NOURRITURE ET BREUVAGE DANS LA BIBLE

NOURRITURE ET BREUVAGE DANS LA BIBLE

La Bible mentionne plusieurs nourritures spirituelles ; certaines sont toxiques !

A. NOURRITURES TOXIQUES

1. Le pain du mensonge
Proverbes 20.17 :  Le pain du mensonge est doux à l’homme, mais plus tard sa bouche est comme remplie de gravier.

Une traduction dit : le pain mal acquis est savoureux. En somme ce proverbe parle du pain acquis par le mensonge, par la fraude, par des moyens malhonnêtes.
La bouche remplie de cailloux est l’image de la malédiction que s’attire celui qui fraude et trompe pour s’enrichir ou simplement pour vivre.

2. Le pain de la méchanceté
Proverbes 4.14-18 :
N’entre pas dans le sentier des méchants, et ne marche pas dans la voie des hommes mauvais. Évite-la, n’y passe point ; détourne-t’en, et passe outre… Car c’est le pain de la méchanceté qu’ils mangent, C’est le vin de la violence qu’ils boivent. Le sentier des justes est comme la lumière resplendissante, dont l’éclat va croissant jusqu’au milieu du jour.

Le psaume premier déclare heureux celui qui ne marche pas selon les conseils des méchants, qui ne va pas se tenir sur le chemin des pécheurs, qui ne s’assied pas en la compagnie des moqueurs.
Les méchants se nourrissent de la méchanceté. L’apôtre Paul avertit :
1 Corinthiens 15.33 : Attention, ne vous y trompez pas : Les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs.
La sagesse populaire dit : « Dis-moi qui tu hantes, je te dirai qui tu es ! »

3. Le pain de douleur

Psaumes 127.2 :  En vain vous levez-vous matin, vous couchez-vous tard, et mangez-vous le pain de douleur ; il en donne autant à ses bien-aimés pendant leur sommeil.
Ceux qui mangent le pain de douleur, ce sont ceux qui bâtissent en vain parce que l’Éternel ne bâtit pas la maison ou l’œuvre chrétienne, l’œuvre d’évangélisation, l’Église… ; ce sont ceux qui veillent en vain, parce que l’Éternel ne garde pas la ville, le travail missionnaire ou d’évangélisation ou l’Église !
Ceux qui mangent le pain de douleur ce sont ceux qui font face à l’adversité, à l’échec… à la malédiction ! Chaque chrétien, chaque Église connaît des saisons, mais quand Dieu n’agit pas c’est presque toujours à cause de péchés.
Psaumes 80.5-6 : Éternel, Dieu de l’univers, jusqu’à quand t’irriteras-tu contre la prière de ton peuple ? Tu les as nourris d’un pain trempé de larmes, tu leur as fait boire des larmes à pleine mesure.

4. Le pain de la malveillance

Proverbe 23.6-8 : Ne te laisse pas inviter par quelqu’un qui te regarde d’un mauvais œil,
et ne convoite pas ses bons plats, car, au fond de lui, il est calculateur. « Mange et bois », te dira-t-il, mais son cœur n’est pas avec toi.  Le morceau que tu as mangé, tu devras le rendre,
et c’est en pure perte que tu auras tenu des propos aimables.

Si quelqu’un a de mauvaises pensée ou de mauvais sentiments à votre égard, attendez une sincère réconciliation avant de vous laisser inviter à table. C’est la Parole de Dieu !

B. LE PAIN BÉNI

1. LE PAIN ET LE VIN DE LA SAGESSE

Proverbes 9.2-6 : La sagesse a bâti sa maison… Elle a apprêté une bête et elle a préparé son vin. Déjà, elle a dressé sa table. Elle a envoyé ses servantes pour lancer ses invitations, elle appelle du haut des lieux les plus élevés de la ville :
« Approchez donc, vous qui n’avez pas d’expérience  ! » A ceux qui manquent de bon sens, elle déclare : Venez et mangez de mon pain et buvez du vin que j’ai préparé, quittez la stupidité, et vous vivrez, et marchez dans la voie de l’intelligence !

Il faut rechercher la vraie sagesse, l’art de vivre selon Dieu. Jacques nous invite à la demander avec foi, sans douter, à Dieu qui la donne à tous généreusement et sans faire de reproche (Jacques 1.5). Mais il faut aussi manger et boire la sagesse pour pouvoir marcher dans la voie de l’intelligence !

La Sagesse, dans le Livre des Proverbes, accorde le Saint Esprit (Pr 2.23), la vie (8.35), la paix (3.17), la sécurité et la tranquillité (1.33 ; 2.11), la crainte et la connaissance de l’Éternel (2.5), la gloire (4.8-9), une longue vie, la richesse et la gloire (3.16 ; 8.17,21), le bonheur (3.18). Par la Sagesse, l’Éternel a crée le ciel et la terre (3.19). Toutes les Paroles de la Sagesse sont justes (8.8-9) ; elle est ce qu’il y a de plus précieux au monde (8.11) ; la puissance lui appartient (8.14)
De toute éternité la Sagesse est auprès de Dieu (8.22-23) ; elle née de Dieu (8.24-25) ; celui qui pèche contre elle, se nuit gravement (8.36).
Il est donc absolument évident que la Sagesse est identifiée à la Parole, au Logos, à la deuxième personne de la trinité.
Manger le pain et boire le vin de la Sagesse font vivre et donnent la sagesse, la compréhension des choses de Dieu et une conduite agréable à Dieu !
Dans le livre des Proverbes, posséder la Sagesse est le summum des bénédictions qu’un homme puisse recevoir. En elle sont contenues toutes les autres bénédictions.
Nous devons manger et boire à la table de la Sagesse, c’est-à-dire la recevoir en nous, nous en laisser remplir et combler, nous en imprégner profondément. Elle doit devenir partie intégrante de notre nature, de notre âme, de toute notre personne.
Comment recevoir la Sagesse en nous ? Nous pouvons par exemple prier ainsi :
Seigneur Jésus, tu es puissance de Dieu et Sagesse de Dieu, en toi habite corporellement toute la plénitude de la divinité, en toi sont cachés tous les trésors de la Sagesse et de la connaissance, tu as été fait pour moi : Sagesse, justice, sanctification et délivrance. Je te reçois en moi en tant que Sagesse de Dieu, veuille me remplir de ta nature infiniment vraie et sage. Détruis en moi toutes fausses conceptions, fausses certitudes et tous les mensonges du diable…

2. LA MANNE 

Exode 16.4,11-12 :  Alors l’Éternel dit à Moïse : Regarde, je vais faire pleuvoir du ciel sur vous du pain ; le peuple sortira et en ramassera chaque jour la ration nécessaire. Je le mettrai à l’épreuve de la sorte et je verrai s’il se conforme ou non à mes instructions… L’Éternel s’adressa à Moïse et lui dit : J’ai entendu les plaintes des Israélites. Dis-leur donc : « Ce soir, avant qu’il fasse nuit, vous mangerez de la viande, et demain matin vous vous rassasierez de pain, et vous saurez que je suis l’Éternel votre Dieu. »

Exode 16.35 : Les Israélites mangèrent de la manne pendant quarante ans, jusqu’à leur arrivée dans un pays habité, aux confins du pays de Canaan.
Jean 6.31 : Pendant qu’ils traversaient le désert, nos ancêtres ont mangé la manne, comme le dit ce texte de l’Écriture : Il leur donna à manger un pain qui venait du ciel.

On a prétendu que la manne était un miellat visqueux sécrété par des insectes ou des champignons, ou une substance obtenue par les exsudations miellées de certaines plantes, mais le fait que la manne soit tombée juste autour du camp d’Israël, six jours sur sept, montre sa nature miraculeuse divine.
La manne fut un formidable cadeau de Dieu à son peuple : du pain venu du ciel !
Le peuple n’avait pas de soucis à se faire : il savait que Dieu est fidèle et qu’il leur renouvellera chaque matin cette preuve de son amour ! Dans la manne, ils avaient tous les glucides, lipides, protides, sels minéraux, vitamines, oligoéléments dont leur organisme avait besoin ! Dieu pourvoyait à tout ! En 40 ans, personne n’est mort de faim ou de sous-alimentation ! Ce pain leur donnait des forces, et une bonne santé.
Dans la nouvelle alliance qui est plus glorieuse que l’ancienne, ne nous nourrirait-il plus de ce pain du ciel ? Ô que oui ! Celui qui nourrissait parfaitement leur corps, nourrira à fortiori notre âme ! Notre manne c’est la merveilleuse et fantastique Parole de Dieu ! Elle contient tout ce dont nous avons besoin pour une bonne santé spirituelle. Ne pas manger la Parole de Dieu, c’est ne pas vivre :
Deutéronome 8.3 : Il [l’Éternel] t’a humilié, il t’a fait connaître la faim et il t’a nourri de la manne, que tu ne connaissais pas et que tes ancêtres non plus n’avaient pas connue, afin de t’apprendre que l’homme ne vit pas de pain seulement, mais que l’homme vit de tout ce qui sort de la bouche de l’Éternel.
Matthieu 4.4 : Jésus répondit : Il est écrit : L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.
Luc 4.4
La Parole de Dieu est droite, éprouvée, pure, vivante, éternelle, elle est douce comme le miel.
Si nous ne nous en nourrissons pas régulièrement nous ne pouvons pas avoir une vie spirituelle normale, elle sera bancale, souffreteuse, chétive. Il y aura probablement un déficit : de la connaissance, ou de la foi, ou d’autre chose.
Paul demande que la Parole de Dieu habite abondamment au milieu des croyants (Colossiens 3.16).
D’après mon expérience, il y a de nos jours, peu de chrétiens qui lisent et méditent la Bible régulièrement, systématiquement. Ils préfèrent passer leur temps à regarder la télévision ou à deviser avec des amis. La prière est tout autant négligée. Comment ces chrétiens vont-ils tenir ferme dans les temps à venir ?
Comme Israël se plaignait de la manne, ainsi certains chrétiens bougonnent et maugréent à propos de la Bible.
Mais la lecture systématique des Écritures est source de vie, de contentement, de paix, de sagesse, de victoire, de réussite, de bénédiction…
Dieu se révèle par sa Parole, et celui qui s’en nourrit apprend à connaître le Père et le Fils, il est introduit dans leur intimité.
Demeurer dans la Parole de Jésus conduit à l’exaucement de nos prières :
Jean 15.7 : Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous, vous demanderez ce que vous voudrez et cela vous sera accordé. 

3. LE PAIN DE VIE

3.1 Jésus est le Pain de Vie

Jean 6.27 :  Travaillez, non pour la nourriture périssable, mais pour celle qui dure pour la vie éternelle. Cette nourriture, c’est le Fils de l’homme qui vous la donnera, car Dieu le Père lui en a accordé le pouvoir…
Les Juifs disent à Jésus :
Jean 6.31-33 :  Pendant qu’ils traversaient le désert, nos ancêtres ont mangé la manne, comme le dit ce texte de l’Écriture  : Il leur donna à manger un pain qui venait du ciel. Mais Jésus leur répondit : Vraiment, je vous l’assure : ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel, c’est mon Père qui vous donne le pain du ciel, le vrai pain. Car le pain qui vient de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde.
Jean 6.35 :  Et Jésus répondit  : Moi, je suis le pain qui donne la vie. Celui qui vient à moi n’aura plus jamais faim, celui qui croit en moi n’aura plus jamais soif.
Jean 6.48-51 : Car je suis le pain qui donne la vie. Vos ancêtres ont bien mangé la manne dans le désert et cela ne les a pas empêchés de mourir. Mais c’est ici le pain qui descend du ciel : celui qui en mange ne mourra pas. Moi, je suis le pain vivant descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain-là, il vivra éternellement.
Dans ces versets Jésus déclare que c’est lui la véritable manne descendue du ciel, et qu’il nous donne la nourriture qui dure jusque dans la vie éternelle.
C’est lui qui peut rassasier toute âme qui a faim de vie véritable, de pardon, justice, pureté, victoire, et de sainteté. Il connaît parfaitement le cœur humain et ses aspirations, il est au courant de nos faiblesses, défaillances, médiocrités et de toute notre misère. Il est la seule mais parfaite réponse à ces innombrables besoins du cœur humain.
Il peut satisfaire et combler quiconque languit après la vie, la paix, la joie, un sens à la vie, la communion avec Dieu, la guérison de l’âme et du corps…

3.2 Le fruit de l’arbre de vie

Apocalypse 2.7 : Au vainqueur, je donnerai à manger du fruit de l’arbre de vie qui est dans le paradis de Dieu.
Le Seigneur fait cette promesse à ceux de l’Église d’Éphèse qui seront des vainqueurs, vainqueurs du péché, vainqueur dans les épreuves et les tentations !
L’arbre de vie, c’est encore Jésus ! Si quelqu’un se nourrit de lui, Jésus augmente sa capacité de se nourrir toujours plus de lui !

3.3 La manne cachée

Apocalypse 2.17 : Au vainqueur, je donnerai la manne cachée.

Quatre litres de manne étaient cachés dans le lieu très saint du tabernacle (Exode 16.32-34).
La manne cachée pourrait faire allusion aux choses cachées que le Seigneur révélera à ses bien-aimés, les vainqueurs !
Les choses cachée sont à l’Éternel (Deutéronome 29.29) ; la gloire de Dieu, c’est de cacher les choses (Proverbes 25.2) ; Élisée déclare que l’Éternel lui a caché que le fils de la sunamite était mort (2 Rois 4.27), Dieu cache les choses de son royaume aux sages et aux intelligents (Matthieu 11.25).
En même temps, Dieu révèle à ses bien-aimés ce qui est profond et caché (Daniel 2.22) ; il n’a pas caché à Abraham ce qu’il voulait faire à Sodome et Gomorrhe (Genèse 18.17).
Nous pouvons demander à Dieu de nous faire connaître des choses cachées :
Jérémie 33.3 : Invoque-moi, et je te répondrai, je te révélerai de grandes choses et des choses secrètes que tu ne connais pas.
Si nous sommes des vainqueurs, Dieu ne manquera pas de nous révéler toute les choses cachées utiles à notre marche chrétienne !

4. MANGER LA CHAIR DE JÉSUS

Jean 6.51 : Le pain que je donnerai pour que le monde vive, c’est mon propre corps.

Jean 6.53-58 : Alors Jésus leur dit : Oui, vraiment, je vous l’assure : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme et si vous ne buvez pas son sang, vous n’aurez pas la vie en vous. Celui qui se nourrit de ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle, et moi je le ressusciterai au dernier jour. Car ma chair est vraiment une nourriture et mon sang est vraiment un breuvage. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui. Le Père qui m’a envoyé a la vie en lui-même, et c’est lui qui me fait vivre  ; ainsi, celui qui se nourrit de moi vivra lui aussi par moi. C’est ici le pain descendu du ciel. Il n’est pas comme celui que vos ancêtres ont mangé  ; eux, ils sont morts  ; mais celui qui mange ce pain-ci vivra pour toujours.

Jean 6.63 :  C’est l’Esprit qui donne la vie ; la chair ne sert à rien. Les paroles que je vous ai dites sont Esprit et vie.

En Jésus habite corporellement toute la plénitude de la divinité et nous avons tout pleinement en lui. Manger sa chair et boire son sang signifient recevoir dans la foi toute cette plénitude qui est à notre disposition en lui. A tout moment et en tout lieu nous pouvons manger sa chair et boire son sang et tout recevoir de lui : la force dans notre faiblesse, le courage dans nos moments de découragement, la sagesse dans nos hésitations et incertitudes, la consolation dans le deuil et l’affliction, la victoire dans toutes les épreuves et tentations !

Disons simplement : Seigneur Jésus, je mange maintenant ta chair et je bois ton sang, je reçois de ta grâce tout ce dont j’ai besoin maintenant, remplis-moi de ta plénitude et comble-moi des richesses de ta grâce et de ton amour ! Je crois que j’ai tout pleinement en toi, et que tous mes besoins sont satisfaits en toi. Merci, Seigneur !

Certains voient aussi dans le symbole de manger sa chair et boire son sang, une invitation à mourir à soi-même pour vivre avec lui : « Le moyen, pour l’homme pécheur, de réapproprier les fruits de la mort de Jé­sus, c’est d’en­trer avec lui, par la foi, dans une communion intime et personnelle, par laquelle il meurt avec lui et vit de sa vie. C’est ce que le Sauveur va exprimer par ses mots  :  manger sa chair et boire son sang  ».  (La Bible Annotée, Note sur Jean 6.51).

5. JÉSUS EST L’EAU VIVE

5.1 Boire le Saint Esprit

La Samaritaine s’étonne que Jésus, un Juif, lui demande à boire :
Jean 4.10 :  Jésus lui répondit : Si tu savais quel don Dieu veut te faire et qui est celui qui te demande à boire, c’est toi qui lui aurais demandé à boire et il t’aurait donné de l’eau vive.
Jean 4.13-14 : Celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif. Bien plus  : l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source intarissable qui jaillira jusque dans la vie éternelle.

L’eau est généralement un symbole du Saint Esprit ; même si la samaritaine n’avait jamais entendu parler du Saint Esprit, il semble bien que Jésus veuille parler du Saint Esprit et de la vie qu’il donne, la vie véritable à laquelle aspire profondément cette femme déçue et blessée par la vie : elle avait cinq maris, certains sont morts et les autres l’ont répudiée. Elle vit maintenant en concubinage avec le sixième.
Elle s’ouvre, sans tout comprendre, à ce langage de Jésus, elle boit l’eau vive qu’il lui propose, elle reçoit la vie qui la transforme.
Faisons pareil : buvons, en tout temps, le Saint Esprit que Jésus nous donne :
Jean 7.37-39 : Le dernier jour, le grand jour de la fête, Jésus, debout, s’écria : « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive. Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de lui, comme l’a dit l’Écriture. » Il dit cela à propos de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui. En effet, l’Esprit n’avait pas encore été donné parce que Jésus n’avait pas encore été élevé dans sa gloire.

Ô puissions-nous tous avoir une immense soif de cette eau vive que Jésus donne !
Les croyants, ce sont ceux qui ont été abreuvés du Saint Esprit :
1 Corinthiens 12.13 :
Nous avons tous été baptisés dans un seul Esprit pour former un seul corps et nous avons tous bu à un seul Esprit.

Continuons à boire ce Saint Esprit que Jésus donne généreusement. Nous pouvons, par exemple, prier ainsi :
Seigneur Jésus, je viens à toi car j’ai soif, j’ai soif de ton Saint Esprit et de la vie qu’il donne ! Donne-moi à boire de l’eau vive qui désaltère vraiment. Je reçois maintenant l’eau vive que tu donnes généreusement, je me laisse remplir du Saint Esprit, je reçois la vie en abondance, la paix et la joie du Saint Esprit ! J’ouvre mon âme, mon cœur et toute ma personne à l’action vivifiante, libératrice, purificatrice, sanctifiante, régénératrice du Saint Esprit ! Qu’il habite en moi, me remplisse, inspire toutes mes pensées, toutes mes paroles, tous mes actes et ma vie entière ! Qu’il me dirige toujours sur le droit chemin, qu’il m’instruise et m’explique ta Parole, qu’il m’aide à prier, qu’il intercède pour moi et augmente ma foi ; qu’il me console dans l’affliction et me fortifie pour les combats spirituels !
Je ne veux plus vivre par moi-même, de moi-même, pour moi-même ! Je veux vivre par le Saint-Esprit, du Saint Esprit et pour le Saint Esprit ! Que je sois immergé en lui et que je demeure en lui comme en toi ! Je veux constamment m’abreuver du Saint Esprit et en être toujours rempli ! Amen.

5.2 Le Rocher spirituel dans le désert

1 Corinthiens 10.3-4 : Nos pères ont tous mangé la même nourriture spirituelle. Ils ont tous bu la même boisson spirituelle, car ils buvaient de l’eau jaillie d’un Rocher spirituel qui les accompagnait ; et ce Rocher n’était autre que le Christ lui-même.

A deux reprises, dans le désert, Israël a bu l’eau d’un rocher :

La première fois, au début de ses pérégrinations dans le désert, Dieu demanda à Moïse de frapper le Rocher, type de Christ frappé à la croix :
Exode 17.5-6 :  L’Éternel dit à Moïse : « Passe devant le peuple et prends avec toi des anciens d’Israël. Prends aussi dans ta main ton bâton, celui avec lequel tu as frappé le fleuve, et marche ! Je me tiendrai devant toi sur le rocher d’Horeb. Tu frapperas le rocher, il en sortira de l’eau et le peuple boira. » Moïse agit ainsi sous les yeux des anciens d’Israël.

Le Rocher frappé est un type de Jésus frappé à la croix pour nous, afin que nous ayons la vie.

La deuxième fois, 40 ans plus tard, Dieu demanda à Moïse de parler au Rocher, pour signifier qu’en tous nos besoins nous devions parler à Jésus ! Agacé par les murmures du peuple, Moïse frappa le Rocher à deux reprises :
Nombres 20.7-12 : L’Éternel dit à Moïse : « Prends le bâton et convoque l’assemblée, toi ainsi que ton frère Aaron. Vous parlerez au Rocher en leur présence et il donnera son eau. Tu feras sortir pour eux de l’eau du Rocher et tu feras boire l’assemblée et leur bétail. » Moïse prit le bâton qui se trouvait devant l’Éternel, comme l’Éternel le lui avait ordonné. Moïse et Aaron convoquèrent l’assemblée en face du Rocher et Moïse leur dit : « Écoutez donc, rebelles ! Est-ce de ce Rocher que nous ferons sortir de l’eau pour vous ? » Puis Moïse leva la main et frappa deux fois le Rocher avec son bâton. Il sortit de l’eau en abondance. L’assemblée but, ainsi que le bétail. Alors l’Éternel dit à Moïse et à Aaron : « Puisque vous n’avez pas eu assez confiance en moi pour respecter ma sainteté devant les Israélites, vous ne ferez pas entrer cette assemblée dans le pays que je lui donne. »

Frapper le Rocher une 2è fois peut évoquer l’idée d’une 2è crucifixion de Christ. L’Épître aux Hébreux affirme que ceux qui commettent le blasphème contre le Saint Esprit, crucifient de nouveau pour eux-mêmes le Fils de Dieu et le déshonorent publiquement (Hébreux 6.6).
Il est certain que Moïse ne commit pas le blasphème contre le Saint Esprit, mais il offensa Dieu et il ne put entrer dans le pays de Canaan.

5.3 L’Éternel est le Rocher d’Israël 

Deutéronome 32.3-4,15,18 : Je proclamerai le nom de l’Éternel… Il est le Rocher… Jeshurun (celui qui est intègre) a méprisé le Rocher de son salut… Israël… tu as abandonné le Rocher qui t’a donné naissance… Voir aussi Esaie17.10 ; 26.4
L’apôtre Paul affirme que le Rocher d’Israël c’est en fait le Christ !
« Ce té­moi­gnage prouve, comme tant d’autres (1 Pierre 1.10 ; Jean 1.1, note) que l’au­teur de toutes les ré­vé­la­tions et de toutes les œuvres di­vines de l’an­cienne al­liance, aussi bien que de la nou­velle, c’est le Lo­gos de Dieu, la Pa­role éter­nelle, Jé­sus-Christ. Lui seul a pu s’é­crier au mi­lieu de son peuple, dans le dé­sert comme sous les por­tiques du temple  :  Qui­conque a soif qu’il vienne à moi et qu’il boive !  » (La Bible Annotée, Note sur 1 Corinthiens 10.4).

6. LA NOURRITURE DE JÉSUS

Jean 4.31-34 :  Entre-temps, les disciples pressaient Jésus en disant : Maître, mange donc  !
Mais il leur dit : J’ai, pour me nourrir, un aliment que vous ne connaissez pas. Les disciples se demandèrent donc entre eux : Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ? Jésus leur dit :
–  Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre.

Servir Dieu selon son plan, est une nourriture.
Les disciples étaient toujours avec Jésus et servaient Dieu de leur mieux, mais Jésus déclare qu’ils ne connaissaient pas cette nourriture. Il pourrait dire cela de beaucoup de chrétiens. Faire tout tout ce qui nous passe par la tête, c’est rarement faire la volonté de Dieu.
Une exhortation du Qoheleth a fait croire à bien des chrétiens que tout ce qu’ils faisaient était dans la volonté de Dieu :
Ecclésiaste 9.10 :
Tout ce que tu trouves à faire, fais-le avec l’énergie que tu as, car il n’y a plus ni activité, ni réflexion, ni science, ni sagesse dans le séjour des morts vers lequel tu es en route.

Mais l’Ecclésiaste n’avait pas la vision d’accomplir la volonté de Dieu.
Faire la volonté de Dieu consiste à entrer dans
les œuvres préparées d’avance afin que nous les accomplissions (Éphésiens 2.10).
Si nous ne cherchons pas la volonté de Dieu pour y obéir, nos œuvres ont bien des chances d’être
du bois, du chaume ou du torchis de paille qui seront consumés par le feu :
1 Corinthiens 3.15 Si l’œuvre de quelqu’un est consumée, il perdra sa récompense ; pour lui, il sera sauvé, mais comme au travers du feu.

Jésus insiste sur le fait que ce n’est pas lui, mais son Père qui a l’initiative de l’œuvre qu’il accomplit ; je suis en train, dit-il, de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre.
C’est parce qu’il est pleinement dans le plan et la volonté de Dieu que son œuvre est une nourriture : Son Père le remplit de forces physiques et spirituelles, de vie et d’Esprit Saint !
Il en est de même pour nous : Si nous sommes réellement au cœur de la parfaite volonté de Dieu pour nous, alors notre travail nous vaut une telle bénédiction, un tel renouvellement de notre énergie mentale, physique et spirituelle que nous nous sentons rassasiés psychiquement, physiquement et spirituellement !

7. LES TROIS PAINS EMPRUNTÉS

Luc 9.5-8 : Il leur dit encore : Supposons que l’un de vous ait un ami et qu’il aille le trouver au milieu de la nuit pour lui dire : Mon ami, prête-moi trois pains, car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi et je n’ai rien à lui offrir. Supposons que, de l’intérieur de sa maison, cet ami lui réponde : Ne m’ennuie pas, la porte est déjà fermée, mes enfants et moi sommes au lit, je ne peux pas me lever pour te donner des pains. Je vous le dis, même s’il ne se lève pas pour les lui donner parce que c’est son ami, il se lèvera à cause de son insistance et lui donnera tout ce dont il a besoin.

Un homme est dans l’incapacité de donner à son ami ce dont ce dernier a besoin, et ce à quoi il a droit.
Quand des personnes viennent à nous avec leurs besoins, leurs problèmes, leur misère… pour chercher de l’aide et que nous ne pouvons pas les aider, nous avons le droit et le devoir de faire appel à notre ami Jésus pour qu’il nous donne
trois pains, c’est-dire tout ce dont ces personnes ont besoin. S’il ne répond pas de suite, ce n’est pas le signe d’un refus, mais une invitation à persévérer dans notre demande.
Notre ministère consiste à recevoir de Jésus et à donner à nos amis dans le besoin.

Théophile Hammann

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