COMMENT PRATIQUEMENT VIVRE LES BÉNÉDICTIONS DE DIEU ?

COMMENT PRATIQUEMENT VIVRE LES BÉNÉDICTIONS DE DIEU ?

Sommes-nous satisfaits de notre vie spirituelle ? Pensons-nous que nous possédons tout ce que Dieu veut nous donner ? C’était l’opinion des chrétiens de Laodicée :
Ap 3.14-17 : A l’ange de l’Église de Laodicée, écris : Voici ce que dit celui qui s’appelle Amen, le témoin digne de foi et véridique, celui qui a présidé à toute la création de Dieu.
15 Je connais ta conduite et je sais que tu n’es ni froid, ni bouillant. Ah ! si seulement tu étais froid ou bouillant !
16 Mais puisque tu es tiède, puisque tu n’es ni froid, ni bouillant, je vais te vomir de ma bouche.
17 Tu dis : Je suis riche ! J’ai amassé des trésors ! Je n’ai besoin de rien ! Et tu ne te rends pas compte que tu es misérable et pitoyable, que tu es pauvre, aveugle et nu !
Il n’y a pas de limite aux grâces, aux bénédictions, aux richesses spirituelles que le Seigneur veut accorder à ses enfants. La progression pourrait être constante. C’est nous qui limitons Dieu par nos péchés dont l’incrédulité, la désobéissance, l’orgueil…

A. DIEU VEUT BÉNIR :
L’épreuve, la souffrance, la persécution font partie du plan parfait de Dieu pour ses enfants.
Aucun croyant de l’Ancienne ou de la Nouvelle Alliance n’a été dispensé de l’école de la souffrance. Jésus lui-même a appris l’obéissance par les choses qu’il a souffertes. Et finalement il a subi le supplice humiliant de la croix.
Mais on ne souffre pas toujours. Il y a beaucoup de bonheur, de paix, de grâces et de bénédictions pour le juste. Et même au milieu des souffrances et des épreuves, la présence de Dieu réconforte le croyant et lui assure la paix, le contentement, la victoire.
Les plus de 3000 promesses de la Bible nous ont été données pour que nous les expérimentions. La quasi-totalité de ces promesses sont conditionnelles.
Voici quelques promesses :

La bénédiction matérielle :
Pr 10.22 : C’est la bénédiction de l’Éternel qui enrichit, et il ne la fait suivre d’aucun chagrin.
Pr 22.4 : Le fruit de l’humilité, de la crainte de l’Éternel, c’est la richesse, la gloire et la vie.
Dans Matthieu 6.24-34, Jésus promet la satisfaction des besoins fondamentaux à ceux qui se confient en Dieu : le pain quotidien, la nourriture, le vêtement, le logement…

Des forces physiques, psychiques et spirituelles :
A plusieurs reprises des hommes de la Bible ont confessé :
L’Éternel est ma force ! (Ex 15.2 ; Ps 28.7 ; Ps 118.14).
Es 40.31 : Ceux qui se confient en l’Éternel renouvellent leur force. Ils prennent leur vol comme les aigles ; ils courent, et ne se lassent point, ils marchent, et ne se fatiguent point.
Ps 84.8 : Heureux ceux qui placent en toi leur appui… Leur force augmente pendant la marche, et ils se présentent devant Dieu à Sion.
Ps 68.29 : Ton Dieu ordonne que tu sois puissant !
Concernant le combat spirituel :
Ep 6.10 : Fortifiez-vous dans le Seigneur et dans sa force toute-puissante.
Lc 10.19 : Voici, je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions, et sur toute la puissance de l’ennemi ; et rien ne pourra vous nuire.
Sommes-nous satisfaits de notre autorité spirituelle ?

La guérison et une bonne santé :
Ps 103.2-4 : C’est lui [l’Éternel] qui pardonne toutes tes iniquités, qui guérit toutes tes maladies ; c’est lui qui délivre ta vie de la fosse, qui te couronne de bonté et de miséricorde.
Es 53.4-5 : Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé ; et nous l’avons considéré comme puni, frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.
De nombreux passages dans toute la Bible promettent la guérison. La guérison est un des signes qui accompagnent ceux qui ont cru, Mc 16.17-20.
Il est vrai que dans la Parole de Dieu tous n’ont pas été guéris, du moins pas de suite ; et certains moururent de leur maladie :
Job a été malade sans avoir péché spécialement. Mais il a finalement été guéri.
2 Tm 4.20 : J’ai (Paul) laissé Trophime malade à Milet.
2 R 13.14 : Élisée était atteint de la maladie dont il mourut.
Cependant il est certain que la Bible promet plus de guérisons que ce qu’expérimentent l’immense majorité des croyants.
A plusieurs reprises il est dit dans les Évangiles que Jésus, au milieu des foules, les guérissait tous, et les guérissait de toutes leurs maladies.

La paix de Dieu :
Jn 14.27 : Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre cœur ne se trouble point, et ne s’alarme point.
Ph 4.6-8 : Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ.
Sommes-nous, d’une manière habituelle, remplis de la paix de Dieu ?

La joie et le bonheur :
Ps 16.11 : Tu me feras connaître le sentier de la vie ; il y a d’abondantes joies devant ta face, des délices éternelles à ta droite.
Ps 34.6 : Quand on tourne vers lui les regards, on est rayonnant de joie, et le visage ne se couvre pas de honte.

L’exaucement de nos prières :
Jn 15.7 : Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé.
1 Jn 5.14-15 : Nous avons auprès de lui cette assurance que si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute. Et si nous savons qu’il nous écoute, nous savons que nous possédons la chose que nous lui avons demandée, quelle qu’elle soit.
Expérimentons-nous beaucoup d’exaucements de prières ?

Beaucoup de fruit :
Jn 15.5 : Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire.
Jn 15.16 : Ce n’est pas vous qui m’avez choisi ; mais moi, je vous ai choisis, et je vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure, afin que ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne.
Sommes-nous satisfaits du fruit que nous portons et de leur pérennité ?

La vie abondante ; des fleuves d’eau vives :
Jn 10.10 : Le voleur vient seulement pour voler, pour tuer et pour détruire. Moi, je suis venu afin que les hommes aient la vie, une vie abondante.
Jn 7.37-39 : Le dernier jour de la fête, le jour le plus solennel, Jésus se tint devant la foule et lança à pleine voix : – Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et que celui qui croit en moi boive. Car, comme le dit l’Écriture, des fleuves d’eau vive jailliront de lui.
En disant cela, il faisait allusion à l’Esprit que devaient recevoir plus tard ceux qui croiraient en lui.
La Bible promet à ceux qui ont cru, qu’ils exerceront toutes sortes de dons miraculeux
(guérisons, miracles…) et qu’ils feront les œuvres que Jésus a faites sur terre et même de plus grandes (Jn 14.12).
Vivons-nous cela ?

B. POURQUOI NE VIVONS-NOUS PAS TOUTES CES PROMESSES DE DIEU ?
Les réponses sont diverses.
Certains pensent qu’il n’y a rien d’autre à espérer au point de vue spirituel que ce que nous vivons. Il ne faut pas, selon eux, prendre la Bible et ses promesses trop à la lettre.
A quoi on peut répondre que Dieu n’exagère et ne ment jamais. Ses promesses sont oui et amen en Jésus-Christ.
Dieu n’est pas homme pour mentir, ni humain pour se repentir. A-t-il jamais parlé sans qu’il tienne parole ? Et n’accomplit-il pas ce qu’il a déclaré ? Nb 23.19
D’autres déclarent que l’état spirituel des Églises ne dépend que de la souveraineté de Dieu.
Dieu fait ce qu’il veut et accorde signes, prodiges et miracles quand et où cela lui plaît.
Certes, Dieu est souverain et fait ce qu’il veut, mais non pas arbitrairement, mais selon son amour, sa sagesse et son immense fidélité. C’est justement parce qu’il est souverain et tout-puissant qu’il peut réaliser toutes ses promesses. Abraham, le Père des croyants, avait la pleine conviction que ce qu’il (Dieu) promet il peut aussi l’accomplir, (Rm 4.21).
Il m’apparaît clairement que selon les Saintes Écritures, ce sont nos péchés qui nous empêchent de vivre les promesses de Dieu, les péchés connus et même les péchés inconscients. Les chrétiens de Laodicée étaient aveugles sur leur réel état spirituel.
Je suis persuadé, sur la base de la Parole de Dieu et de tout ce que j’ai pu observer chez moi et des milliers de chrétiens, qu’en règle générale, ce sont les péchés des chrétiens qui les empêchent d’expérimenter une totale victoire, la vie abondante et de voir se produire les signes, les prodiges et les miracles qu’a connus l’Église Primitive.
Au temps du prophète Esaïe (8è s. av. J.-C.), le peuple d’Israël se plaignait de ce que Dieu n’exauce pas leurs prières. Ils prétendaient que Dieu n’était pas capable d’intervenir.
Le prophète leur indiqua alors la vraie raison pour laquelle Dieu ne les secourait pas :
Es 59.1-3 : Mais non : la main de l’Éternel n’est pas trop courte pour sauver, et son oreille n’est pas sourde au point de ne plus vous entendre ! Ce sont vos fautes qui vous séparent de votre Dieu. C’est à cause de vos péchés qu’il s’est détourné loin de vous pour ne plus vous entendre. Car vos mains sont tachées de sang et vos doigts de péchés, vos lèvres disent des mensonges, votre langue susurre des paroles perfides.
Es 50.2 : Je suis venu : pourquoi n’y avait-il personne ? J’ai appelé : pourquoi personne n’a-t-il répondu ? Mon bras serait-il trop court pour vous libérer ? N’ai-je pas assez de force pour vous délivrer ? Par une simple menace je mets la mer à sec, je change les fleuves en désert. Faute d’eau, leurs poissons crèvent de soif et pourrissent.
Ps 66.18 : Si j’avais conçu l’iniquité dans mon cœur, le Seigneur ne m’aurait pas exaucé.
Dieu verse l’huile de son Saint Esprit dans des vases purs.

 

C. QUE FAIRE POUR QUE DIEU AGISSE DE NOUVEAU EN NOTRE FAVEUR ?  
La solution c’est la repentance. Mais la plupart des chrétiens n’ont aucune conviction de péché et ne voient pas les péchés qui leur voilent la face de Dieu.
Pour se repentir, il faut être conscient qu’il y a un contentieux à régler avec Dieu.
Comment pouvons-nous nous voir comme Dieu nous voit ?
1. Demander dans la prière une authentique conviction de péché :
C’est le Saint Esprit qui convainc de péché le monde, mais aussi les croyants.
Voici une prière que Dieu exauce : Seigneur Jésus, ouvre mes yeux pour que je me voie comme tu me vois. Fais moi grâce et accorde moi, dans ta fidélité, une puissante et véritable conviction de péché. Rends-moi capable de me repentir sincèrement. Amen.
2. Exemples de péchés à confesser :
Parmi les péchés suivants, y en a-t-il que vous devriez confesser devant Dieu et abandonner ?
Je vous suggère de prendre du temps après chaque mention d’un péché et de le confesser droitement devant le Seigneur Jésus :
Négligence des moyens de grâce :
◘ Le manque de prière alors que l’apôtre Paul nous demande de prier sans cesse. Nous ne pouvons pas avoir une vie victorieuse, joyeuse et bénie, si nous n’avons pas l’esprit de prière.
◘ Négligences dans la lecture et la méditation de la Parole de Dieu, alors que Dieu nous demande de la méditer jour et nuit. Notre vie chrétienne est faible, remplie d’échecs et de problèmes de toutes sortes si la Parole ne demeure pas en nous.
◘ La communion fraternelle, une vie d’Eglise normale. Celui qui n’aime pas, demeure dans la mort.
Il n’y a ni substitut ni succédané à ces trois moyens de grâce. Ils sont indispensables.
Voulons-nous demander pardon à Dieu maintenant pour nos négligences dans ces trois domaines ?
La religiosité :
C’est du ritualisme, une foi de façade et non du cœur ; on pratique formellement, on va au culte mais on ne met pas en pratique, ce qui est un prêché ; on chante machinalement les cantiques, mais on ne loue pas sincèrement Dieu dans son cœur ; on n’a pas une véritable soif de Dieu ; on ne cherche pas avec passion la communion avec Dieu.
La religiosité est une hypocrisie, une tartuffferie, du pharisaïsme.
Demandons pardon au Seigneur pour ce jeu dangereux et demandons-lui de nous changer.
Amertume :
Toutes les formes infiniment variées de mauvaise humeur, d’antipathie, de non pardon, de rancune, de ressentiment, de malveillance, d’animosité, d’agressivité, de méchanceté, de colère, de haine, de désir de vengeance, de meurtre.
Rébellion :
Entêtement, insoumission, désobéissance, indiscipline, insubordination.
Hostilité :
Propension aux disputes, aux chamailleries, aux controverses, aux contestations, aux polémiques, aux menaces, aux querelles, au rejet d’autrui.
Esprit de contrôle :
Celui qui a un esprit de domination, d’assujettissement, de contrôle… impose son autorité, ses idées, sa loi, ses méthodes, ses préjugés et ses erreurs. Souvent il veut tout faire lui-même, ce qui prive les autres de toute possibilité de participation, de toute initiative, de toute liberté. Il prend la place du Saint Esprit ce qui offense Dieu gravement. L’esprit de contrôle est un esprit d’intransigeance, d’intolérance, de sectarisme, de fanatisme. C’est une forme de sorcellerie.
Accusation :
Jugement, critique, condamnation, médisances, calomnies ; volonté d’humilier l’autre.
Ces péchés sont très répandus dans les Églises et sabotent, minent les Églises.
La médisance et la calomnie ont détruit de nombreux chrétiens, des hommes et des femmes de Dieu, des ministères.
Dans la 6e des Douze Règles aux Prédicateurs de John Wesley, on trouve :
« Ne parlez mal de personne, de peur que votre parole ne ronge comme un ulcère. Gardez vos pensées pour vous-mêmes, jusqu’à ce que vous soyez en présence de la personne qui est en cause. »
Il est indispensable de nous repentir pour nos critiques, médisances, calomnies…
La règle est de confesser tous les péchés à Dieu et en outre, de demander pardon aux personnes que nous avons offensées et blessées. Si nous avons médit d’eux ou si nous les avons calomniés sans qu’ils en soient au courant, nous devons également sincèrement nous en repentir devant Dieu. Leur demander pardon et donc forcément les informer que nous avons mal parlé d’eux, peut leur créer de très sérieux problèmes. Il vaut mieux demander pardon à ceux que nous avons souillés par nos méchantes et mauvaises paroles.
En cas d’offense, il est absolument impératif d’agir selon :
Mt 18.15-17 : Si ton frère s’est rendu coupable [à ton égard], va le trouver, et convaincs-le de sa faute : mais que cela se passe en tête-à-tête. S’il t’écoute, tu auras gagné ton frère.
S’il ne t’écoute pas, reviens le voir en prenant avec toi une ou deux autres personnes, pour que tout ce qui sera dit soit appuyé sur les déclarations de deux ou de trois témoins.
S’il refuse de les écouter, dis-le à l’Église. S’il refuse aussi d’écouter l’Église, mets-le sur le même plan que les païens et les collecteurs d’impôts.
Ce commandement est fondamental, mais il figure parmi les ordres des Écritures les moins obéis. Dans la plupart des cas on commence par raconter l’offense partout autour de soi, on médit, on calomnie.
L’observance de ce commandement procure paix et sérénité dans les Églises.
La désobéissance à cet ordre multiplie les problèmes et cancérise les Églises.
IL est impossible d’exagérer l’importance de l’obéissance à ces saints commandements du Seigneur.
Il ne faut pas médire ni calomnier. Et écouter des médisances et des calomnies c’est courir le risque de devenir soi-même un médisant et un calomniateur !
La 5e des Douze Règles aux Prédicateurs de John Wesley, contient cet ordre :
« N’acceptez de mauvais rapports sur personne. Ne croyez au mal que lorsque vous en avez été témoin. »
C’est une obligation pour le croyant de refuser d’écouter les critiques, les rumeurs, les médisances, les calomnies.
Et ceci d’autant plus si la rumeur concerne un serviteur de Dieu :
1 Tm 5.19- 21 : N’accepte pas d’accusation contre un responsable d’Église si elle n’est pas appuyée par deux ou trois témoins.
Ceux qui ont péché, reprends-les devant tous, afin que cela inspire de la crainte aux autres.
Je te conjure solennellement devant Dieu, devant Jésus-Christ et ses anges élus, d’observer ces règles sans parti-pris ni favoritisme.
Vous me direz qu’il est difficile d’avoir deux ou trois témoins du péché d’un responsable d’Église et donc de réagir. C’est précisément le but de cette Parole de Dieu !
S’il n’y a pas deux témoins, il faut impérativement rejeter l’accusation !
Telle est la volonté de Dieu !

Combien de fois avez-vous désobéi à ces ordres divins ?
Voulez-vous maintenant vous repentir devant le Seigneur et prendre la décision d’observer ces règles sans parti-pris ni favoritisme ?
Jalousie :
Envie, suspicion, méfiance ; être soupçonneux, en particulier soupçonner le mal chez autrui.
La 5e règle, des Douze Règles aux Prédicateurs de John Wesley, contient cette injonction : « Donnez à toutes choses, l’interprétation la plus charitable. »
Soucis :
La bible nous ordonne de ne pas nous faire des soucis. Désobéir à ces injonctions est un péché.
Pouvons-nous nous en repentir sincèrement ?
Orgueil :
Se sentir meilleur ou supérieur aux autres ; l’égocentrisme, le narcissisme ; la suffisance, le dédain, le mépris d’autrui, la vantardise, l’insolence, l’arrogance, la morgue.
Invariablement, Dieu va résister à l’orgueilleux. Il l’abaissera.
Demandons pardon pour ces péchés vraiment laids et humilions-nous devant Dieu.
Moquerie :
La France est le pays de la moquerie et les Français ne savent pas que la moquerie est un péché grave. Plusieurs versets bibliques stigmatisent le moqueur, le railleur.
Ainsi :
Pr 24.9 : Les machinations d’un sot sont toujours coupables, et celui qui se moque de tout se rend odieux.
Pr 9.12 : … si tu es moqueur, tu en porteras seul la peine.
Pr 19.29 : Les châtiments sont prêts pour les moqueurs, et les coups de bâton pour l’échine des sots.
Acceptez-vous de vous repentir pour vos moqueries et d’y renoncer au nom de Jésus ?
Péchés sexuels :
Impudicité, impureté, convoitise, pensées adultères, luxure, fornication, fréquentation de prostituées, inceste, pédophilie, homosexualité, zoophilie…
Ces péchés sont une malédiction pour ceux qui les pratiquent et leurs familles ; ils détruisent la terre.
Voulez-vous vous humilier maintenant devant Dieu pour ces abominations à ses yeux ?
Occultisme :
Lire l’horoscope, les prédictions astrologiques pour l’économie, les performances des sportifs et des artistes, pour la nation…
La lecture des lignes de la main, subir ou pratiquer hypnose, la sophrologie, le magnétisme, la catalepsie Mesmérienne ou non…
Le pendule, la baguette du coudrier, charmes, fétiches, magie blanche ou noire, spiritisme…
Repentons-nous pour ces abominations qui nous souillent et nous détruisent.
Manque d’amour pour Dieu :
Nos devons aimer Dieu de tout notre être et avec toutes nos facultés :
Mt 22.36-40 : Maître, quel est, dans la Loi, le commandement le plus grand ?
37 Jésus lui répondit :
—Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée.
38 C’est là le commandement le plus grand et le plus important.
39 Et il y en a un second qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
40 Tout ce qu’enseignent la Loi et les prophètes est contenu dans ces deux commandements.
Le plus grand péché est sans doute la désobéissance au plus grand commandement.
Avons-nous aimé Dieu de toutes nos forces, de toute notre âme, intensément, passionnément ?
Demandons maintenant pardon à Dieu pour notre péché et supplions-le aussi de nous remplir d’un puissant amour pour lui et… pour tous les hommes, principalement les croyants.

Pour une vraie libération, il faut un nettoyage du cœur, car ces péchés viennent du cœur :
Mc 7.20-23 : Il dit encore : Ce qui sort de l’homme, c’est ce qui souille l’homme. Car c’est du dedans, c’est du cœur des hommes, que sortent les mauvaises pensées, les adultères, les impudicités, les meurtres, les vols, les cupidités, les méchancetés, la fraude, le dérèglement, le regard envieux, la calomnie, l’orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans, et souillent l’homme.

D. REMERCIEMENTS POUR LE PARDON DE DIEU :
Un vrai nettoyage peut prendre du temps. Il est bon de continuer à vous humilier maintenant pour ces iniquités.
Mais remercions déjà le Seigneur pour ce qu’il a déjà fait :
Prions : Merci Seigneur Jésus, car tu as entendu ma confession et tu m’a pardonné. Je crois que ton sang me purifie de tout péché. Tu es mon Sauveur et je veux t’aimer et te louer.
Je te demande de continuer à travailler mon cœur aussi longtemps qu’il faudra, car je veux être réellement libre de ces péchés qui t’offensent.
Jn 8.36 : Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres.

Théophile Hammann

                                    ANNEXES

                                   ANNEXE I : Charles Finney.
Dans le 3e Discours de ses Réveils Religieux, Charles Finney suggère à ses lecteurs, de faire une liste détaillée de tous leurs péchés et de les confesser un à un au Seigneur pour être pardonnés et changés :
« Prenez vos péchés personnels un à un et considérez-les. Je ne dis pas que vous devez jeter un rapide coup d’œil sur votre vie passée, reconnaître qu’elle est remplie de péchés et demander pardon à Dieu, après une confession générale. Je dis qu’il faut prendre vos péchés un à un. Il ne serait pas mal de prendre une plume et du papier, et de les noter à mesure qu’ils se présentent à votre souvenir. Faites ce compte avec le même soin qu’un commerçant apporte à tenir ses livres ; et à mesure qu’un péché se présente à votre mémoire, ajoutez-le à votre liste. Des confessions générales ne serviront jamais à rien ; vos péchés ont été commis un à un ; et autant que vous pourrez les atteindre par le souvenir, vous devez en faire la revue et vous en repentir pareillement, un à un. »
Charles Finney traite 14 péchés d’omission et 12 péchés de commission. Puis il demande à ses lecteurs de demander pardon à Dieu et à tous ceux qu’ils ont offensés, et de réparer ce qui est réparable.
« Faites toutes ces choses à fond et jusqu’au bout… Ne cherchez pas à vous tirer d’affaire en contournant les obstacles. Enlevez-les du chemin. En labourant votre jachère, vous devez ôter tout ce qui obstrue la voie. Vous pourriez négliger certaines choses que vous croiriez de peu d’importance, et vous étonner de ce que vos sentiments religieux ne sont pas tels que vous les auriez désirés ; la cause en est que votre esprit orgueilleux et charnel a recouvert telle chose que Dieu voulait que vous confessiez et abandonniez. Défrichez tout le terrain et retournez-le… Ne vous laissez pas détourner du but par de petites difficultés…
Quand vous aurez ainsi parcouru à fond toute votre vie et votre existence morale et brisé toutes les mottes, reprenez le travail une deuxième fois ; mettez-y une attention solennelle, et vous trouverez que les choses que vous aurez notées vous en suggéreront d’autres que vous aviez oubliées. Repassez votre vie une troisième fois, et il vous arrivera de même, et vous trouverez à la fin que vous pouvez vous souvenir, même en cette vie, d’une somme de péchés que vous n’auriez pas cru pouvoir vous rappeler, même dans l’éternité. A moins de vous y prendre de cette manière et de considérer vos transgressions en détail et une par une, vous ne pouvez vous faire aucune idée de la masse de vos dettes envers Dieu. Vous devriez mettre à cette recherche le même soin, la même solennité et la même profondeur, que si vous vous prépariez dans ce moment même pour le jugement.
En même temps que vous repassez ainsi le catalogue de vos péchés, assurez-vous que vous êtes résolu de vous réformer sur le champ et entièrement. Partout où vous trouverez quelque chose de mauvais, prenez aussitôt dans la force de Dieu la résolution de ne plus pécher de cette manière. Ce serait absolument inutile de vous examiner vous-même, si vous n’étiez résolu à amender dans chaque détail tout ce que vous pouvez trouver de mauvais dans votre cœur, vos penchants et votre conduite.
Si, à mesure que vous avancez dans ce travail, vous trouvez qu’il reste encore quelques ténèbres dans votre esprit, examinez la chose, et vous trouverez aussi qu’il reste en vous quelque raison pour laquelle l’Esprit de Dieu s’éloigne de vous. Vous n’avez pas été fidèle ; vous n’avez pas été à fond ; dans un pareil travail, il faut savoir se faire violence ; vous devez vous mettre à l’œuvre comme un être raisonnable, avec la Bible devant vous, et sonder votre cœur jusqu’à ce que vous éprouviez effectivement les impressions que vous croyez devoir éprouver…
L’expérience prouve pleinement le bon effet d’un examen pareil de votre vie ; mettez-vous donc à l’œuvre, et tout de suite, et prenez la résolution de ne vous donner aucun repos jusqu’à ce que vous puissiez prier, et prier du cœur. Jamais l’Esprit de Dieu ne vous remplira jusqu’à ce que vous ayez débrouillé tout ce mystère d’iniquité, et étalé vos péchés devant Dieu. Accomplissez cette œuvre de pleine repentance et de confession complète ; et vous aurez de l’esprit de prière autant que votre pauvre nature humaine en pourra supporter. La raison pour laquelle il y a si peu de chrétiens qui savent ce que c’est que l’esprit de prière, c’est qu’ils n’ont jamais voulu prendre la peine de s’examiner eux-mêmes d’une manière convenable, et de briser ainsi leurs cœurs. »

                                 ANNEXE II : Jonathan Goforth

En 1901 le Dr Jonathan Goforth était particulièrement déçu de son travail missionnaire en Chine. Il pensait avec douleur aux passages bibliques promettant une action puissante du Saint Esprit. Les récits du Réveil au Pays de Galles mirent en lui une soif intense de vivre la même chose en Chine. Mais comment faire ? Quels sont les secrets de cette visitation divine ?
A la fin de l’année 1905 un ami lui envoya des extraits de l’autobiographie de Charles Finney et de ses Discours sur le Réveil.
Jonathan Goforth commença ainsi à comprendre que le Réveil ne vient pas par hasard, mais qu’il suit la règle des semailles et de la moisson :
« Un fermier, disait la préface, penserait-il à prier pour obtenir une moisson sans avoir d’abord semé ? Pourquoi les chrétiens s’attendraient-ils à une grande moisson d’âmes, même s’ils la demandent à Dieu, avant d’avoir rempli d’abord les lois de la récolte spirituelle ? Si Finney a raison, me dis-je, je vais découvrir quelles sont ces lois et je les observerai coûte que coûte. »
Une année plus tard un ami lui prêta l’autobiographie complète de Charles Finney. Il comprit ainsi que le Réveil commence toujours par une repentance profonde et sincère. C’est la première loi du Réveil.
Jonathan Goforth écrit à ce sujet :
« Il est inutile de prier si nous savons que nous avons fait du tort à quelqu’un. Réparons d’abord, avant d’oser nous approcher de Dieu en public ou en secret. Je crois que le réveil éclaterait dans presque toutes les Églises, si cette règle était suivie. Enfin, pour les péchés publics, l’expérience nous a montré qu’on ne pouvait en être débarrassés que par la confession publique. Ceci, il est vrai, signifie la crucifixion de la chair ; mais par notre désobéissance volontaire, nous avons exposé à la honte ouvertement notre Seigneur de gloire, et cette confession est le prix que nous devons payer. »
Un grand nombre de personnes lurent les livres de Charles Finney… Jonathan Goforth suivit à la lettre les recommandations de Finney. Rapidement sa vie et son ministère furent transformés.
En 1907 éclata un merveilleux Réveil en Corée. Jonathan Goforth et le responsable de sa mission s’y rendirent. Quelle bénédiction ! Quelle gloire ! Mais surtout Goforth découvrit que tout Réveil est engendré par la prière. C’est la deuxième loi du réveil :
« J’étais depuis bien peu en Corée, quand je vis la source d’où était né ce grand mouvement. Monsieur Swollen, de Pingyang, me raconta que les missionnaires de sa station, méthodistes et presbytériens, après avoir lu des récits de Réveil aux Indes, avaient pris la décision de prier chaque jour à midi pour obtenir une grâce semblable. « Au bout d’un mois, dit Monsieur Swollen, un frère proposa de cesser ces réunions ; car disait-il, voilà un mois que nous prions et rien ne change. Nous y passons beaucoup de temps, et sans résultat. Continuons notre travail, et prions chacun chez nous, à l’heure la plus commode ». Cette proposition semblait logique. Cependant la majorité décida qu’au lieu d’arrêter les prières, nous devions au contraire les prolonger. Nous fixâmes alors l’heure de notre rencontre à 16 heures au lieu de midi pour pouvoir prier, s’il le fallait, jusqu’au souper. Nous persévérâmes jusqu’à ce que, après des mois d’attente, l’exaucement vint.
Ces missionnaires de Pingyang étaient, autant que je m’en souviens, des gens moyens, comme vous et moi. Aucun d’eux n’était doué remarquablement. Ils vivaient, travaillaient, agissaient comme les autres missionnaires. Mais dans la prière ils étaient différents. Un soir, le docteur Mac Kay et moi, fûmes invités à la réunion missionnaire de prière. Je n’avais jamais été si conscient de la présence divine que ce soir-là. Ces missionnaires nous portaient jusqu’au trône même de Dieu. On avait le sentiment qu’ils parlaient à Dieu face à face. En revenant chez nous, le docteur Mac Kay resta silencieux un long moment. Je pouvais voir qu’il était très remué. Enfin, avec une profonde émotion il me dit : « Quelle prière stupéfiante ! Vous autres, dans le Honan, vous êtes loin d’atteindre un niveau pareil ». Ce qui me frappa aussi, ce fut la nature pratique du mouvement… »
Il y eu, par la suite, un Réveil dans chaque ville de Chine dans laquelle Jonathan Goforth tint des réunions. Voyez son livre Par mon Esprit, Ed. Viens et Vois.
Seigneur Jésus, donne-nous le désir et la capacité de vivre ces choses, à ta gloire.
Théophile Hammann

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