LA PRIÈRE SELON LUC 18.1-8 1


La prière joue un rôle considérable dans la vie de Jésus, des apôtres et de tous les hommes et femmes de Dieu de la Bible et de l’histoire de l’Église.

Lc 18.1 : Pour montrer qu’il est nécessaire de prier constamment, sans jamais se décourager, Jésus raconta à ses disciples la parabole suivante :

  1. Prier sans discontinuer :

Nos moments de prière seul ou avec d’autres croyants sont utiles, bénis et indispensables. Ils ont un solide fondement biblique. Mais l’Écriture va plus loin : elle enseigne qu’il faut prier sans relâche :

1 Th 5.17 : Priez sans cesse.

Ep 6.18 : En toutes circonstances, faites toutes sortes de prières et de requêtes sous la conduite de l’Esprit. Faites-le avec vigilance et constance, …

Il peut s’agir d’une oraison i.e. d’une conscience de la présence de Dieu, d’une communion intime avec Dieu et Jésus-Christ.
D’autrefois, on transforme en prière tout ce qu’on voit, entend, lit, … ce qui donne une prière constante.

On ne peut pas constamment formuler clairement la prière, mais on peut toujours demeurer en Jésus, dans son amour et sa paix. Dieu entend aussi tous nos soupirs, nos gémissements, les onomatopées…

Charles Haddon Spurgeon (1834-1892) : « Les gémissements qu’on ne peut exprimer par des paroles sont souvent des prières qui ne peuvent être refusées. »

Le Saint Esprit  lui-même pousse en nous des gémissements ineffables que Dieu comprend et exauce :

Rm 8.26-27 : De même, l’Esprit vient nous aider dans notre faiblesse. En effet, nous ne savons pas prier comme il faut, mais l’Esprit lui-même intercède en gémissant d’une manière inexprimable. Et Dieu qui scrute les cœurs sait ce vers quoi tend l’Esprit, car c’est en accord avec Dieu qu’il intercède pour ceux qui appartiennent à Dieu.

Mais le Saint Esprit peut et veut donner ferveur, énergie, audace à ses élus, pour qu’ils soient capables de crier à lui jour et nuit (18.7). Voilà la prière fervente du juste dont parle Jacques, prière efficace, que Dieu entend et exauce.

  1. Prier sans jamais se décourager :

Ceci est certainement possible par le Saint Esprit, mais je ne connais personne qui ne se soit jamais découragé.
Le but de la parabole est précisément de nous encourager à ne pas nous décourager.

Plus nous connaissons Dieu, plus nous pouvons nous fier à lui, et moins nous sommes vulnérables au découragement.
Ô cherchons Dieu : il est notre vie, notre bonheur, notre épanouissement, il est le sens de notre vie et notre raison de vivre.
Oswald Smith (1889-1986) : « Oh, retournons à la prière d’intercession, la plus haute forme du service chrétien, et ne nous donnons aucun repos, jusqu’à ce que nous obtenions des résultats spirituels. »

Lc 18.2-3 : Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait pas Dieu et n’avait d’égards pour personne. Il y avait aussi, dans cette même ville, une veuve qui venait constamment le trouver pour lui dire : « Défends mon droit contre mon adversaire.  »

• Cette femme était démunie, sans défense. Elle n’avait pas de mari pour la protéger et défendre sa cause. Selon toute vraisemblance il n’y avait pas non plus d’enfants pour agir en sa faveur. Sa cause semblait perdue d’avance face à ce raide, rêche et revêche juge !
Dans la plupart de nos situations difficiles, il n’y a personne pour nous secourir… sauf Dieu !

• La veuve était trop pauvre pour payer ce juge, il n’avait donc aucune raison de l’écouter.
Elle n’avait rien à faire valoir devant ce juge. Qu’importe, elle a persévéré.
Nous non plus, nous n’avons rien à présenter devant le divin juge, si ce n’est le sacrifice de son Fils bien-aimé. Mais cela est suffisant.
Cette veuve était cependant capable de supplier avec insistance et persévérance parce qu’elle avait un sujet de demande qui la motivait : être protégée contre un agresseur, un adversaire injuste.
Nous avons beaucoup de ces sujets de prière importants. Faisons comme elle.
• La veuve avait l’espoir que le juge l’écoutera et c’est pourquoi elle a continué à l’importuner.
• Elle ne s’est pas découragée, elle ne s’est pas dit que c’était impoli et inconvenant de tourmenter jour et nuit le juge, elle a continué à le supplier. Quel exemple pour nous !

• Elle n’avait pas peur du qu’en dira-t-on et des cancans. Elle ne s’est pas dit que les personnes témoins de son insistance pouvaient se moquer d’elle, la rejeter, la mépriser… Et nous ?
La veuve avait de nombreuses raisons de s’arrêter.
Si nous sommes gravement malades ou si une personne aimée, le conjoint, un enfant… est en danger de mort, nous sommes capables de supplier avec insistance et persévérance auprès du trône de Dieu. Mais le Saint Esprit veut nous rendre capables de prier ainsi pour tout ce qu’il nous mettra à cœur de demander.
La prière est la chose la plus facile et la plus difficile de la vie chrétienne.

Un enfant, même un petit enfant, est capable de prier et d’être exaucé. Notre fille Christine a eu plusieurs exaucements remarquables en tant que petite fille. Même les incroyants savent prier et crier à Dieu quand ils sont dans la détresse, parce que prier est instinctif.
La plupart des humains prient quelque chose ou quelqu’un !

Mais en même temps, la prière peut devenir très difficile, quand elle devient un combat.
Tout péché toléré ou non confessé est un obstacle à la foi et à la vie de prière. C’est une grande loi spirituelle.

Ja 5.16 : La prière fervente du juste a une grande efficacité.
Pr 15.29 : L’Éternel s’éloigne des méchants, mais il écoute la prière des justes.

Si nous ne sommes pas dans une attitude de repentance et de grand respect devant Dieu, nous sommes incapables, en dépit de nos efforts, de passer du temps dans la prière et de croire que Dieu nous écoute.

Quand prier est difficile, ou que nous n’arrivons pas à croire, ne renonçons pas à la prière, mais parlons au Seigneur de ces difficultés et demandons en les raisons.

Lc 18.4-5 : Pendant longtemps, il refusa. Mais il finit par se dire : « J’ai beau ne pas craindre Dieu et ne pas me préoccuper des hommes, cette veuve m’ennuie ; je vais donc lui donner gain de cause pour qu’elle ne vienne plus sans cesse me casser la tête. »

Après ce déni de justice, le mauvais juge, pour une mauvaise raison finit par rendre justice à la veuve.

Cette veuve a eu gain de cause !

Lc 18.6-8 : Le Seigneur ajouta : Notez bien comment ce mauvais juge réagit.
Alors, pouvez-vous supposer que Dieu ne défendra pas le droit de ceux qu’il a choisis et qui crient à lui jour et nuit, et qu’il tardera à leur venir en aide ? Moi je vous dis qu’il défendra leur droit promptement. Seulement, lorsque le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il encore la foi sur la terre ?

Ici le seigneur parle de ceux qui crient à lui jour et nuit. Ils honorent Dieu et l’aiment de tout leur cœur, ils savent que ce sont les violents qui s’emparent du royaume de Dieu. Alors ils sont audacieux et Dieu aime cette audace !
Ils connaissent Dieu assez pour savoir qu’il ne peut pas les renvoyer bredouilles.

Si le mauvais juge a entendu la requête de la pauvre veuve, à combien plus forte raison Dieu exaucera-t-il ceux qui crient à lui jour et nuit.

Ps 34.18 : Quand les justes crient, l’Éternel entend, et il les délivre de toutes leurs détresses.

Ps 3.5 : De ma voix je crie à l’Éternel et il me répond de sa montagne sainte.

Ps 4.4 : …l’Éternel entend quand je crie à lui.

Jésus conclut par cette promesse :  Moi je vous dis qu’il défendra leur droit promptement.

Ou: subitement ! Dieu répond à son heure.

Jean Calvin dit que nous offensons Dieu si nous ne croyons pas dans notre cœur qu’il va exaucer notre prière.

Alors, frères et sœurs, prions ! Prions et prions encore jusqu’à l’exaucement !

Nous vivons des temps uniques dans l’histoire de l’Église, où le Prince de ce monde, celui qui séduit toute la terre habitée, agit avec une grande colère, sachant qu’il ne lui reste que peu de temps. Et l’Église a besoin de prier. Chaque croyant a besoin de crier à Dieu.

Si nous n’avons pas la victoire dans ce domaine stratégique de la prière, nous n’aurons la victoire nulle part.

Thomas Roberts (1902-1983) : « Le diable a plus peur d’un chrétien à genoux que d’un prédicateur debout. »

Georges Muller (1805-1898) :  « Ce n’est pas assez de commencer à prier, ni de prier correctement ; et ce n’est pas assez de continuer, pour un temps, de prier ; mais nous devons patiemment, avec foi, continuer dans la prière jusqu’à ce que nous obtenions une réponse. »

Jésus termine par : Seulement, lorsque le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il encore la foi sur la terre ?

La réponse sous-entendue est : NON !

Influencés par le monde, beaucoup de chrétiens abandonneront la foi ! C’est ce que Paul appelle l’apostasie qui doit venir avant le retour de Christ.

Matthieu 24.12 : Et, parce que l’iniquité se sera accrue, la charité du plus grand nombre se refroidira.

Si nous voulons être parmi les vainqueurs, parmi les vierges sages, c’est maintenant que nous devons chercher le Seigneur avec ferveur, dans la foi et la repentance.

Lc 21.36 : Veillez donc et priez en tout temps, afin que vous ayez la force d’échapper à toutes ces choses qui arriveront, et de paraître debout devant le Fils de l’homme.

Théophile Hammann

 

 

 


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Commentaire sur “LA PRIÈRE SELON LUC 18.1-8

  • Richard

    Merci pour cet enseignement qui complète la prière du chrétien à genoux .
    Supplions pour l’acquisition d’une nouvelle maison pour un jeune couple de la rue du Jura…