COMMENT DIEU A GUÉRI DANIEL

Voici le témoignage que m’a donné un ami, Daniel Reutenauer, aumônier protestant-évangélique à la Maison d’Arrêt de Mulhouse, qui, de retour dans sa famille après un séjour au Cameroun, s’apprêtait à jouir d’un repos bien mérité.  Th. H.

« Soudain de violentes douleurs m’assaillirent. Quelques heures plus tard, un IRM détecta un fâcheux calcul rénal. Après l’intervention chirurgicale, je demandai au chirurgien :
— Alors, Docteur, avez-vous retiré ce calcul ?   
— Eh bien ! Figurez-vous que je ne l’ai plus retrouvé ! Il avait disparu !
Le jour de ma sortie de l’hôpital, un médecin m’ausculta encore une fois machinalement. Il appuya sur une zone douloureuse de mon dos. Je m’écroulai de douleur. Remis au lit par des infirmières, je me dis tristement :
– Ce n’est certainement pas aujourd’hui que je rentrerai ! 

Dix jours plus tard, on m’opéra d’une hernie discale hyperalgique paralysante. S’en suivirent huit mois de traitements intensifs et des souffrances à la limite du supportable. On m’administra, selon les médecins, plus de morphine qu’à certaines personnes en soins intensifs, et cependant la douleur qui me terrassait, ne cédait pas. Je ne me levai que très rarement du lit. Il fallut réopérer, mais qui le ferait ? Le premier chirurgien ayant plutôt raté l’opération, il n’était pas question qu’il intervienne une nouvelle fois. Le Seigneur, par l’intermédiaire d’une chrétienne, mit sur ma route un autre chirurgien. Après son intervention il déclara :
-J’ai été obligé d’enlever des chairs nécrosées, de nettoyer les attaches nerveuses, d’enlever une partie de plusieurs vertèbres, et de mettre une barre d’environ trente-deux centimètres dans votre dos pour tenir tout ça. Ah ! J’ai utilisé beaucoup de vis, beaucoup… 
En mai 2015 on me transféra dans un centre de convalescence de Trois-Epis, dans les Vosges. Les douleurs étaient toujours aussi intenses. Après un mois et demi, le médecin du centre me fit hospitaliser pour un bilan neurologique. Le verdict tomba : il était tout à fait improbable que je pusse quitter un jour mon fauteuil roulant. Les nerfs étaient trop lésés. La première opération avait laissé des séquelles irréversibles.
Tout au long de ma maladie, les frères et sœurs de mon Église ne cessèrent de prier pour moi.
Les Anciens de l’Église (les Responsables) me rendirent visite et me firent l’onction d’huile conformément à l’injonction de Jacques 5.14-15 : Quelqu’un parmi vous est-il malade ? Qu’il appelle les Anciens de l’Église, et que les Anciens prient pour lui, en l’oignant d’huile au nom du Seigneur ; la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera ; et s’il a commis des péchés, il lui sera pardonné… 

En dépit de cela, les douleurs s’intensifièrent et les traitements furent de moins en moins efficaces.
A cause d’une douleur intense dans mon épaule gauche, il me fut de plus en plus difficile de me déplacer dans mon fauteuil roulant.

Or, au même moment, mon beau-frère Jean-Luc, atteint d’un cancer du cerveau depuis deux ans vivait ses dernières heures sur terre, à neuf-cents kilomètres de nous. J’ai donc proposé à mon épouse de lui rendre une ultime visite, ce qu’elle fit. La première nuit après son arrivée chez son frère, je fus réveillé brusquement avec la conviction que je devais prier pour lui. Après environ vingt minutes de prière, je vis à deux reprises, en vision, mon beau-frère Jean-Luc s’approcher de mon lit pour me dire : « Dis à mes parents, parce que je ne pourrai plus le faire, que je pars en paix ». Il était cinq heures.
Quand je me réveillai à huit heures, je me rendis compte avec angoisse que je ne pouvais plus bouger. J’étais totalement paralysé. J’avais le sentiment horrible de me trouver sous un rouleau compresseur. Je me sentis écrasé sous un poids immense. Je ne pouvais plus rien faire, même pas appeler une infirmière. Je me mis alors à crier intérieurement, sans relâche : « Jésus ! Jésus ! Jésus ! Au secours ! »

Au bout d’un certain temps qui me parut une éternité, tout ma vie passée se mit à défiler devant mes yeux. Je revis chaque péché non confessé, mes comportements impurs et coupables, mes jugements et mes critiques, mes colères qui maintenant m’humiliaient. Je me souvins de toutes mes pensées mauvaises… Je fus écrasé par un terrible sentiment de culpabilité. Dieu mit en moi une conviction de péché telle que je n’en avais jamais connue de ma vie entière. De toutes mes forces je lui criai :
– PARDON ! PARDON ! PARDON, MON DIEU ! 

Alors, le poids qui m’oppressait fut ôté et une paix indicible envahit mon cœur. Je descendis de mon lit et alla me promener dans le couloir, à la grande stupéfaction du personnel médical présent.
Le jour même, j’appelai mes beaux-parents pour leur transmettre le message de la part de leur fils Jean-Luc. Ils l’accueillirent avec joie, n’ayant pas su, jusqu’à présent, que Jean-Luc avait accepté Christ comme Sauveur et Seigneur de sa vie. Il avait été, en effet, très discret et pudique à ce sujet. Le soir même, il entra dans le repos céleste.
Son frère me demanda plus tard à quelle heure mes visions m’étaient apparues. Il me dit qu’à cinq heures exactement l’infirmière de nuit entra dans la chambre de Jean-Luc et levant son bras il fit un grand sourire et sombra dans le coma létal.
Les médecins ne purent expliquer ma subite guérison. Dix jours plus tard, déclarant que ma place n’était plus à l’hôpital, ils me laissèrent rentrer dans mon foyer.

Cette remarquable visitation de Dieu et la guérison physique, psychique et spirituelle ont changé ma vie pour toujours. Elles m’ont réconcilié avec ma famille (père, frères et sœurs, épouse et enfants), avec mon Église et avec mon ministère d’aumônier de prison.
Mon oreille avait entendu parler de toi ; mais maintenant mon œil t’a vu, Job 42.5
Je sais en qui j’ai cru, 2 Timothée 1.12
Ma reconnaissance va, en premier lieu, à celui qui a tous pouvoirs sur la terre et dans le ciel, à savoir Dieu. Ensuite je voudrais remercier ma famille qui m’a soutenu et accompagné durant cette période difficile. Finalement mes remerciements vont vers tous ceux qui, de près ou de loin m’ont témoigné leur affection : des amis, l’Église, des connaissances… »

Daniel Reutenauer
Aumônier protestant-évangélique
Maison d’Arrêt de Mulhouse
Tél. 00 33 667 361 965
Pour en savoir plus, voir mon livre Le train de Dieu, auto-édition, 2015
Vous pouvez le trouver à la Librairie Certitude de Mulhouse, www.certitude.fr, au prix de 13 €.

 

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