LE SYMBOLE DE CHALCÉDOINE (451)
Les Saintes Écritures enseignent que Jésus est pleinement Dieu et pleinement homme.
Il est inutile de citer ici tous les passages bibliques affirmant la totale divinité de Jésus-Christ. Mentionnons cependant :
Vers 730 av. J.-C. le prophète Esaïe annonce que la jeune-fille vierge (parthenos) enfantera un fils qu’il qualifie de Conseiller Merveilleux, Dieu puissant, Père Éternel et Prince de la Paix, (Esaïe 9.5) et auquel il donne le nom de Emmanuel, c’est-à-dire Dieu avec nous, (Esaïe 7.14).
Le Logos (le Verbe, la Parole) était au commencement avec Dieu, et il était Dieu, (Jean 1.1-2).
Le Logos a crée tout ce qui existe, il est le Créateur, (Jean 1.3 ; Colossiens 1.15-17).
Romains 9.5 : Le Christ est aussi au-dessus de tout, Dieu béni pour toujours. Amen !
Colossiens 2.9 : C’est en Christ, c’est dans son corps, qu’habite toute la plénitude de ce qui est en Dieu.
1 Jean 5.20 : Jésus est le Dieu véritable et la vie éternelle.
Après avoir mis ses doigts dans les mains percées de Jésus, et dans son côté percé par une lance, Thomas croit et s’écrit : Mon Seigneur et mon Dieu ! (Jean 20.28). Jésus accepte tout naturellement cette proclamation de sa divinité.
En outre, dans des références à l’Ancien Testament dans le Nouveau, Jésus est identifié à l’Éternel !
Jésus est aussi pleinement homme, il est le Fils de l’Homme et reviendra en tant que tel.
Jésus est né et a grandi dans une famille humaine ; il a grandi en sagesse, en stature et en grâce, (Luc 2.52) ; il a appris l’obéissance par les choses qu’il a souffertes, (Hébreux 5.8), sans jamais pécher ; après la mort de Joseph, il a assumé les fonctions de chef de famille, notamment en travaillant comme charpentier ; il a connu la faim, la soif et la fatigue. Il a éprouvé des émotions humaines, il a connu la tristesse et l’angoisse, il a pleuré. Il a été tenté comme nous en toutes choses sans commettre de péché, (Hébreux 4.15).
Enfin, il est cliniquement mort, il a été déposé pendant trois jours dans la tombe.
Et il est ressuscité, il est monté au ciel et s’est assis à la droite de Dieu.
Il est légitime de chercher à comprendre la relation entre sa nature humaine et sa nature divine. Cette question a préoccupé l’Église des premiers siècles. Une formulation heureuse de réponse à ces questions a été proposée en 451, dans le symbole de Chalcédoine.
Convoqué par le pape Léon le Grand pour se prononcer sur la nature de Jésus-Christ, le Concile de Chalcédoine qui eu lieu du 8 octobre au 1er novembre 451, conclut par un texte sage et équilibré, comprenant les principaux enseignements du Nouveau Testament sur la nature de Christ : le Symbole de Chalcédoine.
Théophile Hammann
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Le Symbole de Chalcédoine confesse :
Un seul et même Fils, notre Seigneur Jésus-Christ,
parfait quant à la divinité et parfait quant à humanité,
vraiment Dieu et vraiment homme (d’âme raisonnable et de corps),
consubstantiel au Père selon la divinité, consubstantiel à nous selon l’humanité, semblable à nous en tout hormis le péché,
engendré du Père avant tous les siècles selon la divinité, et, le même, de la Vierge Marie, mère de Dieu, dans les derniers jours et pour notre salut, selon l’humanité,
un seul et même Christ, le Fils, le Seigneur, le Monogène (l’unique engendré),
révélé en deux natures, sans confusion, (asunchutôs)
sans transformation, (atreptôs)
sans division, (adiairétôs)
sans séparation, (achôristôs)
car la différence des deux natures n’est nullement supprimée par l’union – bien plutôt, les propriétés de chaque nature sont sauvegardées et concourent pour former [eis] une seule personne [prosôpon] et une seule hypostase.