QUATRE THÈMES DE LA PRIÈRE SACERDOTALE

QUATRE THÈMES DE LA PRIÈRE SACERDOTALE

La prière sacerdotale (Jean 17) est une prière de communion intime que le Fils de Dieu adresse au Père, peu avant sa mort.
Examinons quatre thèmes qu’il aborde dans cette prière.

I. LA CONSÉCRATION DE DISCIPLES

Jean 17.14-19 : Je leur ai donné ta parole et le monde les a détestés parce qu’ils ne sont pas du monde, tout comme moi, je ne suis pas du monde. Je ne te demande pas de les retirer du monde, mais de les préserver du mal.  Ils ne sont pas du monde, tout comme moi, je ne suis pas du monde. Consacre-les par ta vérité ! Ta parole est la vérité. Tout comme tu m’as envoyé dans le monde, je les ai moi aussi envoyés dans le monde, et je me consacre moi-même pour eux afin qu’eux aussi soient consacrés par la vérité.
Jean 17.17,19 : BJC : Mets-les à part pour la sainteté par le moyen de la vérité ; ta parole est la vérité… Pour eux, je me mets à part dans la sainteté, afin qu’eux aussi soient mis à part dans la sainteté par le moyen de la vérité.
Jésus et ses disciples n’appartiennent pas au monde. Les gens du monde sentent que les chrétiens sont différents d’eux, ils se sentent souvent jugés par le bon comportement et les bonnes œuvres des chrétiens, alors ils les haïssent ! C’est un conflit entre deux mondes, le royaume de Dieu et le royaume du diable. Ne soyons donc pas étonnés. Cette haine du monde est une souffrance pour les chrétiens, mais elle fait partie de la croix à porter à la gloire du Seigneur.
Jésus demande à son Père de mettre les disciples à part pour lui, de les revêtir d’un caractère sacré, et de les dédier à son service par le moyen de sa Parole. Les disciples sont ainsi offerts à Dieu, ils lui sont consacrés et sont sous sa protection.Jésus se livre, s’offre lui-même à Dieu, pour les disciples, afin que les disciples soient aussi consacrés à Dieu. De même, l’approfondissement de notre relation avec Dieu est en bénédiction aux croyants de notre sphère d’influence, du champ d’action que Dieu nous a confiés, ou sur lesquels il nous a donné une autorité spirituelle : l’épouse pour le mari, les enfants pour les parents, les personnes pour lesquelles Dieu vous a institués berger, les membres d’une Église pour les responsable de l’Église…
Si les parents vivent en Christ, la bénédiction rejaillit sur les descendants jusqu’à mille générations, mais s’ils vivent dans le péché, la malédiction tombera sur leurs enfants jusqu’à la 3è ou la 4è génération (Exode 20.5-6). A moins que ces malédictions soient brisées au nom de Jésus.
Lorsque les chefs, les juges, les rois d’Israël obéissaient aux commandements de Dieu, généralement le peuple aussi marchait dans la crainte de Dieu. Mais lorsque les conducteurs du peuple rejetaient Dieu et se livraient à l’idolâtrie, le peuple ne manquait pas de les imiter.
Si des responsables d’Église marchent dans la sainteté, la bénédiction tombe sur toute l’assemblée, mais si un ou des responsables d’Église tolèrent même secrètement un péché, toute l’assemblée en souffrira, elle peut même disparaître !
Louis Segond traduit ainsi les versets 17.17,19 : Sanctifie-les par ta vérité : ta parole est la vérité… Et je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu’eux aussi soient sanctifiés par la vérité.
Sanctifier, c’est mettre à part pour Dieu. Le fait de nous dédier plus complètement à Dieu, aura des répercussions positives sur toutes les personnes que le Seigneur a confiées à notre ministère, sur ceux dont nous sommes spirituellement responsables. Si je pèche, je peux m’attendre à des échecs similaires dans la vie de ceux pour lesquels je prie !
Plus généralement la vie de chacun a une répercussion sur son entourage, même s’il n’en est pas conscient. Notre vie influence les autres et celle des autres nous influence.
Le livre des Proverbes conseille de ne pas fréquenter certaines personnes :
Proverbes 13.20 : Qui fréquente les sages deviendra sage, mais qui fraie avec les insensés va au-devant du malheur.
Proverbes 22.24-25 : Ne te lie pas d’amitié avec un homme coléreux et ne fréquente pas celui qui s’emporte pour un rien de peur d’acquérir le même comportement et de mettre ainsi ta vie en péril.
A fréquenter et à écouter des hommes négativistes, pessimistes, incrédules… on devient comme eux ! Des milliers de chrétiens n’arrivent pas à croire que Dieu veut encore guérir les malades, parce qu’ils n’ont entendu que des mises en garde contre les dons de guérison.
Il est souvent difficile de se dégager de cette prison d’incrédulité. Pour me protéger je n’écoute plus et ne lis plus leurs raisonnements captieux et leurs paralogismes incrédules.
Soyons la bonne odeur de Christ pour ceux que nous côtoyons !
Romains 14.7-8 : Aucun de nous ne vit pour lui-même et aucun ne meurt pour lui-même. Si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur, et si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Ainsi, que nous vivions ou que nous mourions, nous appartenons au Seigneur.
Le Seigneur s’est consacré pour nous, consacrons-nous pour nos amis !

II. L’UNITÉ DES DISCIPLES

Jean 17.11 :  Père saint, garde-les en ton nom, ce nom que tu m’as donné, afin qu’ils soient un comme nous. 
Jean 17.21-23 : Je te demande qu’ils soient tous un. Comme toi, Père, tu es en moi et comme moi je suis en toi, qu’ils soient un en nous, pour que le monde croie que c’est toi qui m’as envoyé. Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, afin qu’ils soient un, comme toi et moi nous sommes un, moi en eux et toi en moi. Qu’ils soient parfaitement un et qu’ainsi le monde puisse reconnaître que c’est toi qui m’as envoyé et que tu les aimes comme tu m’aimes !
♦ Le Seigneur prie pour l’unité des croyants et il est certain qu’il a été et sera encore exaucé. Cette unité surnaturelle existe, par la puissance de la croix, mais il faut la conserver, écrit l’apôtre Paul, par le lien de la paix, par l’humilité, la douceur, la patience et un esprit de support dans l’amour (Éphésiens  4.2-3).
Dans la pratique, des désaccords, des incompréhensions, des tiraillements, souvent des querelles existent dans de nombreuses Églises. Le diable est le grand diviseur. Il est nécessaire de lui résister au nom de Jésus !
Il ne faut pas en prendre son parti, se résigner ou penser que cette unité est impossible à obtenir, mais la réclamer avec foi dans la prière.

TOUS UNIS DANS L’ESPRIT
Tous unis dans l’Esprit, tous unis en Jésus (bis),
Nous prions que bientôt ce qui divise ne soit plus.
Et le monde saura que nous sommes chrétiens
Par l’amour dont nos actes sont empreints.

Jésus a prié pour l’unité des chrétiens. Et Dieu exauce toujours les prières de Jésus. C’est pourquoi cette unité réelle et sincère des enfants de Dieu est possible :

AH ! QU’IL EST BEAU DE VOIR DES FRÈRES

4. Avant de quitter notre terre,
Jésus pria : « Qu’ils soient unis
Comme nous sommes un, Ô Père !
Par les liens du Saint Esprit. »
Et cette divine prière,
Voici, Dieu l’exauce aujourd’hui.

5. Dans tous les lieux, la même vie
Anime tous les rachetés ;
En un seul corps l’Esprit les lie
Par une ardente charité,
Leur donnant la même harmonie
Que dans la sainte Trinité.

Foi et Louange (Ed. Foi et Victoire, 1974), N° 302

afin qu’ils soient un, comme toi et moi nous sommes un
Jésus prie pour une unité d’esprit, de cœur et d’amour. Il nous appelle à être un comme le Père et le Fils sont un !
Pouvez-vous imaginer une telle unité ? Totale, parfaite, absolument vraie, sincère, sans fraude, mais dans un amour parfait !
L’amour entre le Père et le Fils est un amour absolu. Ainsi peut être, et doit être, par le Saint Esprit, l’amour entre chrétiens ! C’est sans doute le plus grand miracle sur terre, plus puissant qu’une résurrection de morts !
Le Père est dans le Fils et le Fils est dans le Père. Cette unité des chrétiens est dans le Père et le Fils !

Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée…
Un chrétien ne cherche pas sa gloire auprès des autres chrétiens ; il ne cherche pas leur approbation, il ne cherche pas à leur plaire. Paul déclare que s’il cherchait encore à plaire aux hommes, il ne serait pas serviteur de Christ (Galates 1.10). Il en est de même pour nous. La gloire du chrétien vient entièrement et uniquement de Jésus et elle est source d’unité entre croyants, dans le Père et le Fils.

Qu’ils soient parfaitement un et qu’ainsi le monde puisse reconnaître que c’est toi qui m’as envoyé et que tu les aimes comme tu m’aimes !
Une telle unité surnaturelle est visible des incroyants, elle parle au monde, et elle démontre au monde que Dieu aime les siens, comme il aime Jésus son Fils unique ! Elle est le moyen d’évangélisation par excellence, la méthode d’évangélisation de Dieu. Quand Dieu n’agit pas, tout devient difficile, voire impossible ; mais quand Dieu agit, tout devient facile !
Ne soyons pas abasourdis, ni sceptiques, ni défaitistes ! Cette unité est entièrement l’œuvre du Saint Esprit, qui peut tout !
Voulons nous renoncer par incrédulité à cette expérience glorieuse ?
Ce que Dieu promet, il a aussi le pouvoir de l’accomplir !
Ayons cette sainte ambition pour Dieu ! Ayons cet objectif ! Des chrétiens sans projet, sans but et sans dessein tournent en rond ! Pouvons-nous prier tous les jours pour que tous nous vivions 1 Corinthiens 13 et pour que l’unité entre nous soit sincère, véritable, sainte ?
Cette unité est spirituelle. Elle n’est pas uniformité, elle ne signifie pas que les croyants ne puissent avoir des opinions divergentes. Elle est bonté et bienveillance malgré ces divergences d’opinions.
Ne soyons pas pessimistes quant au succès de cette entreprise !
La prière de Jésus est le garant de l’exaucement de notre propre prière pour l’unité des croyants.

Ô JÉSUS TU NOUS APPELLES

1. Ô Jésus, tu nous appelles
A former un même corps ;
Tu veux que, saints et fidèles,
Nous unissions nos efforts.
Fais que rien ne nous divise,
Nous, ton peuple racheté,
Et qu’à jamais ton Église
Demeure dans l’unité !

3. « De l’amour dont je vous aime,

Aimez-vous, nous dit Jésus ;
Aimez ! c’est l’ordre suprême
Que je laisse à mes élus. »
Aimons donc, aimons encore,
Sans compter et chaque jour ;
Ô toi que notre âme adore,
Mets en nos cœurs ton amour

4. Oui, Jésus, répands la vie
Dans les membres de ton corps ;
Sur notre union chérie
Viens répandre tes trésors ;
Allume en nous, tendre Maître,
Un amour toujours nouveau ;
Alors tous pourront connaître
Que nous sommes ton troupeau.

Nikolaus Ludwig von Zinzendorf (1700-1760) – Str. 3 de Edmond-Louis Budry (1854-1932)

III. LA JOIE DES DISCIPLES

Jean 17.13 : A présent, je retourne auprès de toi, et je dis tout cela pendant que je suis encore dans le monde, pour qu’ils possèdent en eux cette joie qui est la mienne, une joie parfaite.
♦ Par son incarnation, le Fils a renoncé à sa gloire. En allant vers le père, il retrouve cette gloire (Jean 17.5). Les disciples doivent donc s’en réjouir :
Jean 14.28-29 : Vous avez entendu que je vous ai dit : Je m’en vais et je reviens vers vous. Si vous m’aimiez, vous vous réjouiriez de ce que je vais auprès du Père, car mon Père est plus grand que moi. Je vous ai dit ces choses maintenant, avant qu’elles n’arrivent, afin que, lorsqu’elles arriveront, vous croyiez. 
Les disciples ont une autre raison de se réjouir : l’envoi du Saint Esprit par le Père et le Fils, car le Saint Esprit ne pouvait être accordé aux chrétiens avant la glorification de Jésus :
Jean 16.7 : Cependant, je vous dis la vérité : il vaut mieux pour vous que je m’en aille. En effet, si je ne m’en vais pas, le défenseur ne viendra pas vers vous ; mais, si je m’en vais, je vous l’enverrai… 
Jean 7.37-39 : Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et que celui qui croit en moi boive.Car, comme le dit l’Écriture, des fleuves d’eau vive jailliront de lui. En disant cela, il faisait allusion à l’Esprit que devaient recevoir plus tard ceux qui croiraient en lui. En effet, à ce moment-là, l’Esprit n’avait pas encore été donné parce que Jésus n’était pas encore entré dans sa gloire.
Les disciples devraient donc se réjouir du départ de Jésus et du don subséquent du Saint Esprit.

♦ Jésus veut que ses disciples vivent en permanence dans la joie, dans une joie parfaite, produite par le Saint Esprit en eux ! Cette joie qui demeure est aussi le souci de l’apôtre Paul : Soyez toujours joyeux, réjouissez-vous dans le Seigneur…
La joie des disciples du Seigneur peut être parfaite parce qu’elle est la joie de Jésus lui-même. Le Sauveur met sa joie en nous, par son Esprit (Galates 5.22).
Ceci est possible si nous demeurons en lui ; si la sève peut passer d’une manière continue, sans obstacle du cep au sarment !
Jean 15.10-11 : Si vous obéissez à mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, tout comme moi-même j’ai obéi aux commandements de mon Père et je demeure dans son amour. Tout cela, je vous le dis pour que la joie qui est la mienne vous remplisse vous aussi, et qu’ainsi votre joie soit complète.
Jean 16.24 :  Demandez, et vous recevrez, pour que votre joie soit complète.
Jésus prie pour la joie des chrétiens, parce que paix, joie et bonheur représentent les maillons faibles dans la vie de beaucoup de chrétiens.
Si je n’étais pas chrétien, les figures, les façons de parler, les comportements des dizaines de milliers de chrétiens que j’ai rencontrés, me donneraient-ils envie de devenir chrétien ?
Il est possible qu’il y ait plus de chrétiens hors des Églises que dans les Églises ! Pourquoi ?
Les chrétiens sont-ils moins susceptibles, moins critiques, moins irritables et moins orgueilleux que les non chrétiens ?
Le philosophe allemand, Friedrich Nietzsche (1844-1900) écrivit : « Die Christen müßten erlöster aussehen, wenn ich an ihren Erlöser glauben sollte. » (Les chrétiens devraient avoir l’air plus rachetés, si je devais croire à leur Rédempteur).
Nietzsche se livre à une critique en règle des chrétiens et de ce qu’il observe du christianisme. Bien des affirmations sont fausses, mais beaucoup sont justes et pertinentes.
George Bernard Shaw (1856-1950) écrit avec humour : « Le christianisme pourrait être une bonne chose si quelqu’un voulait l’essayer. »
Billy Graham (1918-2018) a rédigé un commentaire des béatitudes, intitulé Le Secret du Bonheur, parce qu’il observait que partout dans le monde, des chrétiens et des non-chrétiens étaient à la recherche du vrai bonheur et que si peu le trouvaient !
Il note que « les jouissances du monde procurent un certain plaisir, mais ne satisfont pas. » Pour lui le secret du bonheur, c’est le renoncement à soi, la mort à soi, dans un puissant attachement au Seigneur qui est la source de tout contentement et du bonheur :
« Il est avec vous pour vous consoler, vous protéger, vous guider, vous encourager, vous fortifier et vous aider. Il ne sera pas seulement avec vous jusqu’à la fin du monde, mais il sera avec vous pendant l’éternité. »Hannah Whitall Smith a écrit, en 1870, un livre intitulé : Le Secret d’une Vie Heureuse, parce que les chrétiens autour d’elles avaient des mines très peu épanouies.
Elle note au début du livre :
« La vie chrétienne, telle qu’elle est généralement comprise n’est pas, il faut en convenir, vraiment une vie heureuse. On me disait un jour : « Votre religion, à vous chrétiens, semble vous rendre malheureux. Vous avez tous l’air triste ; vous ne faites pas envie. » Ce fut une révélation pour moi ; pour la première fois je compris que la religion du Christ doit rendre heureux ceux qui ont le privilège de la posséder, et dès ce moment je commençai à demander au Seigneur de me montrer le secret d’une vie chrétienne heureuse. C’est ce secret, dans la mesure où je l’ai appris, que j’essaierai de dire dans ces pages. »
Une de ses réponses, et c’est sa conclusion, est que la joie du chrétien provient d’une union de plus en plus forte et intime avec Jésus, par le renoncement constant à soi et la mort à soi :
« L’Écriture nous exhorte à renoncer à notre vie propre pour qu’il puisse vivre en nous, à n’avoir d’autres intérêts que les siens, à partager ses richesses, à participer à ses joies et à ses souffrances, à lui ressembler, à être animés du même Esprit dont il est animé, à penser, à sentir, à agir, à marcher comme lui. Consentons-nous à cela ? … Pour réaliser cette union, il nous faut remettre notre être tout entier à Dieu pour être contrôlés par lui… Mourons à nous-même ; reconnaissons Christ pour notre seule vie, en nous pénétrant de cette vérité : J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vit, c’est Christ qui vit en moi (Galates 2.20). Dans la vie pratique de chaque jour, mettons de côté notre vie propre pour vivre de celle de Christ, mourant continuellement à nous-même, c’est-à-dire agissant non par égoïsme, mais toujours dans l’Esprit de Christ. Alors nous comprendrons ce que signifie être un avec Christ comme lui et le Père sont un. Christ a tout quitté pour être fait un avec nous, ne renoncerons-nous pas à tout, pour cette divine union afin que la prière de Jésus soit réalisée : Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m’as envoyé (Jean 17.21). »

IV. L’ENVOI DES DISCIPLES

Jean 17.18 : Comme tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi je les envoie dans le monde.
Jésus déclare devant son Père ce qu’il annoncera, après sa résurrection à ses disciples :
Jean 20.21 :  Que la paix soit avec vous, leur dit-il de nouveau. Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie.  
Le père a envoyé son Fils dans le monde : Pour être un exemple et un modèle ; pour enseigner tout ce que son Père lui demandait d’enseigner ; pour donner sa vie ; pour conduire au salut ; pour guérir les malades ; pour chasser les démons ; pour ressusciter des morts !
Le véritable jeûne consiste à secourir ceux qui sont dans les chaînes du péché, des vices, des addictions de toutes sortes :
Ésaïe 58. 6 : Le jeûne qui me plaît est celui qui consiste à détacher les liens de la méchanceté, à délier les courroies de toute servitude, à mettre en liberté tous ceux que l’on opprime et à briser toute espèce de joug.
Le Seigneur nous adresse une sainte vocation, il a préparé des œuvres d’avance afin que nous les pratiquions. Nous devons avoir une raison de vivre, un but dans notre vie.
Celui qui n’a pas de but est certain de l’atteindre : sa vie mène nulle part ! Soyons motivés, ayons un objectif clair, fixé par le Seigneur, et poursuivons-le avec la force que donne l’Esprit !
Cet objectif, est de faire ce que Jésus a fait ! Le ministère des chrétiens est le même que le ministère terrestre du Seigneur ; il est la continuation, par le Saint Esprit, du ministère du Sauveur entré dans la gloire : le croyant doit avoir les mêmes dispositions du cœur, la même méthode, les mêmes fruits qui demeurent.
Jésus est venu pour accomplir la volonté de son Père :
Jean 6.38 : Car si je suis descendu du ciel, ce n’est pas pour faire ce qui me plaît, mais pour accomplir la volonté de celui qui m’a envoyé. 
Le croyant doit de même renoncer à sa propre volonté pour accomplir la volonté de Jésus qui l’a envoyé.
Jésus cherche la gloire de celui qui l’a envoyé (Jean 7.18). Le croyant doit faire de même.
Certains ont cru le message du Sauveur ; certains croiront le message de ses disciples :
Jean 15.20 : Souvenez-vous de ce que je vous ai déjà dit : le serviteur n’est jamais supérieur à son maître. S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront vous aussi ; s’ils ont gardé mes paroles, ils garderont aussi les vôtres.
Jean 14.12 : En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m’en vais au Père.
Les douze disciples ont réalisé ce programme ; jusqu’à la fin du 3è siècle un grand nombre de croyants dans un grand nombre d’Églises ont aussi réalisé ce programme, en particulier en ce qui concerne les signes et miracles :
Justin Martyr (mort martyr en 165), dans sa seconde Apologie adressée au Sénat Romain, écrit :
« Plusieurs de nos chrétiens ont délivré un grand nombre de personnes démonisées dans votre cité et par toute la terre ; chassant les démons au nom de Jésus-Christ qui a été crucifié sous Ponce-Pilate. Ils ont guéri et ils guérissent ; ils réduisent les démons à l’impuissance et ils les chassent hors des hommes démonisés : résultat que ne peuvent obtenir les exorcistes qui recourent aux incantations, aux philtres… »
Cyprien de Carthage (200-258) : « Ces mauvais esprits, lorsque nous leur ordonnons par le Dieu vivant de sortir de leurs victimes, nous obéissent immédiatement ; ils nous sont soumis et reconnaissent notre puissance, étant forcés de sortir de ceux dont ils se sont emparés… »
A partir du 3 siècle, c’est essentiellement durant les Réveils que des chrétiens ont de nouveau exercé le ministère de Jésus.
En tout temps, le Seigneur invite ses enfants à réclamer des capacités spirituelles (les trois pains) pour ceux qui en ont besoin :
Luc 11.5-8 : Puis il ajouta : Supposez que l’un de vous ait un ami et qu’il aille le réveiller en pleine nuit pour lui dire : « Mon ami, prête-moi trois pains, car un de mes amis qui est en voyage vient d’arriver chez moi et je n’ai rien à lui offrir. »Supposons que l’autre, de l’intérieur de la maison, lui réponde : « Laisse-moi tranquille, ne me dérange pas, ma porte est fermée, mes enfants et moi nous sommes couchés, je ne peux pas me lever pour te les donner. »
Je vous assure que, même s’il ne se lève pas pour lui donner ces pains par amitié pour lui, il se lèvera à cause de son insistance, et il lui donnera tout ce dont il a besoin.
Les besoins autour de nous sont immenses, des amis cherchent de l’aide, la délivrance de l’oppression, de la dépression, de l’esclavage du péché, la libération de toutes sortes d’addictions au tabac, à l’alcool, aux drogues, à la pornographie…
Nous avons le droit de demander au Seigneur l’équipement spirituel dont nous avons besoin pour secourir les autres !
Théophile Hammann

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