LE MOQUEUR

LE MOQUEUR

La moquerie n’est pas un vice qu’on dénonce en France, parce qu’elle est le pays de la moquerie. Un moqueur invétéré, mondialement connu, François-Marie Arouet, dit Voltaire (18è s.) s’est moqué de tout ce qu’il connaissait et même de ce qu’il ne connaissait pas comme la philosophie de Leibnitz.

Une lecture superficielle de la Bible pourrait faire croire que le substantif moqueur désigne simplement le méchant, l’homme sans Dieu. Mais il n’en est rien : le terme moqueur dans la Bible désigne bien les mêmes personnes que le mot contemporain moqueur, même si en outre il peut être impie.

Des taquineries, des facéties, des lutineries innocentes, affectueuses ou amicales peuvent exister. Mais généralement les moqueries blessent.

A. DESCRIPTION DU MOQUEUR

La moquerie est une disposition habituelle à tourner quelqu’un en dérision, à railler, à exprimer des sarcasmes.
« 
La moquerie a cela de redoutable qu’elle rend ridicules ceux dont on se moque. » (Alain, Propos, 1913, p.159).
La moquerie exprime généralement le dédain, le mépris, la morgue.
Dans les Écritures le moqueur est un personnage complexe, peu sympathique.

1. Il agit par orgueil

Proverbes 21.24 : Le moqueur est un homme arrogant et hautain qui agit poussé par un orgueil démesuré.

Dans la moquerie il y a différents degrés d’arrogance, mais elle semble toujours présente.
La moquerie est sœur de l’insolence, de l’infatuation.
L’orgueil est l’un des péchés que Dieu condamne le plus.

2. Le moqueur est inenseignable

Proverbes 15.12 : Le moqueur n’aime pas qu’on le reprenne, c’est pourquoi il ne demande pas l’avis des sages.

Il n’y a pas de honte à demander conseil, tout homme avisé le fait, mais le moqueur aura beaucoup de mal à le faire ! Il s’imagine qu’accepter la suggestion d’un sage lui ferait perdre la face.
Proverbes 9.7-9 : Celui qui instruit le moqueur récolte le mépris, et celui qui reprend le méchant s’attire ses insultes. Ne reprends donc pas le moqueur, car il te haïra ; si tu reprends un sage, il t’en aimera davantage. Oui, donne des conseils au sage, et il sera plus sage encore. Instruis le juste, il enrichira son savoir.

Il y a une progression de l’instruction à la répréhension :
Chercher à instruire le moqueur, c’est tenter de lui expliquer un autre point de vue que le sien. Il réagit à cette démarche bienveillante par l’insolence et l’arrogance.
La répréhension du moqueur ou du méchant consiste à attirer son attention sur ce qui devrait changer, c’est aussi, sans doute, lui faire des remontrances. Le moqueur y répond par l’affront et l’infamie. Le moqueur est trop orgueilleux pour accepter d’être repris ; il réagit donc par l’offense et la haine.
La réaction du moqueur est à l’opposé de celle du sage : le sage reçoit l’instruction et la répréhension avec reconnaissance et il en fait son profit. C’est ainsi qu’on reconnaît le sage et l’insensé.
Proverbes 12.1 : SEM : Qui aime la connaissance désire être corrigé, qui déteste les réprimandes n’est qu’un sot.
Proverbes 12.1 : SG21 : Celui qui aime l’instruction aime la connaissance, celui qui déteste le reproche est un idiot.
Proverbes 13.1 :
Un fils sage tient compte de l’éducation qu’il a reçue de son père, mais le moqueur n’accepte jamais les reproches.

Le père n’est pas infaillible, mais le sage honore et respecte son père, il voit tout ce qu’il y a de positif chez lui.
Proverbes 30.17 :
Les yeux qui se moquent d’un père et qui dédaignent l’obéissance envers une mère seront crevés par les corbeaux de la vallée et dévorés par les petits de l’aigle.

Se moquer de ses parents, c’est leur manquer du respect commandé par le 5è commandement :
Exode 20.12 : Honore ton père et ta mère afin de jouir d’une longue vie dans le pays que l’Éternel ton Dieu te donne.
Manquer de respect envers ses parents est une malédiction :
Deutéronome 27.16 : Maudit soit celui qui traite son père ou sa mère avec mépris.
Le moqueur est réfractaire à la répréhension ou à la remontrance. Ce jugement du sage Salomon semble outré. Mais n’oublions pas qu’il fut le plus sage des hommes (1 Rois 3.12), Jésus exclu, et qu’indépendamment de sa sagesse il exprime la pensée de Dieu.
Je voudrais vous poser une question : Connaissez-vous beaucoup de personnes qui acceptent les réprimandes avec reconnaissance et vous en aiment ensuite davantage ?

Naturellement, si Dieu donne au moqueur la grâce de se repentir, il sera pardonné et il changera de comportement !

3. Le moqueur fait horreur aux hommes

Le comportement du ricaneur choque les autres hommes, mais il ne s’en rend pas compte. Il peut manifester une méchanceté injuste, humiliante et sans cause. Par exemple :
Proverbes 17.5 : Se moquer du pauvre c’est outrager son Créateur, qui se réjouit du malheur d’autrui ne restera pas impuni.
Proverbes 24.9 : Les machinations insensées sont coupables, et le moqueur se rend odieux.
L’homme persifleur, sarcastique
n’est pas aimé, parce qu’il manifeste un état d’esprit détestable et de surcroît incorrigible.

Assurément, cette description du moqueur peut choquer. Mais il y a des degrés dans la moquerie ; on peut être plus ou moins moqueur !

B. DIEU EXPOSE-T-IL À LA MOQUERIE ?

1. Le prophète Élie se moque des faux prophètes
Le prophète Élie se moque des 450 prophètes de Baal, parce que leurs prières, gesticulations et agitations restent sans réponse :
1 Rois 18.27-29 :
Vers midi, Élie se moqua d’eux et leur dit : Criez plus fort ! Puisqu’il est dieu, il doit être plongé dans ses réflexions, ou il a dû s’absenter, ou bien il est en voyage ! Ou peut-être dort-il et faut-il le réveiller. Les prophètes crièrent à tue-tête et se firent, selon leur coutume, des incisions dans la peau à coups d’épées et de lances jusqu’à ce que le sang ruisselle sur leur corps. L’heure de midi était passée et ils demeurèrent encore dans un état d’exaltation jusqu’au moment de l’offrande du soir. Mais il n’y eut ni voix, ni réponse, ni aucune réaction.
Ces moqueries représentent une dernière interpellation avant le massacre qui aura lieu peu après :
1 Rois 18.40 :
Élie leur ordonna : Saisissez les prophètes de Baal, qu’aucun d’eux ne s’échappe ! Ils se saisirent d’eux. Élie les fit descendre dans le ravin du Qishôn pour les y égorger.
Ou bien, Élie a-t-il eu tort de se moquer ainsi cruellement des faux-prophètes et sa profonde dépression subséquente serait-elle une conséquence de ce péché d’immodestie ?

2. Dieu livre Israël à la moquerie des peuples païens
Il n’y a aucun péché en Dieu. Quand il livre Israël à la moquerie des nations voisines, il exerce sur son peuple un jugement censé le conduire à la repentance :
2 Chroniques 29.8 : Aussi la colère de l’Éternel a été sur Juda et sur Jérusalem, et il les a livrés au trouble, à la désolation et à la moquerie, comme vous le voyez de vos yeux.
Jérémie 29.18 : Je ferai d’eux une source de terreur pour tous les royaumes de la terre, un sujet de malédiction, de consternation, de moquerie et d’insulte dans toutes les nations où je les chasserai. 
Jérémie 18.16 : Ils ont fait de leur pays, un objet de désolation, d’éternelle moquerie ; tous ceux qui y passent sont stupéfaits et secouent la tête.
Ézéchiel 22.4 : (Jérusalem) je te rends un objet d’opprobre pour les nations et de moquerie pour tous les pays.
Jérémie 19.8 : Je ferai de cette ville un objet de désolation et de moquerie.

Dieu fait boire aux nations coupables la coupe du vin de sa colère :
Jérémie 25.18 : Je fis boire Jérusalem, les villes de Juda, ses rois et ses chefs, pour en faire une ruine, un objet de désolation, de moquerie et de malédiction, comme cela se voit aujourd’hui.
Ézéchiel 23.32 : Voici ce que déclare le Seigneur, l’Éternel : La coupe que ta sœur a bue, tu la boiras aussi, coupe large et profonde, qui donnera à rire, à se moquer, tant elle est pleine.
Psaumes 79.4 : Nous sommes devenus un objet d’opprobre pour nos voisins, de moquerie et de risée pour ceux qui nous entourent.

Des Qoréites demandent à Dieu pourquoi il a abandonné Israël aux quolibets et aux persiflages des nations païennes voisines et réclament sa grâce :
Psaumes 44.14-15 : Tu nous as livrés aux railleries de nos voisins. Tous ceux qui nous entourent se rient et se moquent de nous. Tu fais de nous la risée d’autres peuples. En nous voyant, les étrangers secouent la tête en ricanant.
Les pèlerins en route vers le temple se lamentent pareillement :
Psaumes 123.3-4 : Fais-nous grâce, Éternel, fais-nous grâce, car nous n’en pouvons plus d’être méprisés, nous en avons plus qu’assez des moqueries des orgueilleux, du mépris des hautains !

Dieu livre son peuple aux gausseries et à la dérision des païens comme il le livrera plus tard à la violence sanguinaire des Babyloniens. Mais tous rendront compte du mal qu’ils auront fait au peuple de Dieu.

3. Israël se moque du roi d’Assyrie
Quand le roi d’Assyrie menaça Israël et insulta l’éternel, le roi Ezéchias demanda à Ésaïe d’intercéder pour lui.
2 Rois 19.20-23
 : Alors Ésaïe, fils d’Amots, fit dire à Ezéchias : Voici ce que dit l’Éternel, le Dieu d’Israël : J’ai entendu la prière que tu m’as adressée au sujet de Sennachérib, le roi d’Assyrie. Voici la parole que l’Éternel a prononcée contre lui : Elle te méprise, elle se moque de toi, la vierge, la fille de Sion. Elle hoche la tête sur toi, la fille de Jérusalem. Qui as-tu défié et insulté ? A qui t’es-tu attaqué par tes paroles ? Tu as lancé un regard insolent sur le Saint d’Israël ! Par l’intermédiaire de tes messagers tu as défié le Seigneur, 
Dieu est bon, mais on ne peut pas impunément le provoquer ni se moquer de lui. Il traite les hommes comme ils le traitent (2 Samuel 22.26-28 ; Psaumes 18.26-28 ; 2 Chroniques 15.1-2 ; 1 Samuel 2.30). Les envoyés du roi d’Assyrie se sont moqués de Dieu et l’ont outragé. Alors Dieu le leur rend :
2 Rois 19.35-36 :
 Cette nuit-là, l’ange de l’Éternel intervint dans le camp assyrien et y fit périr cent quatre-vingt-cinq mille hommes. Le matin, au réveil, le camp était rempli de tous ces cadavres. Alors Sennachérib, roi d’Assyrie, leva le camp et repartit pour Ninive, où il resta.
Galates 6.7 : Ne vous y trompez pas : on ne se moque pas de Dieu. Ce qu’un homme aura semé, il le récoltera aussi.

4. Dieu livre Babylone à la moquerie du monde entier
Jérémie 51.37 : Babylone sera un monceau de ruines, un repaire de chacals, un objet de désolation et de moquerie ; il n’y aura plus d’habitants.

C. DIEU SE MOQUE-T-IL ?

1. La Sagesse se moque des moqueurs
La Sagesse donne son Esprit (Pr 1.23), elle est donc la Parole, le Verbe, le Logos, le Fils de Dieu.
On peut la prier, la chercher et la trouver (Pr 1.28) ; l’écouter, c’est craindre l’Éternel (Pr 1.29).
Celui qui l’écoute habitera en sécurité, il vivra tranquille, sans avoir à redouter le malheur (Pr 1.33). La Sagesse c’est la 2è Personne de la Trinité avant l’incarnation.
Proverbes 1.20-33 : La Sagesse crie bien haut dans les rues, sa voix résonne sur les places publiques. Dominant le tumulte, elle appelle. Près des portes de la ville, elle fait entendre ses paroles, disant : Gens sans expérience, jusques à quand vous complairez-vous dans votre inexpérience ? Et vous, moqueurs, jusqu’à quand prendrez-vous plaisir à vous moquer ? Et vous, insensés, jusqu’à quand détesterez-vous la connaissance ? Écoutez mes avertissements, voici : je répandrai sur vous mon Esprit et je vous ferai connaître mes paroles. J’ai appelé et vous m’avez résisté, j’ai tendu la main et personne n’y a prêté attention. Vous avez rejeté tous mes conseils et vous n’avez pas voulu de mes avertissements. C’est pourquoi, lorsque le malheur fondra sur vous, je rirai, quand la terreur vous saisira, je me moquerai. Quand l’épouvante, comme une tempête, viendra sur vous, que le malheur fondra sur vous comme un ouragan, et que la détresse et l’angoisse vous assailliront, alors ils m’appelleront, mais je ne répondrai pas. Ils me chercheront, mais ne me trouveront pas. Puisqu’ils ont détesté la connaissance et qu’ils n’ont pas choisi de craindre l’Éternel, qu’ils n’ont pas voulu de mes conseils et qu’ils ont dédaigné tous mes avertissements, eh bien, ils récolteront les fruits de leur conduite et ils se repaîtront jusqu’à ce qu’ils en aient plus qu’assez de leurs propres projets. Car la présomption des gens inexpérimentés causera leur mort, et l’assurance des insensés les perdra. Mais celui qui m’écoute habitera en sécurité, il vivra tranquille, sans avoir à redouter le malheur.
La Sagesse se moque (Pr 1.26) des moqueurs (Pr 1.22). Le Christ traite les hommes comme ils le traitent. Cette punition est censée les mettre sur le bon chemin. C’est anodin par rapport aux malheurs qui frapperont les moqueurs invétérés.

2. Dieu se moque des moqueurs

2.1 Dieu se moque de ceux qui se moquent pour blesser
L’Éternel se gausse des moqueurs (Pr 3.34) mais le contexte prouve qu’il cherche à les interpeller, à parler aux moqueurs un langage qu’ils peuvent comprendre :
Proverbes 3.32-35 :
L’Éternel a en horreur les gens pervers, mais il réserve son intimité aux hommes droits. La malédiction de l’Éternel pèse sur la maison du méchant, mais il bénit la demeure des justes. Il se moque des moqueurs, mais il accorde sa faveur aux humbles. L’honneur sera la part des sages, mais les insensés porteront la honte.
La troupe que le roi Saül a envoyée pour capturer ou peut-être tuer David est remplie de méchanceté et de toutes sortes de mauvais sentiments. David demande à l’Éternel de le protéger. Il affirme que Dieu se moque de cette patrouille :
Psaumes 59.9 :
Mais toi, Éternel, tu ris de ces gens, tu te moques de tous ces impies.
Dieu traite ces méchants comme ils le traitent.
Galates 6.7 : On ne se moque pas de Dieu…

2.2 Dieu se moque des nations pleines de fureur et de dérision
Quand les nations se révoltent avec arrogance contre Dieu et son Fils, offensant ainsi gravement la majesté divine, Dieu utilise leur propre langage pour les toucher : la raillerie, mais aussi une juste et sainte colère. (Ces versets décrivent exactement ce qui se passe actuellement dans le monde.)
Psaumes 2.1-5 : Pourquoi tant d’effervescence parmi les nations ? Et pourquoi les peuples trament-ils ces complots inutiles ? Pourquoi les rois de la terre se sont-ils tous soulevés et les grands conspirent-ils ensemble contre l’Éternel et contre l’homme qui a reçu l’onction de sa part ? Ils s’écrient : « Faisons sauter tous leurs liens et jetons au loin leurs chaînes ! » Mais il rit, celui qui siège sur son trône dans les cieux. Le Seigneur se moque d’eux. Dans sa colère il leur parle, sa fureur il les épouvante.
La moquerie et la colère de Dieu sont justes, pures et saintes. Elles sont l’expression de son puissant amour offensé.
La moquerie et la colère de Dieu, pas plus que sa jalousie ne peuvent justifier les moqueries, les jalousies et les colères coupables des humains.
Oui, les jalousies de Dieu sont saintes. Les nôtres ne le sont pas !

D. LES CHRÉTIENS SONT EXPOSÉS AUX MOQUERIES

1. Les Juifs se sont moqués de Jésus 
Matthieu 27.41-44 :
Les chefs des prêtres, avec les spécialistes de la loi et les anciens, se moquaient aussi de lui et disaient : Il en a sauvé d’autres et il ne peut pas se sauver lui-même ! S’il est roi d’Israël, qu’il descende maintenant de la croix et nous croirons en lui. Il s’est confié en Dieu ; que Dieu le délivre maintenant, s’il l’aime ! En effet, il a dit : Je suis le Fils de Dieu. Les brigands crucifiés avec lui l’insultaient eux aussi de la même manière.
Luc 22.63-65 : Les hommes qui gardaient Jésus se moquaient de lui et le frappaient. Ils lui mirent un voile sur le visage et ils l’interrogeaient en disant : Devine qui t’a frappé ! Et ils proféraient contre lui beaucoup d’autres insultes.
En fait les prêtres, les pharisiens, les magistrats, tout le peuple, tous les hommes se sont moqués de Jésus !

2. Les chrétiens sont en butte aux railleries
Le monde fait aux disciples ce qu’il a fait au Maître :
Jean 15.20 :
S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront vous aussi !
Hébreux 11.36 :  D’autres encore ont subi les moqueries et le fouet, les chaînes et la prison.
Dans les derniers temps, les moqueries augmenteront :
2 Pierre 3.3 : Sachez tout d’abord que, dans les derniers jours, des moqueurs viendront, qui vivront au gré de leurs propres désirs. Ils tourneront votre foi en ridicule… 
Jude 1.18 :
A la fin des temps il y aura des moqueurs qui vivront en suivant leurs désirs impies.

E. QUE FAIRE FACE AUX MOQUEURS ?

1. Faut-il reprendre les moqueurs ?
Nous avons vu qu’il est vain de vouloir corriger un moqueur, sauf si Dieu a compassion de lui :
Proverbes 9.7-8 :
Corriger un moqueur, c’est s’attirer la confusion et reprendre un méchant, s’attirer un affront. Ne reprends donc pas le moqueur, car il te haïra.
Cependant la Parole de Dieu envisage la punition du moqueur, non pas pour le corriger, mais pour enseigner la sagesse aux sots qui sont témoins des châtiments :
Proverbes 19.25 : Punis le moqueur, et celui qui est inexpérimenté acquerra de l’intelligence, mais reprends simplement l’homme intelligent : il comprendra la leçon.
Proverbes 21.11 : SEM : Quand le châtiment atteint le moqueur, l’inexpérimenté en devient sage, et quand on instruit le sage, il acquiert de la connaissance.
Quand Dieu punit le moqueur, ce n’est pas le moqueur qui est corrigé, mais ce sont les personnes sages témoins de son châtiment !
Châtier le moqueur limite son influence corruptrice sur les autres.
Mais comment le châtier ? Peut-être en lui disant franchement et publiquement la vérité en face, pour que les autres éprouvent de la crainte. Quelques fois les scandales sont utiles !

2. Ne pas fréquenter le moqueur
Psaumes 1.1-3 : Heureux l’homme qui ne suit pas le conseil des méchants, qui ne s’arrête pas sur la voie des pécheurs et ne s’assied pas en compagnie des moqueurs, mais qui trouve son plaisir dans la loi de l’Éternel et la médite jour et nuit ! Il ressemble à un arbre planté près d’un cours d’eau : il donne son fruit en sa saison, et son feuillage ne se flétrit pas. Tout ce qu’il fait lui réussit.
Les moqueurs ont une influence délétère sur ceux qui les fréquentent !
Il est prudent de les éviter !

3. Chasser les moqueurs
Proverbes 22.10 : Chasse le moqueur, et la discorde prendra fin : les querelles et les insultes cesseront.
Les moqueurs créent des problèmes. Il est sage de s’en défaire d’une manière ou d’une autre.

F. QUEL EST LE CHÂTIMENT DU MOQUEUR ?

Nous ne considérons pratiquement jamais la moquerie comme un péché, mais elle est en réalité un péché fort laid, malfaisant, pernicieux et en outre, fort répandu  !
1. Le jugement immanent
La justice immanente, est la justice (divine) dont la sanction est impliquée dans l’acte qui encourt la réprobation.
Proverbes 9.12 : Si tu es sage, c’est toi qui en profiteras, mais si tu es moqueur, tu en supporteras toi seul les conséquences. Proverbes 19.29
Il y a des conséquence négatives et douloureuses à la moquerie.
Le sarcasme et le persiflage sont des méchancetés et le méchant n’échappe pas au châtiment :
Proverbes 12.21 :
Aucun trouble n’atteint le juste, tandis que les méchants sont accablés de maux.
Proverbes 13.21 :  Le malheur poursuit les pécheurs, tandis que le bonheur récompense les justes.
Proverbes 22.5 : Le chemin des hommes pervers est parsemé d’épines et de pièges, celui qui tient à sa vie s’en tiendra éloigné.

• Le moqueur ne peut trouver la sagesse
Proverbes 14.6-7 : Le moqueur a beau chercher la sagesse : elle lui échappe, alors que la connaissance est facilement à la portée de l’homme de bon sens. Éloigne-toi de l’insensé,
car il n’a aucun savoir à te communiquer.
La punition du moqueur est qu’il demeure un insensé. Il faut s’éloigner du moqueur-insensé.
Le moqueur voudrait comprendre la Bible, découvrir la pensée de Dieu, connaître la volonté de Dieu… mais il n’y arrive pas !

Le moqueur est antipathique
Proverbes 24.9 : …le moqueur fait horreur aux hommes.
Ceci est un terrible châtiment !
Les gens ont tendance à rejeter les persifleurs :
Proverbes 29.8 :
Les moqueurs jettent des brandons de discorde dans une ville ; or les gens on horreur du moqueur.
Proverbes 22.10 : Chasse le moqueur, et la querelle prendra fin ; les disputes et les outrages cesseront.
On n’aime en général pas le moqueur parce qu’il blesse injustement :
« Gardons-nous de l’ironie en jugeant. De toutes les dispositions de l’esprit, l’ironie est la moins intelligente. » (Charles-Augustin Sainte-Beuve, 1804-1869).
« L’ironie est une insulte déguisée en compliment. » (Edwin Percy Whipple, 1819-1886).
« Esprit moqueur, petit esprit. La moquerie est la fiente de l’esprit critique. » (Pierre Reverdy, 1889-1960).
« La moquerie est la fumée des cœurs petits. » (Lord Alfred Tennyson, 1809-1892).
« La moquerie est souvent indigence d’esprit. » (Jean de La Bruyère, 1645-1696).
« La moquerie est le langage du mépris, et l’une des manières dont il se fait le mieux entendre : elle attaque l’homme dans son dernier retranchement, qui est l’opinion qu’il a de lui-même. » (Jean de La Bruyère, 1645-1696).

2. Dieu peut punir sévèrement la moquerie 
Ésaïe 29.20 : Car le violent ne sera plus, le moqueur aura fini, et tous ceux qui veillaient pour l’iniquité seront exterminés,
Ésaïe 28.22 :  Maintenant, ne vous livrez point à la moquerie, de peur que vos liens ne soient resserrés ; car la destruction de tout le pays est résolue ; je l’ai appris du Seigneur, de l’Éternel des armées.
Les railleurs et les sarcastiques sont des pervers, ils ne resterons pas impunis :
Proverbes 22.5 :
Le chemin des hommes pervers est parsemé d’épines et de pièges, celui qui tient à sa vie s’en tiendra éloigné.
Proverbes 14.32 : Le méchant est terrassé par sa propre perversité, mais le juste reste plein de confiance jusque dans la mort.
2 Rois 2.23 :
 Elisée monta à Béthel. Comme il montait par le chemin, de jeunes garçons sortirent de la ville et se moquèrent de lui. Ils lui disaient : Monte, chauve ! Monte, chauve ! Il se retourna pour les regarder et les maudit au nom de l’Éternel. Alors deux ourses sortirent de la forêt et elles déchirèrent 42 de ces jeunes.
En se moquant du prophète, les 42 jeunes hommes se moquaient aussi de Dieu, d’où la sévérité du jugement…
A moins que Dieu n’ait exécuté la malédiction d’Élisée, sans l’approuver, et que la maladie dont il fut atteint jusqu’à sa mort (2 Rois 13.14) n’ait été un signe du désaveu de Dieu ?
De nos jours les moqueurs ne sont pas toujours punis de suite, mais le regard de Dieu sur la moquerie n’a pas changé, simplement, comme pour les autres péchés, il sursoit au jugement !

Prions : Seigneur veuille extirper de mon cœur toute disposition à la moquerie. En ton nom, je refuse de me moquer de qui que ce soit. Amen.

Théophile Hammann

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