LA PASSIVITÉ

0. INTRODUCTION : LA VOLONTÉ 

Tout ce qui est crée, peut être malade et peut aussi être attaqué par les démons. Tous les membres et organes du corps, toutes les composantes de l’être intérieur (cognition, volonté, sentiments, communion avec le monde spirituel) peuvent subir des troubles, la morbidité, l’infirmité, des altérations diverses.
Quand c’est la volonté qui est atteinte, on parle d’
aboulie. La passivité inclut l’aboulie.
Il y a évidemment divers degrés de passivité.

La volonté c’est, selon les dictionnaires, la « Faculté de l’homme de se déterminer, en toute liberté et en fonction de motifs rationnels, à faire ou à ne pas faire quelque chose », c’est une « décision ou détermination ferme de l’individu d’accomplir quelque chose. »

La volonté distingue l’animal de l’humain. L’animal agit par instinct et automatismes. L’homme choisit et décide d’agir.

Adam et Eve, avant la chute, étaient capables de faire absolument tout ce que leur volonté décidait de faire, dans la joie et la paix, sans crispation et sans tension. Ils étaient réellement libres. Ils étaient totalement libres d’obéir à Dieu. C’est par le mensonge que le diable a réussi à les pousser à la désobéissance.

Certains chrétiens sanctifiés n’éprouvent aucune difficulté à réaliser ce qu’ils ont décidé. Leur entourage les appelle des volontaristes (prééminence des fonctions volitives). En fait, ils sont simplement libres.
Je connais une personne qui, en pleine communion avec Dieu, fixe en début de semaine son programme hebdomadaire, complété chaque soir par son programme du lendemain, et elle réalise simplement et sereinement ses choix et décisions, sans souffrances et sans coup férir. Quand elle décide de diviser la quantité de nourriture absorbée quotidiennement par deux ou de perdre k kg en j jours, invariablement et infailliblement, elle le fait.

Elle est libre. Sa volonté est libre.

Jésus était l’homme libre par excellence. En communion intime et ininterrompue avec son Père, il accomplissait à chaque instant de sa vie ce qui était juste et agréable à Dieu.

•  Nous avons été crées pour avoir une volonté libre, mais le péché a vicié, corrompu, ruiné ce merveilleux dessein de Dieu. Des millions de chrétiens ont une volonté altérée et aliénée.
Ils sont velléitaire, ils souhaitent obéir aux saints commandements de Dieu, ils disent qu’ils vont le faire, mais n’arrivent pas à le faire.

1. DÉFINITIONS, SYMPTÔMES ET MANIFESTATIONS DE LA PASSIVITÉ :

La passivité est une apathie, une léthargie, une atonie du comportement :
« … la passivité avec laquelle je pensais. J’étais visité, traversé, brutalisé, violé par maintes pensées que je subissais sans les provoquer en quoi que ce fût ». (Georges Duhamel, Confession de Minuit, 1920, p.106).
La passivité implique généralement :

• L’aboulie :
la maladie, le trouble, un déficit de la volonté.
L’aboulie est une inhibition volitive :
La diminution ou l’arrêt du fonctionnement, du libre usage de la volonté. C’est un blocage psychique.
L’aboulie aboutit à un rétrécissement du champ de la conscience et de la pensée, un désintérêt chronique de ce qui existe.

• La velléité : Les passifs sont velléitaires ; ils ont des intentions qui aboutissent rarement à des actes.

•  La procrastination ou l’ajournement : Les passifs ont une tendance chronique à différer, à remettre au lendemain une résolution à prendre ou la réalisation de la décision prise. Sans cesse ils se livrent à l’ajournement, à l’atermoiement.
La passivité entraîne plus ou moins rapidement l’asthénie, i.e. l’affaiblissement des fonctions intellectuelles et de la mémoire, ainsi que des difficultés à fixer l’attention ou à concentrer les idées.

Chez ces personnes, certaines actions, si ce n’est toutes, exigent une telle énergie, qu’elles ne se font simplement pas.

L’exemple d‘une chrétienne : Intellectuellement, moralement et psychiquement, elle semble tout-à-fait normale, mais sa volonté est malade : Elle ne peut faire son ménage, ni la cuisine, ne peut faire les 100 pas par jour que je lui conseille. Le moindre acte l’épuise complètement.
Les psychologues et psychiatres la comprennent bien, la respectent, lui témoignent patience et bienveillance, mais ne peuvent pas la guérir
.

La paresse : Pour certains psychologues la paresse n’existerait pas, au moins chez les enfants.
Ils veulent signifier par là qu’il ne faut pas culpabiliser ou punir durement un enfant qui ne travaille pas bien en classe. Il faut plutôt chercher à comprendre pourquoi il n’arrive pas à travailler et l’aider à résoudre ses problèmes intérieurs.
Les enfants de tout âge, sont normalement curieux, intéressés, actifs, entreprenants, quelquefois remuants. S’ils ne sont intéressés que par leurs jeux numériques, s’ils rechignent à aller en classe et à étudier, c’est sans doute qu’ils n’arrivent pas à étudier. Ils sont inhibés.
Il y a en France des centaines de milliers d’enfants scolaro-bloqués.
Il est probable que la plupart des paresseux dont parle la Bible soient des personnes souffrant de passivité.

Pr 21.25-26 :  Les désirs du paresseux le tuent parce que ses mains se refusent à l’action, toute la journée il éprouve des désirs…
Dans un sens la paresse tue psychiquement celui qui est passif.
Dans Mt 25.26 il est question d’un serviteur méchant et paresseux.
Le livre des Proverbes parle beaucoup des paresseux et dénonce les conséquences négatives de la paresse.
Jr 48.10 :
Maudit soit celui qui fait avec négligence l’œuvre de l’Éternel…

La conscience de son blocage, augmente le blocage et son trouble psychique.

Fausse volonté : Quand la volonté est devenue passive, des substituts à la volonté se mettent en place, tels que des automatismes ou actes machinaux, des attitudes de féroce obstination, une agitation incohérente, ou bien la personne malade remplace sa volonté défaillante par celle des autres (elle devient une esclave soumise)…
Plus ou moins rapidement, la passivité de la volonté est suivie de la passivité de la pensée, de la passivité de la mémoire, de la passivité du jugement et du raisonnement, de la passivité de la conscience, de la passivité de l’esprit.

La personne malade peut finir par devenir une loque humaine. Elle est prisonnière comme une abeille autour de laquelle une araignée a tissé sa toile.

2. RACINES ET CAUSES DE LA PASSIVITÉ :

Les causes de la passivité peuvent être multiples et complexes.

2.1 Les traumatismes
qui blessent l’âme
Les chocs psychologiques sont d’autant plus dévastateurs que la victime est plus jeune.
Exemples : Divorce des parents, violences verbales ou physiques de la part des figures d’autorité, déficit affectif, injustices, humiliations, visionnement de films d’horreurs ou occultes, comme l’Exorciste, le visionnement de scènes pornographiques, les viols et toutes les agressions sexuelles…
Les enfants rejetés par leurs parents, quels qu’en soient les motifs, sombrent souvent dans la passivité.

Les traumatismes psychologiques peuvent ouvrir la porte à des esprits de passivité, de léthargie, d’autodestruction…

2.2 Les péchés graves
Les péchés que la bible nomme des abominations, sont fréquemment cause de passivité et de dépression : les malhonnêtetés et l’idolâtrie, l’occultisme, l’orgueil, les jugements injustes…et particulièrement les perversions sexuelles.
La passivité a habituellement des causes spirituelles. C’est le cas chez toutes les personnes passives que je connais. Voir Lv 26.14-16,36 ; Dt 28.15-16,19-20,28-30,45-46,65-67

2.3. Une fausse compréhension de la soumission à Dieu, du renoncement à sa volonté propre.
Christ nous demande de renoncer à accomplir notre volonté lorsqu’elle s’oppose à la volonté de Dieu. C’est la problématique de l’obéissance. Mais jamais la Bible ne nous demande de renoncer à
la faculté de la volonté qui est un fantastique et précieux don de Dieu.
Certains croyants comprennent mal l’expression biblique de la mort à soi.
Jésus nous enseigne à renoncer à la chair, à l’orgueil, à la susceptibilité, à l’ambition charnelle, à la jalousie… mais il n’est jamais question d’immoler ses facultés psychiques ou mentales.
En croyant s’abandonner à Dieu, ces chrétiens se livrent à des démons. Voici deux exemples :

a) Le Quiétisme
Le Quiétisme est une recherche fervente de la communion avec Dieu, de la paix intérieure, de l’amour pur. Le quiétisme est une manière de demeurer en Christ (Jean 15.1-11).
Malheureusement il a connu des déviations non bibliques. Pour certains adeptes il est devenu une
contemplation passive de Dieu, une immersion mystique en Dieu qui, très souvent, anéantit la volonté, considérée comme mauvaise.

Le prêtre espagnol Michel Molinos enseigna que la vertu réside dans l’abandon total à la volonté et à la grâce de Dieu. Selon lui, il faut s’anéantir soi-même pour s’unir à Dieu, se tenir dans un état de contemplation passive, et rester indifférent à tout ce qui peut nous advenir.
Le molinosisme est à l’origine du quiétisme.

Michel
Molinos est né en 1627, et mort en 1696 dans les prisons de l’inquisition à Rome.

Un grand nombre de mystiques du molinosisme et du quiétisme ont sombré dans la passivité et toutes sortes de séductions démoniaques.
« Entre le
 molinosisme et la doctrine de la grâce, il y a tout un abîme. » (Alexandre Vinet).
Mme Guyon (1648-1717) fut une chrétienne fervente vivant de la grâce de Dieu et cherchant à demeurer constamment en communion avec Dieu et à lui obéir. Elle écrivit des pages magnifiques sur son expérience de la présence de Dieu dans sa vie, mais fut aussi accusée de mysticisme quiétiste. Ses écrits influencèrent le révivaliste anglais John Wesley (1703-1791) et l’Évangéliste et écrivain chinois Watchman Nee (1903-1972), le fondateur du mouvement des Églises Locales.

b) Déviation du Réveil au Pays de Galle
Le jeune mineur, Evan Roberts (1878-1951) que Dieu utilisa pour accorder au Pays de Galle le puissant Réveil de 1904-1905, répétait souvent :
 « Obéissez au Saint Esprit ! »
Cette expression se trouve une seule fois dans la Bible, mais non comme une injonction :
Ac 5.32 : …
et nous, nous lui sommes témoins de ces choses, ainsi que l’Esprit Saint que Dieu a donne à ceux qui lui obéissent.
Ce verset parle de la réception du St Esprit, i.e. de la nouvelle naissance et non de la marche quotidienne dans l’Esprit.

L’expression « obéir au Saint Esprit » est dangereuse parce qu’elle est une demande d’obéissance subjective à des directives intérieures, alors que Dieu demande une obéissance aux commandements objectifs de la Parole de Dieu. A force de vouloir obéir au Saint Esprit Evan Roberts finit par obéir aux mauvais esprits et par avoir un comportement insensé.
La séduction le conduisit à une passivité totale et malheureusement il ne s’en remit jamais.

Après lui, des milliers de nouveaux convertis qui voulaient sincèrement obéir au Saint Esprit, ont fini dans la séduction, la passivité et la ruine de leur vie spirituelle.
Rose-Marie et Jean-Marc Berthoud-Monot, dans
Mysticisme d’Hier et Aujourd’hui (Ed. L’Age d’Homme) parlent de « la conduite de plus en plus fanatique et bizarre » de Evan Roberts, et notent ailleurs : « Le ministère de Evan Roberts dura deux ans. Au bout de cette période, il se retira dans le foyer des Penn-Lewis et n’eut plus aucune autre activité spirituelle. Le reste de sa longue vie se déroula dans un état de prostration spirituelle, morale, et intellectuelle totale. »

Jessie Penn Lewis (1861-1927) éclaira Evan Roberts au sujet de la séduction et de la passivité, et elle publia en octobre 1912 le livre La Guerre aux Saints (War on the Saints) avec Evan Roberts comme coauteur. Je vous recommande chaudement la lecture de ce livre. Un résumé se trouve sur internet.
A la page 142 de ce livre, on peut lire : « Où les mauvais esprits pénètrent-ils ? Ils peuvent pénétrer dans toutes les ramifications de l’être : esprit, âme et corps. Ils peuvent s’ensevelir au plus plus profond de l’organisme humain : les uns agissent sur les appétits physiques, d’autres sur la pensée, la sensibilité, les émotions, d’autres sur l’esprit. (La démonisation peut exister sans que l’esprit soit atteint). Ceux qui pénètrent dans le corps semblent choisir la colonne vertébrale, le système nerveux, les centres nerveux importants, d’où ils dominent tout l’organisme : système nerveux ganglionnaire abdominal*, et système nerveux cérébral ou central. De celui-ci, ils dominent sur les yeux, les oreilles, le cou, les mâchoires, la langue, les muscles faciaux, etc. Leur pénétration est généralement très lente ; elle peut aussi être foudroyante, subite. »

*
c’est-à-dire le système autonome ou végétatif lequel comprend le système nerveux sympathique ou orthosympathique, le système nerveux entérique ou digestif, et le système nerveux parasympathique.

2.4 La persécution occulte
L’occultisme augmente partout sur la terre. Les librairies sont remplies de milliers de livres d’occultisme enseignant comment nuire à autrui, comment le rendre malade, ou le faire mourir, comment obtenir des divorces, empêcher des mariages chrétiens, briser la capacité des jeunes chrétiens de réussir dans leurs études…
Les adeptes des sociétés secrètes livrent un combat satanique féroce contre les Églises et les chrétiens, mais les chrétiens, par peur, refusent d’admettre cette vérité. Ils vivent en pleine illusion et ne font rien pour se protéger.
Certes, un chrétien qui aime Dieu et marche dans l’humilité, l’obéissance et la pureté peut s’en sortir sans trop de dommages. Il ressentira de fortes pressions, il aura épisodiquement du mal à prier et à lire la Bible, il connaîtra probablement des ennuis matériels, de l‘adversité… Mais s’il se consacre à la prière fervente du juste, il aura la victoire :
Pr 26.2 :
Une malédiction injustifiée reste sans effet, elle est comme le moineau qui s’enfuit ou l’hirondelle qui s’envole.
Nb 23.23 : La magie ne peut rien contre Jacob, ni la divination contre Israël. 

Mais si par ignorance il n’entoure pas ses enfants et petits-enfants d’une muraille de feu de prière, ceux-ci ne seront probablement pas épargnés… Je connais de nombreux cas d’échecs solaires subits et mystérieux chez des enfants de chrétiens.

Le chrétiens qui tolère des péchés dans sa vie souffrira beaucoup dans tous les domaines de sa vie chrétienne. Le Seigneur permettra, par exemple, qu’il vive des situations d’échecs, qu’il ait des malades graves… et surtout que lui ou des membres de sa famille glissent insensiblement dans la passivité.

3. RÉELLEMENT LIBRE :

Le personnel des institutions spécialisées connaît très bien ces cas de passivité et souvent traite les patients avec compréhension et respect. Ils essayent de les stimuler avec patience, mais sans progression notable vers la guérison.

Je connais une chrétienne qui, ces 27 dernières années, a passé environ 2500 jours dans ces cliniques, sans aucune évolution positive.

3.1 Jésus veut libérer la volonté :

Jn 8.36 : Si donc c’est le Fils qui vous donne la liberté, alors vous serez vraiment des hommes libres.

Cette liberté concerne tous les domaines psychiques, mentaux, moraux et spirituels : libre du passé, de l’héritage des ancêtres, des malédictions, de l’esclavage du péché, des addictions, des craintes, des rancunes, des amertumes et évidemment de la passivité… C’est une liberté réelle !
Moïse, Daniel, Jésus, l’Apôtre Paul… étaient des hommes libres.
Marc n’était certainement pas procrastinien : il utilise dans son évangile, le plus court des quatre évangiles, 42 fois l’adverbe de temps
aussitôt !
Dans
La Guerre aux Saints Jessie Penn-Lewis consacre 3 pages et demie à ceux qui sont persuadés qu’ils ne peuvent pas être séduits ! Reconnaître qu’on a besoin de délivrance, c’est le premier pas.
Jésus est le grand libérateur de tous les opprimés, particulièrement de ceux qui sont affligés de passivité :

Lc 4.17-19 : On lui présenta le rouleau du prophète Ésaïe. En déroulant le parchemin, il trouva le passage où il est écrit : L’Esprit du Seigneur repose sur moi parce qu’il m’a désigné par l’onction pour annoncer une bonne nouvelle aux misérables. Il m’a envoyé pour proclamer aux captifs la libération, aux aveugles le recouvrement de la vue, pour apporter la délivrance aux opprimés et proclamer l’année de grâce accordée par le Seigneur.

D’après ce passage des Écritures :

Le Libérateur, c’est Jésus ! Il a été oint et envoyé pour libérer les captifs.

Deux fois le texte original utilise un mot grec qui se traduit par libérer, affranchir, délivrer.

Le diable a un réel pouvoir d’emprisonnement, d’enfermement… Il n’y a que Jésus qui puisse libérer les captifs de leur prison spirituelle.

Notre traduction française provient du texte grec, dit la septante : A Alexandrie, en 270 av. J-C, 72 traducteurs ont traduit la bible hébraïque en Grec, à la demande du pharaon Ptolémée II Philadelphe. Les auteurs du Nouveau Testament citent uniquement la septante.

En fait, Jésus a lu le texte hébreux de Es 61.1-2 : L’Esprit de l’Éternel, du Seigneur, est sur moi car l’Éternel m’a oint pour annoncer aux humiliés une bonne nouvelle.
Oui, il m’a envoyé afin de panser ceux qui ont le cœur brisé, d’annoncer aux captifs leur
délivrance et à ceux qui sont prisonniers leur mise en liberté, afin de proclamer l’année de la faveur de l’Éternel et un jour de rétribution pour notre Dieu, afin de consoler tous ceux qui mènent deuil, et d’apporter à ceux qui, dans Sion, sont endeuillés, la splendeur au lieu de la cendre, pour mettre sur leur tête l’huile de l’allégresse au lieu du deuil, et pour les vêtir d’habits de louange au lieu d’un esprit abattu, afin qu’on les appelle : « Les chênes de justice,
la plantation de l’Éternel qui manifestent sa splendeur ».

Le texte d’Ésaïe insiste davantage sur l’élargissement et la sortie de l’enfermement, de l’emmurement : annoncer aux captifs leur délivrance et à ceux qui sont prisonniers leur mise en liberté.

Les passifs sont dans des forteresses spirituelles oppressantes dont seul Jésus peut les faire sortir.

Ce texte mentionne l’onction du St Esprit. Rappelons-nous que la 9è tranche du fruit de l’Esprit, c’est la maîtrise de soi.

3.2 La prière instante nécessaire

La prière fervente et persévérante est toujours nécessaire, pour se dégager de la passivité. Dans les cas graves de passivité démoniaque, la personne passive n’arrive habituellement plus à mener elle-même ce combat dans la prière.

Si personne n’intercède pour elle, il est fort probable qu’elle meure dans cet état. Injuste ? En fait, elle est responsable de sa situation. Cet état s’est installé progressivement au cours de plusieurs mois ou années. Elle avait la possibilité de réagir avant qu’il ne soit trop tard.
Cependant la prière d’intercession ardente de frères et sœurs est toujours capable de rompre les portes d’airain, de briser les verrous de fer, de libérer les captifs.

Je connais une chrétienne qui a passé des centaines de journées à prier pour ses deux filles atteintes d’inhibition scolaire. Elle a remporté la victoire.

Après une effroyable division dans une Église, un conducteur de cette Église se trouva pendant 10 ans dans un état d’apathie et d’accablement absolus. Il disait souvent à Dieu :
— Dis-moi qui je suis, dis-moi qui tu es.
Pendant des années, sa chère épouse, partait très fréquemment le matin emportant, dans son sac-à-dos, une bouteille d’eau et quelques fois en plus un casse-croûte, et rentrait le soir après avoir effectué 20 à 30 km de prière à travers la campagne. Sans son combat féroce et persévérant ce responsable ne s’en serait sans doute jamais remis, et probablement qu’il serait mort.

Pour reconquérir une entière liberté de la volonté, des pensées, des émotions, il y a généralement un terrible et persévérant combat à livrer, au nom de Jésus.
Livrons-le pour nous, nos enfants, nos petits-enfants, et pour l’Église…
Jésus est toujours vainqueur mais pas toujours tout de suite.

Soyons de ceux qui par la foi et la persévérance héritent des promesses, Hé 6.12

« La guerre aux esprits du mal est indispensable à la conservation de la santé physique, de l’équilibre mental, et à l’entretien de cette puissance spirituelle départie à ceux qui ont été vivifiés et régénérés par le Saint Esprit. » (La Guerre aux Saints, Jessie Penn-Lewis, p. 242)

Si vous ne croyez pas qu’un chrétiens puisse être démonisé, je respecte votre opinion. Dans ce cas, priez cependant avec la même combativité pour les troubles mentionnés et ordonnez aux montagnes de problèmes de se jeter dans la mer. Si votre enfant est inhibé face aux devoirs scolaires, acceptez de livrer ce combat jusqu’à la victoire.

Priez avec moi : Seigneur Jésus, je veux que toutes mes facultés, volonté, pensée, mémoire, conscience, discernement… soient totalement libres. En ton nom, je refuse toute forme de passivité et tout esclavage. Je veux, en ton nom, utiliser librement toutes les facultés mentales que tu m’a données.
Je proclame sur ces facultés, la victoire de ta mort et de ta résurrection.
Tu es ma victoire et ma délivrance.
Remplis-moi de ta présence, de ton Esprit, de ta vie, de ta nature, de ta sainteté.
Rends-moi semblable à toi, par l’Esprit que tu m’a donné.
Seigneur, rends-moi réellement libre, selon ta promesse. Amen.

Théophile Hammann

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