LES ASPERSIONS DE SANG, D’HUILE ET D’EAU


Les prêtres de l’Ancienne Alliance pratiquaient l’aspersion avec du sang, de l’huile et de l’eau.
Quelle est pour nous la signification de ces rites ?

A. ASPERSION DE SANG

I. DANS L’ANCIENNE ALLIANCE

 1. ASPERSION DU SANG POUR LE PARDON DES PÉCHÉS

1.1  La purification du péché par l’aspersion

Quand un Israélite commettait un péché involontaire, il pouvait être pardonné en offrant un sacrifice à l’Éternel, avec effusion du sang sur les cornes de l’autel des holocaustes, dans le parvis du tabernacle ou du temple, Lévitique 4.25,30.

Quand un prêtre (Lévitique 4.3), ou quand tout le peuple (Lévitique 4.13) commettait un péché d’inadvertance, le prêtre ayant reçu l’onction aspergea sept fois le voile qui séparait le lieu saint du lieu très-saint (Lévitique 4.6, 17), puis il aspergea les cornes de l’autel des parfums placé devant ce voile, dans le lieu saint (Lévitique 4.7,18) :
Lévitique 4.4-7 : Le prêtre amènera le taureau à l’entrée de la tente de la Rencontre devant l’Éternel, il posera sa main sur la tête du taureau et l’égorgera devant l’Éternel. Le prêtre qui a reçu l’onction prendra du sang de la victime et l’apportera dans la tente de la Rencontre. Il trempera son doigt dans le sang et en aspergera sept fois le voile du sanctuaire devant l’Éternel. Puis il aspergera de ce sang les cornes de l’autel des parfums aromatiques, devant l’Éternel, dans la tente de la Rencontre. Il répandra tout le reste du sang du taureau sur le socle de l’autel des holocaustes situé à l’entrée de la tente de la Rencontre.

Au lieu d’une brebis ou d’une chèvre, le pauvre pouvait offrir deux tourterelles ou deux pigeonneaux en sacrifice pour son péché :
Lévitique 5.9 : Le prêtre fera l’aspersion du sang du sacrifice pour le péché sur la paroi de l’autel ; le reste du sang sera répandu sur le socle de l’autel.

L’aspersion du sang sur une personne est l’application de la puissance de pardon du sang, sur cette personne. C’est l’appropriation de la vertu rédemptrice du sacrifice par cette personne.

1.2  Le yom Kippour ou jour du grand pardon

Le Yom Hakippourim (le jour des propitiations, Lévitique 16)  est une fête solennelle annuelle pour le pardon des péchés de tout Israël.
Le grand prêtre offrit en sacrifice expiatoire un taureau pour lui-même et sa famille, et un bouc pour le peuple. Puis il entra dans le lieu très-saint, derrière le voile. Il aspergea avec le sang du taureau le premier côté de l’Arche de l’Alliance ou Coffre de l’Alliance qu’il rencontra, puis il fit sept fois l’aspersion devant le propitiatoire ou couvercle de l’Arche de l’Alliance.
Avec le sang du bouc il fit des aspersions devant et sur le propitiatoire.
Lévitique 16.16 :  C’est ainsi qu’il accomplira le rite d’expiation pour purifier le sanctuaire de l’impureté et des désobéissances des Israélites, de toutes leurs fautes quelle qu’en soit la nature. Il procédera de même pour la tente de la Rencontre, qui demeure avec eux, au milieu de leurs impuretés. 

L’aspersion avec du sang purifia le peuple, mais aussi le tabernacle. Elle est l’application de la puissance du sacrifice au sacrificateur, à ses vêtements sacerdotaux et à tout le peuple.

2.  LES HUMAINS ET TOUS OBJETS ÉTAIENT ASPERGÉS DE SANG

2.1   Pour l’investiture et la consécration des prêtres

Exode 29.21 :  Tu prendras du sang qui sera sur l’autel, et de l’huile d’onction, et tu en aspergeras Aaron et ses vêtements, ses fils et leurs vêtements. Ainsi, lui et ses fils ainsi que leurs vêtements seront consacrés.

Lévitique 8.30 : Moïse prit ensuite de l’huile d’onction et du sang qui était sur l’autel, et il en fit aspersion sur Aaron et sur ses vêtements, sur ses fils et leurs vêtements ; il consacra ainsi Aaron et ses vêtements, ainsi que ses fils et leurs vêtements. 

2.2  Pour la purification ou la consécration des vêtements

Exode 29.21 :  Tu prendras du sang qui sera sur l’autel, et de l’huile d’onction, et tu en aspergeras Aaron et ses vêtements, ses fils et leurs vêtements. Ainsi, lui et ses fils ainsi que leurs vêtements seront consacrés.

2.3  Pour la conclusion de l’Alliance du Sinaï 

Exode 24.7-8 :  Puis il prit le livre de l’alliance et le lut à haute voix au peuple. Les Israélites déclarèrent : Nous ferons tout ce que l’Éternel a dit, nous obéirons à toutes ses paroles.    Alors Moïse prit le sang et en aspergea le peuple en disant : C’est le sang de l’alliance que l’Éternel a conclue avec vous, sur la base de toutes ces paroles.

Hébreux 9.18-20 : C’est pourquoi la première alliance non plus n’est pas entrée en vigueur sans aspersion de sang. En effet, Moïse a d’abord exposé au peuple entier tous les commandements tels qu’ils se trouvent consignés dans la Loi. Puis il a pris le sang des veaux et des boucs avec de l’eau, de la laine rouge et une branche d’hysope, et il en a aspergé le livre ainsi que tout le peuple, en disant : Ceci est le sang de l’Alliance que Dieu a conclue avec vous.

2.4  Pour la purification de la lèpre et de toute maladie dermique évolutive

Lévitique 14.6-7 :  Puis il prendra l’oiseau vivant, le bois de cèdre, le fil rouge et l’hysope, et il les trempera avec l’oiseau vivant dans le sang de l’oiseau égorgé, au-dessus de l’eau de source. Il en fera sept fois aspersion sur celui qui doit être purifié de son affection de la peau, il le déclarera pur et lâchera l’oiseau vivant dans la nature.

2.5  Pour la protection des demeures

Lors de la Pâque Juive ou Pessah, les maisons des Israélites étaient protégées par l’aspersion du sang d’un agneau ou d’un chevreau sans défaut, sur les contours des portes :

Exode 12.7 : On prendra de son sang (sang d’un agneau ou d’un chevreau) et on en aspergera les deux montants et le linteau de la porte des maisons où il sera mangé. 

Le sacrifice seul ne protégeait pas les Israélites, il fallait l’aspersion du sang sur la porte !

2.6  Pour la purification et la consécration des objets du culte

Exode 29.16 : Tu égorgeras le bélier et tu aspergeras de son sang tous les côtés de l’autel.

Hébreux 9.19 : Moïse a pris le sang des veaux et des boucs avec de l’eau, de la laine rouge et une branche d’hysope, et il en a aspergé le livre…
Lévitique 4.6 : Il trempera son doigt dans le sang et en aspergera sept fois le voile du sanctuaire devant l’Éternel.
Lévitique 4.7 :  Puis il aspergera de ce sang les cornes de l’autel des parfums aromatiques, devant l’Éternel, dans la tente de la Rencontre.
Hébreux 9.21 : Puis Moïse a aspergé aussi, avec le sang, le tabernacle et tous les ustensiles du culte. 

2.7  Pour la purification des maisons atteintes de moisissures 

Lorsque les murs intérieurs d’une maison étaient atteints de moisissure, le prêtre devait intervenir pour le constat. C’est encore lui qui  pouvait déclarer la maison pure :

Lévitique 14.51-53 :  Puis il prendra le bois de cèdre, l’hysope, le fil rouge et l’oiseau vivant, et il les trempera dans le sang de l’oiseau égorgé, mêlé à l’eau de source, et il en fera l’aspersion sept fois sur la maison. Il purifiera ainsi la maison avec le sang de l’oiseau, l’eau de source, l’oiseau vivant, le bois de cèdre, l’hysope et le fil rouge éclatant.  Ensuite il lâchera l’oiseau vivant à l’extérieur de la ville, dans la nature. C’est ainsi qu’il accomplira le rite d’expiation pour la maison et elle sera pure.

Hébreux 9.23 : Ces objets, qui représentaient des réalités célestes, devaient donc être purifiés de cette manière-là.

Un sacrifice sanglant était nécessaire pour le pardon, car sans effusion de sang, il n’y a pas de pardon, Hébreux 9.21

Mais c’est l’aspersion qui rendait efficace l’effusion de sang. L’aspersion mettait les personnes et les objets aspergés au bénéfice de toute l’œuvre de rédemption obtenue par le sacrifice sanglant : pardon, purification, délivrance, guérison…

Lévitique 19.11 : SEM :  Car le sang, c’est la vie de toute créature. Et moi, je vous l’ai donné afin qu’il serve à accomplir sur l’autel le rite d’expiation pour votre vie. En effet c’est parce qu’il représente la vie que le sang sert d’expiation.

Lévitique 19.11 : LSG :  Car l’âme de la chair est dans le sang. Je vous l’ai donné sur l’autel, afin qu’il servît d’expiation pour vos âmes, car c’est par l’âme que le sang fait l’expiation.

II.  DANS LA NOUVELLE ALLIANCE

1.Tous les sacrifices sont résumés en celui de Jésus

Selon Esaïe 52.15, Jésus, le Serviteur de l’Éternel, fera l’aspersion pour beaucoup de peuples.

Parlant de Jésus, l’Apôtre Paul dit littéralement :
Romains 3.25 : C’est lui que Dieu a destiné comme victime expiatoire pour ceux qui croient en son sang… 

Jésus est l’Agneau de Dieu qui ôte les péchés du monde !

Avant le 10è fléau c’est-à-dire la mort des premiers nés, Dieu demanda aux Israélites d’asperger avec le sang de l’agneau ou du chevreau pascal le linteau et les deux montants de leurs portes.
Puis il ajouta que ce rite devait être pratiqué dans toutes les générations :
Exode 12.14 :  Vous conserverez le souvenir de ce jour, et vous le célébrerez par une fête en l’honneur de l’Éternel ; vous le célébrerez comme une loi perpétuelle pour vos descendants.

Exode 12.24-25 :  Vous observerez toutes ces prescriptions comme une institution pour vous et pour toutes les générations à venir.  Lorsque vous serez arrivés dans le pays que l’Éternel vous donnera comme il l’a promis, vous accomplirez cette cérémonie.

Il n’est pas précisé que l’aspersion faisait partie du mémorial, mais en tout cas elle était
l’élément principal de la Pâque juive.

Il n’est donc pas étonnant qu’on la retrouve dans la nouvelle Alliance.

2.  Les croyants sont au bénéfice de l’aspersion du sang de Jésus

1 Pierre 1.2 :  Dieu, le Père, vous a choisis d’avance, conformément à son plan, et vous avez été purifiés par l’Esprit, pour obéir à Jésus-Christ et être au bénéfice de l’aspersion de son sang.
Hébreux 12.22,24 : Mais vous vous êtes approchés de… Jésus qui est le médiateur de la Nouvelle Alliance, et du sang de l’aspersion qui parle mieux que celui d’Abel.

Naturellement cette aspersion par le sang de Jésus est spirituelle. Elle s’obtient par la foi.
Sous le sang de l’aspersion, Dieu nous voit saints, justes, purs, sans rides ni rien de semblable. Dieu nous voit revêtus du sang de Christ, de sa justice et de sa pureté.
Le sang de Jésus, est la terreur de Satan, mais est notre sainteté, notre force, notre victoire…
Le sang de l’aspersion nous assure une bonne conscience quels que soient le nombre ou la nature des péchés que nous avons commis :

Hébreux 9.13-14 :  En effet, le sang des boucs et des taureaux et les cendres d’une vache que l’on répand sur des personnes rituellement impures, leur rendent la pureté extérieure. Mais Christ s’est offert lui-même à Dieu, sous la conduite de l’Esprit éternel, comme une victime sans défaut. A combien plus forte raison, par conséquent, son sang purifiera-t-il notre conscience des œuvres qui mènent à la mort afin que nous servions le Dieu vivant.

Dans l’Ancienne Alliance l’aspersion se pratiquait dans d’innombrables circonstances :
Purification, pardon, consécration à Dieu, guérison, protection contre les dangers spirituels…

Ces rites n’étaient que l’ombre des choses à venir, ils annonçaient les glorieuses richesses de la Nouvelle Alliance. Il est donc certain que l’aspersion par le sang de Jésus est infiniment plus efficiente, puissante et glorieuse que l’aspersion par le sang des sacrifices d’animaux !

Si l’aspersion des Israélites par le sang des brebis et des boucs était efficace pour sauver, purifier, protéger, délivrer, guérir… l’aspersion par le sang de Jésus l’est infiniment plus !
Il est donc parfaitement biblique de réclamer l’aspersion du sang de Jésus sur nous, nos enfants, nos maisons, nos voitures, l’Église, notre cité et notre pays !

Réclamer l’aspersion du sang de Jésus sur des personnes, des circonstances ou des choses, n’est pas un acte de superstition ou de magie, mais c’est saisir dans la foi, la victoire que Jésus a remportée à la croix, sur tous ses ennemis et les nôtres : les malédictions, le péché, la maladie et la mort, le monde et le royaume des ténèbres !

Prions : Seigneur Jésus, je réclame l’aspersion de ton sang sur ma personne, esprit, âme et corps. Que tout mon être soit nettoyé, lavé et purifié, en vue d’une louange sincère et d’un service humble, produisant du fruit pérenne. Lave ma famille, conjoint et enfants par ton sang précieux, et garde-nous du mal, du malheur et de tout péché. Prends, jour et nuit, nos maisons, voitures… et tout ce que nous avons, sous ta haute et sainte protection.
Que nous soyons remplis de toi, que notre coupe déborde, maintenant et à jamais. Amen !

3.  La nouvelle Alliance a été scellée par l’aspersion du sang de Jésus

Hébreux 9.15 : Voilà pourquoi il est le médiateur d’une alliance nouvelle, afin que ceux qui sont appelés reçoivent l’héritage éternel que Dieu leur avait promis. 

  • L’Ancienne Alliance a été conclue par aspersion du sang :

Hébreux 9.19-20 : En effet, Moïse a d’abord exposé au peuple entier tous les commandements tels qu’ils se trouvent consignés dans la Loi. Puis il a pris le sang des veaux et des boucs avec de l’eau, de la laine rouge et une branche d’hysope, et il en a aspergé le livre ainsi que tout le peuple, en disant : Ceci est le sang de l’Alliance que Dieu a conclue avec vous.

  • La Nouvelle Alliance a aussi été scellée par l’effusion du sang 

Matthieu 26.27-28 :  Ensuite il prit une coupe et, après avoir remercié Dieu, il la leur donna en disant : Buvez-en tous ; ceci est mon sang, par lequel est scellée l’Alliance. Il est répandu pour plusieurs, afin que leurs péchés soient pardonnés.

Hébreux 12.24 :  Jésus qui est le médiateur de la Nouvelle alliance, et du sang de l’aspersion qui parle mieux que celui d’Abel.

Il est dit que le sang de Abel crie vengeance vers le ciel :
Genèse 4.10-12 :  Dieu lui dit : Qu’as-tu fait ? J’entends le sang de ton frère crier vengeance depuis la terre jusqu’à moi. Maintenant, tu es maudit et chassé loin du sol qui a bu le sang de ton frère versé par ta main. Lorsque tu cultiveras le sol, il te refusera désormais ses produits, tu seras errant et fugitif sur la terre.

Les meurtres et autres crimes causent la malédictions des pays.
L’aspersion du sang de Jésus brise les malédictions sur les personnes et les pays.

Comme le peuple de l’Ancienne Alliance a été aspergé du sang de l’Alliance, le peuple de la Nouvelle Alliance également !

4.  Presque tout est purifié par l’aspersion par le sang de Jésus

Les objets du culte, tout ce qui concerne Dieu et presque toutes choses sont sanctifiées par l’aspersion  du sang de Jésus :

Hébreux 9.21-22 : Il fit pareillement l’aspersion avec le sang sur le tabernacle et sur tous les ustensiles du culte.  En fait, selon la Loi, presque tout est purifié avec du sang, et il n’y a pas de pardon des péchés sans que du sang soit versé.

Le texte dit que presque tout est purifié par le sang : il est évident que des objets de divination, sorcellerie, magie blanche ou noire, spiritisme… ne peuvent être sanctifiés.
Par exemple il faut brûler les livres de magie, les pendules divinatoires, les baguettes des sourciers, les masques africains, les statues de Bouddha, des divinités Hindouistes, de Marie et des saints catholiques…
On ne peut pas non plus sanctifier le diable et ses démons.

Actes 19.19 :  Et beaucoup de ceux qui avaient exercé la magie apportèrent leurs livres de sorcellerie, les mirent en tas et les firent brûler aux yeux de tous. Leur valeur fut estimée à cinquante mille pièces d’argent.

En-dehors de ces objets et de ces situations tout peut être assaini, purifié et toutes les situations peuvent être changées par l’aspersion du sang de Jésus !

Réclamer l’aspersion du sang de Jésus sur nous, nos amis, une région, une nation… ce n’est pas de la superstition, c’est un acte de foi en la puissance infinie du sang de Jésus.

5.  Les choses célestes ont aussi été purifiées par l’aspersion du sang de Jésus :

Hébreux 9.23-24 :  Ces objets, qui représentaient des réalités célestes, devaient donc être purifiés de cette manière-là. Il fallait de même que les réalités célestes le soient, elles, par des sacrifices bien meilleurs. Car ce n’est pas dans un sanctuaire construit par des hommes, simple image du véritable, que Christ est entré : c’est dans le ciel même, afin de se présenter maintenant devant Dieu pour nous.

Hébreux 9.11-12 :  Il a traversé un tabernacle plus grand et plus parfait que le sanctuaire terrestre, un tabernacle qui n’a pas été fabriqué par des mains humaines, c’est-à-dire qui n’appartient pas à ce monde créé. Il a pénétré une fois pour toutes dans le sanctuaire ; il y a offert, non le sang de boucs ou de veaux, mais son propre sang. Il nous a ainsi acquis un salut éternel. 

Jésus est entré dans le ciel avec son propre sang pour y accomplir une immense œuvre de purification. Mais laquelle ? Il est très vraisemblable qu’il a sanctifié les lieux célestes souillés par la révolte et la chute de Lucifer et de ses anges devenus des démons. Sans doute a-t-il aussi arrêté définitivement la possibilité de la rébellion parmi les anges, c’est-à-dire la possibilité pour des anges saints de devenir des démons.

Cette œuvre de Christ est unique, définitive et parfaite :

Hébreux 9.25-26 : De plus, c’est chaque année que le grand-prêtre de l’ancienne alliance pénètre dans le sanctuaire avec du sang qui n’est pas le sien ; mais Christ, lui, n’y est pas entré pour s’offrir plusieurs fois en sacrifice. Autrement, il aurait dû souffrir la mort à plusieurs reprises depuis le commencement du monde. Non, il est apparu une seule fois, à la fin des temps, pour ôter les péchés par son sacrifice.

S’approcher du sang de l’aspersion (Hébreux 12.24) c’est-à-dire réclamer l’aspersion du sang de Jésus, c’est se mettre au bénéfice de toutes les bénédictions contenues dans la croix rédemptrice de Jésus : Pardon, purification, délivrance, protection spirituelle, guérison, victoire sur le péché, le monde, le diable et tous les démons !

 6.  Manger sa chair et boire son sang

•  Dans l’Ancienne Alliance, il était strictement interdit de boire du sang :

Lévitique 17.10-12 : LSG : Si un homme de la maison d’Israël ou des étrangers qui séjournent au milieu d’eux mange du sang d’une espèce quelconque, je tournerai ma face contre celui qui mange le sang, et je le retrancherai du milieu de son peuple. Car l’âme de la chair est dans le sang. Je vous l’ai donné sur l’autel, afin qu’il servît d’expiation pour vos âmes, car c’est par l’âme que le sang fait l’expiation. C’est pourquoi j’ai dit aux enfants d’Israël : Personne d’entre vous ne mangera du sang, et l’étranger qui séjourne au milieu de vous ne mangera pas du sang.

Lévitique 17.11 : SEM : Car le sang, c’est la vie de toute créature. Et moi, je vous l’ai donné afin qu’il serve à accomplir sur l’autel le rite d’expiation pour votre vie. En effet c’est parce qu’il représente la vie que le sang sert d’expiation.

•  Dans la nouvelle Alliance, Jésus nous demande de manger sa chair et de boire son sang.
Le sang, c’est la vraie vie !

Jean 6.53-58 : Alors Jésus leur dit : Oui, vraiment, je vous l’assure : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme et si vous ne buvez pas son sang, vous n’aurez pas la vie en vous.  Celui qui se nourrit de ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle, et moi je le ressusciterai au dernier jour.  Car ma chair est vraiment une nourriture et mon sang est vraiment un breuvage.  Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui.  Le Père qui m’a envoyé a la vie en lui-même, et c’est lui qui me fait vivre ; ainsi, celui qui se nourrit de moi vivra lui aussi par moi. C’est ici le pain descendu du ciel. Il n’est pas comme celui que vos ancêtres ont mangé ; eux, ils sont morts ; mais celui qui mange ce pain-ci vivra pour toujours.

Il s’agit ici d’un merveilleux et glorieux acte spirituel. En prenant le Repas du Seigneur machinalement, comme une routine, sans être conscient de la signification spirituelle de ce Repas, on se prive de la riche bénédiction spirituelle de ce signe ; en fait, on ne mange pas sa chair et on ne boit pas son sang. Mais celui qui au milieu de ses activités quotidiennes, au bureau, à l’atelier, dans les champs, dans la voiture…  reçoit, dans l’amour et la foi, Jésus et sa plénitude de bénédictions, de grâces et de vie, celui-là mange sa chair et boit son sang !
Nous avons tout pleinement en lui : la vie abondante, des fleuves d’eau vive, la victoire dans les tentations et les épreuves, la restauration et la guérison de l’âme et du corps, le repos céleste… Manger sa chair et boire son sang c’est précisément recevoir de lui tous ces cadeaux par la foi !

Prions : Oui, Seigneur Jésus, tu es le Prince de la Vie, tu es la Résurrection et la Vie !
De même que le Père ressuscite les morts et donne la vie, toi aussi tu donnes la vie à qui tu veux ! Seigneur, je veux plus de ta vie, plus de tes richesses, de ton amour, de ta joie, de ta paix, de ton autorité spirituelle… je mange ta chair et je bois ton sang par la foi !

 B.  ASPERSION D’HUILE

1.  L’onction d’huile accordée aux sacrificateurs, aux prophètes et aux rois
Pour le grand-Prêtre Aaron, par exemple :
Exode 29.7 : Ensuite, tu prendras l’huile d’onction et tu la répandras sur sa tête pour l’oindre.
C’était un type de l’onction du Saint Esprit accordée à tous les croyants :

1 Jean 2.20, 27 : Vous, au contraire, vous avez été oints du Saint-Esprit par celui qui est saint, et vous avez tous la connaissance…  Quant à vous, l’Esprit dont vous avez été oints par Christ demeure en vous. Vous n’avez donc pas besoin que l’on vous instruise, car cet Esprit dont vous avez été oints vous enseigne tout. Il est véridique, il ne ment pas. 

« L’aspersion d’huile représentait l’application au croyant de la vertu vivifiante et sanctifiante du Saint Esprit. » (Nouveau Dictionnaire Biblique, Éditions Emmaüs)

2.  Aspersion des personnes et des objets :

On aspergeait d’huile les personnes (prêtres et grands prêtres…) et les objets du culte (autel, sanctuaire…) :
Lévitique 8.10-11, 30 :  Moïse prit l’huile d’onction et oignit le tabernacle et tout ce qu’il contenait ; c’est ainsi qu’il les consacra. Il en fit sept fois aspersion sur l’autel, puis il oignit ce dernier et tous les accessoires, la cuve et son socle, pour les consacrer… Moïse prit ensuite de l’huile d’onction et du sang qui était sur l’autel, et il en fit aspersion sur Aaron et sur ses vêtements, sur ses fils et leurs vêtements ; il consacra ainsi Aaron et ses vêtements, ainsi que ses fils et leurs vêtements.

Un objet aspergé d’huile est mis à part pour Dieu.

C.  ASPERSION D’EAU

Cette eau expiatoire peut être mêlée au sang d’un oiseau pur :

Lévitique 14.2-7 : Voici la loi concernant la purification de l’homme atteint d’une maladie de peau évolutive: on l’amènera au prêtre, qui sortira du camp pour l’examiner. S’il est guéri de sa maladie de peau, le prêtre ordonnera qu’il apporte en vue de sa purification deux oiseaux purs vivants, du bois de cèdre, du fil rouge éclatant et une branche d’hysope. Le prêtre donnera l’ordre d’égorger l’un des oiseaux au-dessus d’un récipient de terre cuite rempli d’eau de source. Puis il prendra l’oiseau vivant, le bois de cèdre, le fil rouge et l’hysope, et il les trempera avec l’oiseau vivant dans le sang de l’oiseau égorgé, sur l’eau de source.  Il en fera sept fois aspersion sur celui qui doit être purifié de son affection de la peau, il le déclarera pur et lâchera l’oiseau vivant dans la nature.

L’eau peut aussi être mêlée à la cendre d’une vache rousse sacrifiée :

Nombre 19.2, 9 :  Voici ce que prescrit la Loi de l’Éternel : Demandez aux Israélites de vous amener une vache rousse, sans défaut et sans tache, qui n’ait pas encore porté le joug… 
Un homme rituellement pur recueillera les cendres de la vache et les déposera hors du camp dans un endroit pur où elles seront conservées pour la communauté des Israélites pour la préparation de l’eau de purification. Cela équivaut à un sacrifice pour le péché.

On l’aspergeait sur des lépreux (Lévitique 14.7) ou sur une maison contaminée :

Lévitique 14.51 : Puis il prendra le bois de cèdre, l’hysope, le fil rouge et l’oiseau vivant, et il les trempera dans le sang de l’oiseau égorgé, mêlé à l’eau de source, et il en fera l’aspersion sept fois sur la maison.

ou sur un homme devenu impur et sa tente :
Nombre 19.18 : Un homme en état de pureté prendra une branche d’hysope et la trempera dans l’eau, en aspergera la tente où quelqu’un est mort, ainsi que tous les ustensiles et toutes les personnes qui s’y trouvaient. Il fera de même pour celui qui a touché des ossements, le cadavre d’un homme tué par un autre ou mort naturellement, ou une tombe. 

Ces rites montrent que la guérison, la délivrance… ne sont pas l’œuvre des hommes  mais de Dieu.

Théophile Hammann

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