L’ALLIANCE DE DIEU AVEC ABRAM Genèse 15

 

  L’ALLIANCE DE DIEU AVEC ABRAM

   Genèse 15

Abram venait de remporter une victoire contre une coalition de quatre rois pour libérer son neveu Loth qui avait été enlevé dans une razzia. Il libéra, en fait, tous les prisonniers de ces quatre rois et reprit tous les biens qu’ils avaient emportés.

Abram fut béni par Melchisédek, le roi de Jérusalem. Son nom signifie roi de justice. Il était à la fois prêtre du Dieu très Haut (El Elyon) et roi. Il est ainsi un type de Christ.

Puis Dieu apparut à Abram pour le bénir et lui faire une double promesse : la terre de Canaan et une descendance plus nombreuse que les étoiles de ciel :

Gn 15.1 : Après ces événements, l’Éternel s’adressa à Abram dans une vision : Ne crains rien, Abram, lui dit l’Éternel, je suis ton bouclier protecteur, ta récompense sera très grande.

Abram et son clan étaient entourés de 10 peuplades hostiles et souvent jalouses de la prospérité d’Abram. Il n’était pas certain non plus que les quatre rois, dont son armée venait de défaire les troupes, n’allaient pas revenir à la charge pour se venger. Il avait besoin de protection. L’Éternel lui promit cette sécurité en territoire ennemi.

Nous aussi, nous avons besoin de cette sauvegarde et sans doute en aurons-nous besoin de plus en plus. A nous aussi, Dieu garantit sa haute et parfaite protection et il nous dit : Ne crains rien !

•  Dieu promit à Abram une grande récompense. Que voulut-il récompenser ? Certains pensent que Dieu voulut récompenser l’obéissance d’Abram, ses renoncements à son pays de naissance, à sa famille… En fait, Dieu était en train de donner de grandes promesses à Abram, de sceller une alliance avec lui et ses descendants, et, selon son habitude, il le récompensa pour ce que lui-même faisait en Abram et par lui. Dieu donne ce qu’il ordonne, il  bénit et couronne ce qu’il donne.

« Dieu est l’auteur de tout le bien que nous faisons ; c’est lui qui l’accomplit, comme c’est lui qui le commence. »  (Jacques-Bénigne Bossuet, 1627-1704).
Dans le régime de la grâce, Dieu suscite, accomplit en nous et pour nous, ce que nous sommes et faisons. Il produit en nous le vouloir et le faire :
Ésaïe 6.12 : Éternel, tu nous donnes la paix ; car tout ce que nous faisons, c’est toi qui l’accomplis pour nous.

Alors que je surveillais un examen, je donnai – irrégulièrement – un petit coup de pouce à une étudiante chrétienne. La note que je lui ai donnée récompensait donc partiellement, mon propre travail !
Dieu promit de récompenser tout ce qu’il produisait, suscitait et accomplissait lui même en Abram et par lui.
Il en est de même pour nous : il donne des œuvres préparées d’avance, des dons, des ministères… et il récompense ce qu’il donne !

15.2 : Abram répondit : Éternel Dieu, que me donnerais-tu ? Je n’ai pas d’enfant, et c’est Eliézer de Damas qui héritera tous mes biens.
15.3 : Tu ne m’as pas donné de descendance, poursuivit-il, et c’est un serviteur attaché à mon service qui sera mon héritier.

En entendant parler de récompense, Abram pensa immédiatement à ce qui lui tenait le plus à cœur et qui était une cause de grande souffrance pour lui : le couple était stérile et Saraï, son épouse, était ménopausée. Donc toutes les richesses matérielles que Dieu pouvait lui donner, reviendraient inévitablement à Eliézer, le serviteur qu’il avait choisi pour lui succéder à la tête du clan.

15.4 : Alors l’Éternel lui parla en ces termes : Non, cet homme-là ne sera pas ton héritier : c’est celui qui naîtra de toi qui héritera de toi.

Dieu est le Dieu de l’impossible. Il intervient souvent tard, mais pas trop tard !

15.5 : Puis Dieu le fit sortir de sa tente et lui dit : Contemple le ciel et compte les étoiles, si tu peux les compter. Et il ajouta : Tes descendants seront aussi nombreux qu’elles.

Dieu est un bon pédagogue : Il fit sortir Abram de sa tente et lui fit contempler les étoiles du firmament pour qu’il n’oublie jamais la promesse de Dieu.
Le nombre d’astres et objets célestes visibles à l’œil nu est d’environ 3000. Certains pensent qu’on devrait pouvoir en voir 5000 de plus dans de très bonnes conditions, mais personne n’a jamais essayé ! Ces nombres ne promettent pas une grande postérité à Abram !

Cependant l’expression si tu peux les compter laisse entendre qu’Abram ne pourra pas compter toutes les étoiles.

Avec les télescopes il est possible de voir plus d’un milliard d’objets célestes.

Le nombre d’étoiles théoriquement visibles est d’environ 10 à la puissance 23, soit 1023 ou 1 suivi de 23 zéros.
On estime que le nombre d’humains depuis Adam est d’environ 110 milliards, soit 10 à la puissance 11 ou 1011 ou 1 suivi de 11 zéros. Combien de chrétiens, qui sont aussi enfants d’Abram, parmi ces humains ? Sans doute entre 3 et 5 milliards ?
Je ne connais pas le nombres des Juifs depuis Abram. Probablement entre 200 et 250 millions ?

Il est remarquable que les descendants d’Abram soient comparés à des étoiles !
Les étoiles, dans la Bible, symbolisent souvent des anges ou autres êtres célestes.
Paul déclare que les croyants, qui jugeront les anges (déchus), sont fils d’Abraham, le croyant :
Romains 4.16-17 :
 La promesse se trouve confirmée à toute la descendance d’Abraham, c’est-à-dire non seulement à celle qui a la Loi, mais aussi à celle qui partage la foi d’Abraham. Il est notre père à tous, comme le dit l’Écriture : Je t’ai établi pour être le père d’une multitude de peuples. 

Galates 3.28-29 : Unis à Jésus-Christ, vous êtes tous un. Si vous lui appartenez, vous êtes la descendance d’Abraham et donc, aussi, les héritiers des biens que Dieu a promis à Abraham.

Dans le livre de l’apocalypse les anges symbolisent les envoyés des sept Églises,  Apocalypse 1.16,20. Ces envoyés pourraient être les représentants ou les chargés de mission délégués et dépêchés par les sept Églises auprès de l’apôtre Jean, sur l’île de Patmos.
Jésus est lui-même l’Étoile brillante du matin, Apocalypse 22.16

15.6 : Abram fit confiance à l’Éternel et, à cause de cela, l’Éternel le déclara juste. 

Abram ne fit pas confiance à Dieu pour le pardon des péchés ou la vie éternelle. Il crut en la promesse d’Adonaï concernant sa nombreuse descendance. Et à cause de cet acte de foi, il fut justifié, déclaré juste !
Il en est de même pour nous : chaque fois que nous recevons avec foi la Parole de Dieu, quelle qu’elle soit, nous sommes bénis, agrées de Dieu, déclarés justes et aimés de Dieu.
Romains 4.33 :
Mais ces mots : Cela lui fut compté…, n’ont pas été écrits pour lui seul. Ils l’ont été également pour nous à qui – de façon certaine – cela sera compté…

Notre foi honore Dieu. Nos doutes et incrédulités l’affligent ; ils sont une atteinte à sa nature loyale, fidèle et aimante.

Remarquons cependant qu’en ce qui concerne la promesse de la possession du pays de Canaan, Abraham demanda une confirmation ou un signe, 15.8

Ce verset 15.6 servit d’argument à Paul en faveur du salut par la foi, sans les œuvres :

Romains 4.19-25 : Bien qu’il considéra son corps, qui était comme mort – il avait presque cent ans – et celui de Sara, qui ne pouvait plus donner la vie, sa foi ne faiblit pas.  Au contraire : loin de mettre en doute la promesse et de refuser de croire, il trouva sa force dans la foi, en reconnaissant la grandeur de Dieu, et en étant absolument persuadé que Dieu est capable d’accomplir ce qu’il a promis.
C’est pourquoi, Dieu l’a déclaré juste en portant sa foi à son crédit.
 Or si cette parole : Dieu a porté sa foi à son crédit a été consignée dans l’Écriture, ce n’est pas seulement pour Abraham. Elle nous concerne nous aussi. Car la foi sera aussi portée à notre crédit, à nous qui plaçons notre confiance en celui qui a ressuscité Jésus notre Seigneur ;  il a été livré pour nos fautes, et il est ressuscité pour que nous soyons déclarés justes.

Cette fantastique promesse du salut par la foi ne pouvait être anéantie par la Loi venue 430 plus tard :
Galates 3.17-18 :
La partie légale de la Torah qui a été donnée 430 plus tard ne peut annuler un serment prêté par Dieu antérieurement et ainsi rendre vaine la promesse. Car si l’héritage est fondé sur la partie légale de la Torah, il ne provient donc plus de la promesse. Mais Dieu l’a donné à Abraham par la promesse… (La Bible Juive Complète (BJC), David Stern, Emeth-Edition).

A n’importe quelle époque de l’humanité, les humains n’ont pu plaire à Dieu et être pardonnés que par la confiance en Dieu !

15.7 :  Il lui dit : Je suis l’Éternel qui t’ai fait sortir d’Our des Chaldéens pour te donner ce pays en possession.

Le Dieu qui avait demandé à Abram de quitter son pays, sa famille et la maison de son père, c’est celui qui lui promit Canaan en possession, 12.1 ; 13.17
Canaan était occupé par de puissantes nations guerrières. Mais la terre entière appartient à l’Éternel et il la gère comme il veut :
Psaumes 24.1 :
La terre et ses richesses appartiennent à l’Éternel. L’univers est à lui avec ceux qui l’habitent.
C’est Dieu qui fixe les limites à chaque nation.

15.8 :  – Seigneur Dieu, répondit Abram, comment aurai-je la certitude que je le posséderai ?

Abram fit confiance à Dieu en ce qui concerne une nombreuse descendance, mais demanda une preuve ou un signe quand Dieu promit de donner le pays en possession au peuple issu de lui. En réponse à sa demande, Dieu fit alliance avec lui.

Nous avons aussi le droit de discuter, d’une part avec Dieu, parce qu’il est notre bon Père céleste, et d’autre part avec Jésus, parce que par notre obéissance, nous sommes devenus ses amis.

15.9 : Dieu lui dit : Va chercher une génisse, une chèvre et un bélier (ou un bouc) ayant chacun trois ans, une tourterelle et un jeune pigeon.

Chacun des trois mammifères constituait, sous la loi, un sacrifice complet ; il en était de même de la paire de Columbidés. Dieu demanda un sacrifice vraiment complet. La génisse était offerte pour expier un meurtre anonyme ; la paire de tourterelles ou de jeunes pigeonneaux était offerte par les pauvres à la naissance d’un nouveau-né.

Ce quadruple sacrifice est un type du sacrifice complet, total, absolu et éternellement valable de l’Agneau de Dieu.

15.10 : Abram alla prendre ces animaux, les coupa tous en deux par le milieu, excepté les oiseaux, et pour chacun d’eux disposa les deux moitiés face à face.

En Canaan et tous les pays voisins les alliances étaient très habituellement ratifiées par un passage des contractants de l’alliance entre les morceaux d’un animal coupé en deux ou entre deux columbidés.
Ce rite signifiait : que les dieux fassent à celui qui romprait l’alliance, ce qui a été fait aux animaux découpés.
Quand Sédécias et les responsables politiques et religieux de Juda conclurent une alliance avec le peuple, stipulant que chacun affranchirait ses esclaves hébreux, ils passèrent entre les deux parties d’un veau coupé en deux :
Jérémie 34.18-20 :
Je livrerai ces hommes qui ont transgressé cette alliance que j’avais ratifiée. Car vous n’avez pas tenu les engagements que vous aviez pris lorsque vous avez conclu cette alliance devant moi en coupant un veau en deux et en passant entre les deux moitiés. Vous, les dirigeants de Juda et de Jérusalem, les hauts fonctionnaires de la cour, les prêtres et tous les gens du pays qui êtes passés entre les deux moitiés du veau, je vous livrerai à vos ennemis et à ceux qui en veulent à votre vie…

Dieu accepta de se plier à cette coutume de l’époque pour conclure une alliance solennelle avec Abram.

15.11 : Des oiseaux de proie fondirent sur les bêtes mortes, mais Abram les chassa.

Ces oiseaux de proie représentent les démons qui veulent empêcher la ratification de l’alliance.

A une période de notre vie où on faisait beaucoup de sorcellerie contre nous, des corbeaux se jetaient quotidiennement contre les vitres de notre maison. Ils retombaient assommés, mais au bout de peu de temps ils se relevaient et se projetaient encore et encore contre les vitres jusqu’à les couvrir de sang.
Cela dura 6 ans ! On cherchait à nous tuer par sorcellerie.

Abram chassa ces rapaces, mais moi, à l’époque, je n’avais pas la force de le faire !

15.12 : Au moment où le soleil se couchait, une grande torpeur s’empara d’Abram et, en même temps, l’angoisse le saisit dans une profonde obscurité. 

15.12 : BJC : Alors que le soleil se couchait, un profond sommeil tomba sur Avram ; la terreur et une obscurité profonde tombèrent sur lui.

Une longue attente dans le silence et l’obscurité ! Dieu n’était pas pressé ! Ténèbres, apathie, épuisement, frayeur, angoisse… Tout le programme du diable contre les élus de Dieu !

15.13 : Le Seigneur lui dit : Sache bien que tes descendants vivront en étrangers dans un pays qui ne leur appartiendra pas, on en fera des esclaves et on les opprimera pendant quatre cents ans.

Dieu annonça le long séjour d’Israël en Égypte et son rude esclavage. Durant cette période le nombre d’Israélites passa de 70 individus à plusieurs millions (voir Nombres 1.45-47).
Par cette annonce Dieu se révéla comme le Dieu de l’histoire. Il décide tout à l’avance et il le réalise. Il préside aux destinées des peuples et des nations.
Une des raisons de cet esclavage semble avoir été la volonté de Dieu d’empêcher l’assimilation des Israélites par les peuplades païennes. Israël cherchait sans cesse à imiter les nations au milieu desquelles il vivait : mariages avec des païens, adoption de leurs divinités… En particulier l’esclavage dans le pays de Goshen empêcha l’assimilation des Israélites par le peuple Égyptien idolâtre. Une autre raison fut certainement de forger, par l’esclavage, une mentalité humble du peuple de Dieu.

15.14 : Mais j’exécuterai mon jugement contre la nation qui les aura réduits en esclavage et ils quitteront le pays chargés de grandes richesses. 

Dieu permet des injustices ; il les utilise même pour réaliser ses plans et projets, mais ensuite il châtie les coupables avec justice.
Quand nous avons l’impression d’être traités injustement, restons paisibles et confiants. Tout cela vient de Dieu qui nous rendra justice en son temps !
Toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu…


15.15 : Quant à toi, tu rejoindras en paix tes ancêtres, et tu seras enterré après une heureuse vieillesse. 

Des dizaines de millions de personnes meurent chaque année de mort prématurée à cause du péché et des malédictions.

Abram mourut dans la paix et rassasié de jours.
Un chrétien doit demander dans la prière de ne pas mourir avant d’avoir accompli toutes les œuvres que Dieu a préparées d’avance pour lui.

15.16 : C’est seulement à la quatrième génération que tes descendants reviendront ici car, jusqu’à présent, les Amoréens n’ont pas encore mis le comble à leurs crimes.

Abram ayant eu son fils à l’âge de 100 ans, Dieu attribua à une génération la durée de 100 ans ! Dans ce cas, 4 générations font 400 ans.

Les Amoréens commettaient des crimes abominables (immoralité, orgies, violence, sacrifices d’enfants, culte idolâtre aux démons… ) mais n’étaient pas encore mûrs pour le jugement. Dieu veut que chacun arrive au bout du chemin qu’il a choisi avant de recevoir la rétribution divine :
Apocalypse 22.11 :
Que celui qui commet le mal continue à mal agir. Que celui qui est impur continue à s’adonner à l’impureté ; mais que celui qui est juste continue à faire ce qui est juste, et que celui qui est saint continue à se purifier.

Ne perdons pas courage face aux abominables péchés, injustices, crimes qui se pratiquent actuellement dans le monde entier. Quand ils auront atteint le comble, le jugement de Dieu frappera toute la terre.

15.17 :  Lorsque le soleil fut couché et que l’obscurité fut totale, un tourbillon de fumée et une torche de feu passèrent soudain entre les animaux partagés.
15.18 : Ce jour-là, l’Éternel fit alliance avec Abram et lui dit : Je promets de donner à ta descendance tout ce pays, depuis le fleuve d’Égypte jusqu’au grand fleuve, l’Euphrate,
15.19 : le pays des Qéniens, des Qeniziens, des Qadmonéens, 20 des Hittites, des Phéréziens, des Rephaïm, 21 des Amoréens, des Cananéens, des Guirgasiens et des Yebousiens.

Dieu se présenta dans un feu qui passa entre les animaux découpés. Le passage entre les deux moitiés de chaque animal rendit l’alliance valide. Dieu scella ainsi quatre fois son alliance, pour signifier qu’il ne la violera jamais.

Toute parole de Dieu est déjà absolument certaine. Quand il se répète, la véracité de cette parole est encore renforcée. Par exemple quand Jésus dit : Amen, amen, il veut dire que sa parole est d’une validité et d’une vérité absolues. A propos des deux rêves de pharaon au sujet des 7 vaches grasses puis maigres et des 7 épis pleins puis secs, Joseph déclara :
Genèse 41.32 :
Si le rêve du pharaon s’est répété par deux fois, c’est que Dieu a irrévocablement décidé la chose et qu’il va l’exécuter sans délai.

Le Seigneur voulut que Pierre, après son reniement, lui déclare à trois reprises qu’il l’aimait ! C’était la condition d’une réhabilitation totale.

Par cette quadruple alliance Dieu s’engagea d’une manière absolument irrévocable à donner aux descendants d’Abram tous les territoires entre la Méditerranée et l’Euphrate ! Salomon avait le contrôle de ces territoires, mais il est possible que le territoire d’Israël s’étende réellement, un jour, de la Méditerranée à l’Euphrate !

Remarquons la bonté de Dieu qui accepte de se plier ainsi à une coutume humaine !

En passant visiblement entre les morceaux des animaux sacrifiés, Dieu s’engagea à tenir sa promesse territoriale, sa promesse d’une grande descendance et sa promesse de bénir toutes les nations en Abram.

Mais Abram ne passa pas entre ces animaux découpés ! Il ne s’engagea pas, seul Dieu s’engagea irrévocablement à tenir ses promesses !
Une telle alliance ne peut être rompue ! Elle est une préfiguration de la nouvelle alliance, l’alliance de la grâce.
L’alliance de la Loi fut acceptée par le peuple qui s’engagea à respecter les commandements de Dieu, Exode 19.7-8 ; 24.7-8. Cette alliance mosaïque était donc brisée sans arrêt et renouvelée à plusieurs reprises.
Mais la nouvelle alliance dans le sang de Jésus est une alliance de grâce dans laquelle Dieu fait tout sans rien nous demander, si ce n’est de dire merci : il donne l’Agneau qui devait être sacrifié, il pardonne gratuitement les péchés, il accorde gratuitement le Saint Esprit qui est Médiateur de la Nouvelle Alliance, il met ses lois dans nos cœurs, il devient notre Dieu et fait de nous son peuple, il devient notre Père !

Nous ne prenons aucun engagement, et ne courons donc aucun risque de briser cette nouvelle alliance ! Elle est éternelle !

Prions : Père éternel, merci pour ta Parole qui est si merveilleuse, merci pour ta bonté à l’égard d’Abram. Merci parce qu’il est devenu le père de tous ceux qui croient, parce qu’il est notre père à tous, parce que nous sommes la descendance d’Abraham et donc aussi les héritiers des biens que Dieu a promis à Abraham, merci parce que nous avons part à la bénédiction d’Abraham le croyant ! Merci parce que nous sommes bénéficiaires de la nouvelle alliance dans le sang de Jésus dont Dieu est le seul garant et que nous ne pouvons pas briser ! Merci parce que tu récompenses généreusement tout ce que tu produis en nous et par nous, merci parce que tu nous aimes du même amour que tu as témoigné à Abraham, tu prends soin de nous… et nous voulons te faire confiance en toute circonstance. Tu es merveilleux ! Tu es notre lot, notre héritage, notre trésor.
Nous t’appartenons et t’aimons pour toujours. Amen.

Théophile Hammann

 

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*