : Cessez donc de vous confier en l’homme dont la vie ne tient qu’à un souffle, car, quelle est sa valeur ?

Ps 33.16-22 : Ce n’est pas une grande armée qui sauve le roi, ce n’est pas sa grande force qui délivre le guerrier.
17 Le cheval est impuissant pour assurer le salut, et toute sa vigueur est incapable de procurer la délivrance,
18 mais le regard de l’Éternel est sur ceux qui le craignent, sur ceux qui espèrent en sa bonté,
19 afin de les délivrer de la mort et de les faire vivre, même en temps de famine.
20 Nous espérons en l’Éternel : 
notre secours et notre bouclier, c’est lui.
21 Oui, c’est en lui que notre cœur se réjouit, c’est en son saint nom que nous avons confiance.
22 Éternel, que ta grâce soit sur nous lorsque nous espérons en toi !

Dieu est fidèle et ne nous abandonnera jamais s’il n’y a pas de péché qui nous sépare de lui. Car seul le péché peut empêcher Dieu de nous secourir en tous nos besoins et de nous faire du bien. Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ?

Prions : Éternel Dieu, notre tendre Père, je te demande pardon d’avoir souvent eu la crainte des hommes, d’avoir souvent cherché à leur plaire, de m’être souvent confié en eux d’une confiance insensée et idolâtre. Pardonne-moi. Veuille me purifier et me libérer de ces attitudes coupables. Tu es mon secours, ma force, ma sécurité et ma victoire. Avec l’aide du Saint Esprit que tu m’as donné et qui demeure en moi,  je veux dorénavant m’appuyer exclusivement sur toi, car tu es suffisant. Merci pour ta toute-puissance, ton amour et ta fidélité. Amen.

Ps 37.3-6 : Mets en l’Éternel toute ta confiance ! Fais ce qui est bien, et, dans le pays, tu demeureras en sécurité. En Dieu, mets ta joie et il comblera les vœux de ton cœur. C’est à l’Éternel qu’il te faut remettre tout ton avenir. Aie confiance en lui et il agira. Il fera paraître ta justice comme la lumière, et ton droit comme le soleil à midi.

Théophile Hammann

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