SERVIR ?

Le substantif grec agapè, habituellement traduit par amour, a été rendu pendant des siècles par le nom commun charité qui signifie amour, mais implique actuellement, la notion de service, d’aide, de bienfaisance.

Les apôtres Paul, Jacques, Pierre et Jean ainsi que Jude se présentent dans les en-têtes de leurs écrits comme des esclaves (grec, doulos) de Dieu et de Jésus : Ro 1.1 ; Ga 1.10 ; Col 4.12 ; Ti 1.1 ; Ja 1.1 ; 2 P 1.1 ; Jude 1.1 ; Ap 1.1

Généralement les traductions Françaises rendent ce mot grec doulos par serviteur.

Les croyants sont aussi au service les uns des autres :

Paul se rend à Jérusalem pour le service des saints, Rm 15.25
Stéphanas et sa famille se sont dévoués au service des saints, Co 16.15
Dieu n’est pas injuste pour oublier votre œuvre et [le travail de] votre amour. Vous avez démontré votre amour pour son nom par les services que vous avez rendus et que vous rendez encore aux saints…
Hé 6.10
Que chacun de vous mette au service des autres le don qu’il a reçu, 1 P 4.10

Ces dons incluent les dons manuels dans toute leur infinie diversité !

                            A. CELUI QUI DONNE REÇOIT 

Pr 11.25 : LSG : L’âme bienfaisante sera rassasiée, et celui qui arrose sera lui-même arrosé.
SEM : Celui qui est généreux connaîtra l’abondance ; qui donne à boire aux autres sera lui-même désaltéré.
MARTIN : La personne qui bénit, sera engraissée ; et celui qui arrose abondamment, regorgera lui-même.

Pour recevoir, il faut donner. Dieu se montre généreux envers qui est généreux.

1. Rebecca rendit service

Abraham envoie son serviteur dans sa famille à Harân pour y chercher une épouse pour son fils Isaac. Près d’un puits, ce serviteur rencontre Rebecca, une fille d’un frère d’Abraham :

Gn 24.15-21 :  Il n’avait pas encore fini de parler, que Rébecca arriva, la cruche sur l’épaule. C’était la fille de Betouel, fils de Milka et de Nahor, le frère d’Abraham.
16 La jeune fille était très belle ; elle était vierge, aucun homme ne s’était encore uni à elle. Elle descendit à la source, remplit sa cruche et remonta. 17 Alors le serviteur courut à sa rencontre et lui dit :
—S’il te plaît, laisse-moi boire un peu d’eau de ta cruche.
18 Elle répondit :
—Bois, mon seigneur ! Et elle s’empressa de descendre la cruche de son épaule pour la prendre dans ses mains et de lui donner à boire.
19 Après quoi, elle lui dit :
—Je vais aussi puiser de l’eau pour tes chameaux, jusqu’à ce qu’ils aient assez bu.
20 Elle s’empressa de vider sa cruche dans l’abreuvoir, courut encore au puits et puisa de l’eau pour tous les chameaux ! 21 Le serviteur, étonné, l’observait sans dire un mot pour voir si, oui ou non, l’Éternel faisait réussir son voyage.

Rebecca avait de bonnes raisons de ne pas servir le serviteur d’Abraham :

•  Il était inconvenant que cet homme adresse la parole à une femme qu’il ne connaît pas
•  Elle n’avait pas à entrer en dialogue avec un étranger
•  A la limite elle pouvait lui verser à boire, mais sans abreuver ses chameaux assoiffés.

Et que fit-elle ?

•   Elle donna à boire au serviteur sans hésiter, 24.18a
•   Elle lui donna à boire avec empressement, 24.18b
•  Elle chercha assez d’eau pour abreuver les chameaux, 24.19
•  Elle fit tout de bon cœur et avec diligence, 24.20

Quelle fut sa récompense ?
• 
Des cadeaux, des bijoux :
Gn 24.22 : Quand les chameaux eurent fini de boire, il prit un anneau d’or d’environ six grammes ainsi que deux bracelets d’or pesant chacun plus de cent grammes qu’il passa aux poignets de la jeune fille.

Ces bijoux en or étaient énormément appréciés dans l’antiquité.
• Elle eut le privilège d’épouser un homme de Dieu (un patriarche) d’un caractère doux et paisible, un débonnaire et qui de surcroît était immensément riche !
Gn 26. 12-14 : Isaac sema dans ce pays, et il recueillit cette année le centuple ; car l’Éternel le bénit. Cet homme devint riche, et il alla s’enrichissant de plus en plus, jusqu’à ce qu’il devint fort riche. Il avait des troupeaux de menu bétail et des troupeaux de gros bétail, et un grand nombre de serviteurs : aussi les Philistins lui portèrent envie.
•  
Rebecca devint la mère du patriarche Jacob que Dieu transforma en Israël !
•  Elle devint l’aïeule de tout le peuple Israël, de David, des rois de Juda, et finalement de Jésus !

Que ce serait-il passé si elle n’avait pas eu ce cœur de servante ?
Nous aussi, nous nous privons de grandes bénédictions si nous n’avons pas un cœur qui sert, qui sert avec empressement et joie.
Rm 2.10 : Mais l’approbation de Dieu, l’honneur et la paix seront accordés à celui qui pratique le bien, quel qu’il soit…

2.  La Samaritaine servit Jésus 

En dépit d’une hostilité séculaire entre Juifs et Samaritains, Jésus demande à boire à une femme samaritaine :
Jn 4.6-9 : C’est là que se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué du voyage, s’assit au bord du puits. Il était environ midi. 7 Une femme samaritaine vint pour puiser de l’eau. Jésus s’adressa à elle :
—S’il te plaît, donne-moi à boire un peu d’eau.
Ses disciples étaient allés à la ville pour acheter de quoi manger. La Samaritaine s’exclama :
—Comment ? Tu es Juif et tu me demandes à boire, à moi qui suis Samaritaine ?
Les Juifs, en effet, évitaient toutes relations avec les Samaritains.

Cette femme avait bien des raisons de refuser de donner à boire à Jésus :

♦ Il était inconvenant qu’un homme adresse la parole à une femme qu’il ne connaît pas.

Même les disciples, à leur retour, étaient étonnés que Jésus parle à une femme, 4.27

♦ Elle n’avait pas à entrer en dialogue avec un étranger

♦ Les Juifs méprisaient les Samaritains, et Jésus était Juif.

Et que fit-elle ?
♦ Quoi que cela ne soit pas indiqué explicitement, elle donna à boire à Jésus

♦ Elle prêta attention aux paroles de Jésus
♦ Elle chercha à comprendre son enseignement sur l’eau vive, c’est-à-dire le Saint Esprit et lui posa de questions        pertinentes
♦ Elle réclama de l’eau vive
♦ Elle fit confiance à Jésus et lui confia qu’elle n’était pas mariée.

Quelle fut sa récompense ?
♦ Jésus lui donna une révélation magnifique sur le Saint Esprit et sur l’adoration en Esprit et en vérité.
♦ Jésus lui révéla qu’il est le Messie :
   Jn 4.26 : Je suis le Messie, moi qui te parle, lui dit Jésus.
   C’est une révélation que Jésus donna à peu de personnes.

♦ Elle fut à l’origine de la foi en Jésus de plusieurs villageois.
♦ Grâce à elle, Jésus passa deux jours dans ce village samaritain.

3.  Nabal et Abigaïl

Dieu traite chacun selon sa serviabilité ou sa dureté de cœur.
Les serviteurs de Nabal étaient en train de tondre ses 3000 moutons sur le Karmel. La tonte était habituellement un moment de fête. David, qui fuyait devant Saül, envoya 10 de ses hommes pour saluer Nabal.
Il comptait aussi sur un geste de reconnaissance, de la part de Nabal, pour avoir assuré la sécurité, pendant une longue période, des troupeaux de Nabal et de ses bergers. Nabal se comporta comme un homme dur et méchant (1 S 25.3). Il s’emporta contre David et le méprisa. David, sans consulter l’Éternel, s’apprêta à commettre un massacre, mais Abigaïl (i.e. mon père est joie), l’épouse de Nabal, intelligente et belle (1 S 25.3) fut informée par un serviteur du comportement de Nabil :
1 S 25. 14-17 : Voici que David a envoyé des messagers depuis le désert pour saluer notre maître, mais celui-ci les a mal reçus. Pourtant ces gens ont été très bons pour nous, ils ne nous ont jamais fait aucun mal et rien n’a disparu pendant tout le temps que nous étions auprès d’eux dans la campagne. Ils nous ont protégés comme un rempart, nuit et jour, pendant tout le temps que nous avons passé avec eux auprès des moutons. Maintenant, réfléchis bien et vois ce que tu peux faire. Car si tu ne fais rien, certainement il arrivera malheur à notre maître et à toute sa famille. Quant à lui, il a si mauvais caractère qu’on ne peut rien lui dire.

Elle chargea pains, vin, blé grillé, raisins secs, figues sèches… sur des ânes et partit en direction de David et de sa troupe. Il prit sur elle la responsabilité du refus de son mari et apaisa David.

Le lendemain Nabal eut une attaque et devint paralysé. Dieu lui laissa dix jours pour se repentir, puis l’Éternel frappa Nabal et il mourut, 1 S 25.36-38.
Mais Abigaïl devint femme de David, 1 S 25.39-42

                            B.  NE PAS FAIRE LE BIEN QU’ON POURRAIT FAIRE EST UN PÉCHÉ

Faire le bien est un commandement :

Hé 13.16 : Mais n’oubliez pas la bienfaisance, et de faire part de vos biens, car Dieu prend plaisir à de tels sacrifices.
Es 1.17 : Efforcez-vous de faire le bien. Ou :
Apprenez à faire le bien.

1. Le péché d’omission

Jc 4.17 :
Celui qui sait faire ce qui est bien, et qui ne le fait pas, commet un péché.
La paresse spirituelle, l’indolence, le laisser-aller, le je-m’en-foutisme (en bon français : le pococurantisme),  l’indifférence, le manque d’intérêt et de compassion envers les autres sont des attitudes coupables devant Dieu.
Ne pas utiliser pour le bien des autres les dons que le Seigneur nous a donnés, enterrer le talent au lieu de le faire fructifier est très grave aux yeux de Dieu :

Mt 25. 24-30 : Celui qui n’avait reçu qu’un talent s’approcha ensuite, et il dit : Seigneur, je savais que tu es un homme dur, qui moissonnes où tu n’as pas semé, et qui amasses où tu n’as pas vanné ; j’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre ; voici, prends ce qui est à toi. Son maître lui répondit : Serviteur méchant et paresseux, tu savais que je moissonne où je n’ai pas semé, et que j’amasse où je n’ai pas vanné ; il te fallait donc remettre mon argent aux banquiers, et, à mon retour, j’aurais retiré ce qui est à moi avec un intérêt. Ôtez-lui donc le talent, et donnez-le à celui qui a les dix talents. Car on donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a. Et le serviteur inutile, jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.

Cet homme avait une fausse image de Dieu. Pour lui Dieu était incompréhensible et méchant. Il avait donc choisi de ne pas le servir, ce qui était la pire des solutions.

2. Si nous négligeons de faire le travail pour Dieu, Satan nous contraindra à faire le sien.

Si nous refusons de porter le joug doux et le fardeau léger de Jésus, nous porterons le joug rude et écrasant de Satan, et nous serons fatigués et chargés :

Mt 11.28-30 : Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez le repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau léger.

Mais nous sommes bénis de différentes manières, et nos enfants après-nous, si nous sommes les serviteurs de nos frères. Jésus reproche aux Juifs qui pourtant avaient cru en lui, de vouloir faire les œuvres de leur père le diable :
Jn 8.38 : …et vous, vous faites ce que vous avez entendu de la part de votre père.
Jn 8.41 : Vous faites les œuvres de votre père.
Jn 8.44 :  Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui. Lorsqu’il profère le mensonge, il parle de son propre fonds ; car il est menteur et le père du mensonge.

Chaque humain sert automatiquement et obligatoirement un maître : Soit Dieu, un Maître bon et juste, soit le diable, un maître méchant, cruel et menteur. Qui est notre Maître ?

3. Si nous ne savons pas faire le bien ?

Nous sommes censés faire uniquement le bien que nous pouvons faire :

Jc 4.17 : Celui qui sait faire ce qui est bien, et qui ne le fait pas, commet un péché.

Notre état de santé ou nos incompétences peuvent justifier que nous ne fassions pas tout ce qui devrait être fait.

Par ailleurs, nous n’avons pas toujours de réponses aux besoins spirituels autour de nous. Le travail d’évangélisation peut être très décourageant. Il n’est pas toujours juste et approprié de pousser les chrétiens à évangéliser.  Les besoins sont infinis, mais beaucoup ont conscience que leurs capacités sont limitées. Quand on exhorte les chrétiens à évangéliser ou à délier des personnes esclaves de leurs péchés, certains d’entre ces chrétiens ont l’impression qu’on leur demande de déplacer le Mont Everest avec une cuillère à café !
Que faire face à ce sentiment d’impuissance ?
Jésus demande à ses disciples de le servir uniquement dans la plénitude de son Esprit :
Lc 24.46-49 : Il leur dit… que la repentance et le pardon des péchés seraient prêchés en son nom à toutes les nations, à commencer par Jérusalem. Vous êtes témoins de ces choses. Et voici, j’enverrai sur vous ce que mon Père a promis ; mais vous, restez dans la ville jusqu’à ce que vous soyez revêtus de la puissance d’en haut.
Ac 1.4 :  Comme il se trouvait avec eux, il leur recommanda de ne pas s’éloigner de Jérusalem, mais d’attendre ce que le Père avait promis, ce que je vous ai annoncé, leur dit-il.
Ac 1.8 : 
Mais vous recevrez une puissance, le Saint Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre.

L’œuvre de Dieu ne peut se réaliser que par la puissance du Saint Esprit :
Za 4.6 : Cette œuvre, vous l’accomplirez ni par votre bravoure ni par la force, mais c’est par mon Esprit, dit le Seigneur des Armées Célestes.

Jésus déclare que sans lui, nous ne pouvons rien faire.
Que faire si nous ne sommes pas revêtus de la puissance d’En-Haut ?
Quand nous nous nous sentons incapables de pourvoir aux besoins de ceux qui cherchent de l’aide, nous avons la possibilité de demander au Seigneur la capacité de secourir les autres.
Sans doute nous faudra-t-il persévérer dans notre demande. Les vrais ministères se réclament avec insistance auprès de Dieu :
Lc 11.5-13 :  Il leur dit encore : Si l’un de vous a un ami, et qu’il aille le trouver au milieu de la nuit pour lui dire : Ami, prête-moi trois pains, 6 car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi, et je n’ai rien à lui offrir, 7 et si, de l’intérieur de sa maison, cet ami lui répond : Ne m’importune pas, la porte est déjà fermée, mes enfants et moi sommes au lit, je ne puis me lever pour te donner des pains, je vous le dis, même s’il ne se levait pas pour les lui donner parce que c’est son ami, il se lèverait à cause de son importunité et lui donnerait tout ce dont il a besoin.
9 Et moi, je vous dis : Demandez, et l’on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l’on vous ouvrira.
10 Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe.
11 Quel est parmi vous le père qui donnera une pierre à son fils, s’il lui demande du pain ? Ou, s’il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent au lieu d’un poisson ?
12 Ou, s’il demande un œuf, lui donnera-t-il un scorpion ?
13 Si donc, méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il le Saint Esprit à ceux qui le lui demandent.

                            C.  LA MOTIVATION DE NOTRE SERVICE

1. Servir par amour :
La motivation première de tout notre service, doit être un amour pur et humble :
Ga 5.13 : Par amour, mettez-vous au service les uns des autres.
Mt 20.26 : Si quelqu’un veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur, si quelqu’un veut être le premier parmi vous, qu’il soit votre esclave.
Mt 23.11 : Le plus grand parmi vous, sera votre serviteur.

C’est l’amour qui donne la valeur à toute notre activité :

1 Co 13.3 : Si même je sacrifiais tous mes biens, et jusqu’à ma vie, pour aider les autres, au point de pouvoir m’en vanter, si je n’ai pas l’amour, cela ne me sert de rien.

Tout ce que nous faisons sans amour véritable, n’a aucune valeur aux yeux de Dieu.

2. Les mauvais motifs de nos actions :
Dieu ne regarde pas prioritairement à toutes les œuvres que les chrétiens pratiquent, il regarde d’abord au cœur de ceux qui prétendent le servir.
Le service du chrétien doit être un fruit de sa douceur et de sa bonté :
Beethoven : « Je ne connais pas d’autre marque de supériorité, pour l’homme, que la bonté. »
Père Fabert : « La bonté a converti plus de pécheurs que le zèle, l’éloquence ou l’instruction, et ces trois choses n’ont jamais converti quelqu’un sans que la bonté y ait été pour quelque chose. »

L’homme serviable par bonté et humilité, ressemble à Jésus.
Un moteur fréquent de nos activités c’est le désir de plaire aux autres et la jalousie :
Ec 4.4 : SG21 : J’ai vu que toute la peine que l’on se donne et tout le succès que l’on recherche dans une entreprise ne sont motivés que par la jalousie de l’homme vis-à-vis de son prochain. Cela aussi, c’est de la fumée et cela revient à poursuivre le vent.

Ec 4.4 : SEM : J’ai aussi constaté que tout labeur et que toute habileté que les hommes mettent à leurs œuvres sont motivés par la rivalité des uns envers les autres. Cela aussi est dérisoire : autant courir après le vent.

Jésus réprouve ceux qui veulent être applaudis les uns par les autres et qui ne recherchent pas la gloire qui vient de Dieu seul, Jn 5.44
Ailleurs il dénonce ceux qui  tiennent davantage à l’approbation des hommes qu’à celle de Dieu, Jn 12.43
Veillons aux motivations de tout ce que nous faisons !

Au tribunal de Christ, nous serons jugés non seulement en fonction de ce que nous aurons fait, mais aussi en fonction des mobiles de nos œuvres.

Un zèle charnel, des œuvres mortes non préparées d’avance par le Seigneur, l’ambition coupable, l’envie, la jalousie, la soif du pouvoir souillent et polluent beaucoup d’Églises…
Ces dispositions du cœur attristent le Saint-Esprit et retiennent la bénédiction.
Tout ce qui n’est pas fait dans un amour humble, pur, saint, droit, intègre, sans hypocrisie n’a pas de valeur aux yeux de Dieu :

1 Co 13.4 : L’amour est patient, il est plein de bonté. Il n’est pas envieux, il ne cherche pas à se faire valoir, il ne s’enfle pas d’orgueil.
Oh ! Que le Seigneur purifie nos cœurs, nos pensées, nos sentiments et toutes les motivations de nos actions.

                            D.  L’EXEMPLE DE JÉSUS 

Jésus était roi, mais il a servi comme un serviteur. Les disciples auraient dû lui laver les pieds, mais il a pris le tablier de l’esclave et c’est lui qui leur a lavé les pieds.

Jn 13.12-17 : Après leur avoir lavé les pieds, il remit son vêtement et se rassit à table. Alors il leur dit : Avez-vous compris ce que je viens de vous faire ? Vous m’appelez Maître et Seigneur et vous avez raison, car je le suis.
Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous devez, vous aussi, vous laver les pieds les uns aux autres. Je viens de vous donner un exemple, pour qu’à votre tour vous agissiez comme j’ai agi envers vous.
Vraiment, je vous l’assure, un serviteur n’est jamais supérieur à son maître, ni un messager plus grand que celui qui l’envoie. Si vous savez ces choses vous êtes heureux à condition de les mettre en pratique.

Lc 22.27 : Or moi, je suis au milieu de vous comme celui qui sert.
Mc 10.46 : Car le Fils de l’homme n’est pas venu pour se faire servir, mais pour servir lui-même et donner sa vie en rançon pour beaucoup.

Si le créateur de l’Univers s’est volontairement abaissé pour servir, à combien plus forte raison devons-nous accepter de vivre une vie de service dans l’humilité, le renoncement à nous-mêmes, la pureté, la sainteté et la joie.

En agissant ainsi, nous attirerons la bénédiction sur nous, nos enfants, nos petits enfants et toute l’Église.

Prière : Seigneur Jésus, je te demande pardon de t’avoir souvent servi et d’avoir souvent servi les autres avec des motifs impurs. Change-moi radicalement. Veuille faire de moi une nouvelle créature zélée pour les bonnes œuvres, sainte, humble, pure, droite, intègre, sans hypocrisie et sans jalousie. Amen.

Théophile Hammann

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