ÉTERNITÉ

Les nombreux humains qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, les autres pour la honte et l’horreur éternelles. Daniel 12.2

Éternité ! Un mot terrible ! Le Comte de Mirabeau (1749-1791) surnommé « l’Orateur du peuple », déclarait à la fin de ses jours : « Donnez-moi à boire du laudanum pour m’empêcher de penser à l’éternité. »
Pour Blaise Pascal « Rien n’est si important à l’homme que son état. Rien ne lui est si redoutable que l’éternité. »

Le physicien alsacien Alfred Kastler, membre de l’Académie des Sciences (1964) et prix Nobel de Physique (1966) n’a jamais renié la foi protestante qui lui fut inculquée dans son enfance. En tant que physicien, il était habitué à rencontrer l’infini et à chercher à le dompter par des algèbres spéciales. Mais l’éternité lui donnait le vertige. Dans un poème, écrit en allemand, et titré « Ewigkeit », il dit :

« Éternité,
en plein dans notre temps d’épouvante –
… tu bondis au son d’une musique tonitruante

et, comme à l’orgue gronde et gonfle la toccata,
déferlent sur nous tes vagues de Dies irae.
L’éternité nous effraie.
Serons-nous jamais prêts ? »

Par Jésus, et Jésus  seul, nous pouvons être prêts ! L’apôtre Jean a écrit : Celui qui a le Fils de Dieu a la vie éternelle, 1 Jean 5.12

Le poète allemand Johann Rist (1607-1667) composa un poème de 16 strophes sur
l’éternité, et qui commence ainsi :

O Ewigkeit, du Donnerwort,
Ô Éternité, mot foudroyant,

O Schwert, das durch die Seele bohrt,
Ô glaive qui transperce l’âme,

O Anfang sonder Ende !
Ô commencement sans fin !

O Ewigkeit, Zeit ohne Zeit,
Ô Éternité, temps intemporel,

Ich weiß vor großer Traurigkeit
Dans mon immense désarroi

Nicht, wo ich mich hinwende.
Je ne sais de quel côté me tourner.

Mein ganz erschrocken Herz erbebt,
Tout mon cœur tremble, épouvanté

Dass mir die Zung am Gaumen klebt.
La langue colle à mon palais.

Le compositeur Jean-Sébastien Bach a mis 12 strophes de ce poème en musique dans la Cantate BWV 20.
La notion d’éternité entre en résonance avec notre âme, parce que Dieu a mis en nous la notion instinctive de l’éternité :
Ecclésiaste 3.11 : Dieu a implanté au tréfonds de l’être humain le sens de l’éternité.
Il est solennel de penser que nous allons, soit vivre éternellement dans l’amour, la paix, la lumière et la gloire de Dieu, soit exister pendant l’éternité, loin de lui, dans le tourment, les ténèbres, la honte et le remord.

Dieu demande à chaque humain de choisir entre ces deux éternités :
Deutéronome 30.19 : Je vous offre le choix entre la vie et la mort, entre la bénédiction et la malédiction. Choisissez donc la vie, afin que vous viviez, vous et vos descendants.

Le chemin de la vie, c’est Jésus. Il est le chemin, la vérité et la vie.

Prions : Seigneur Jésus, la pensée d’une éternité loin de toi cherche à m’épouvanter. Mais je crois que tu es le Chemin et la Porte qui donnent accès au ciel. Je te prie de pardonner tous mes péchés connus et inconnus et de faire de moi un enfant de Dieu joyeux et paisible. Tu me rends saint et juste aux yeux de Dieu, par ton sang versé à la croix. Merci parce que je serai pour l’éternité avec toi, dans ton amour infini, dans ta sublime paix, dans ton ineffable  lumière et ton indicible gloire.

Jean 3.35-36 : Le Père aime le Fils et a tout remis entre ses mains. Qui place sa confiance dans le Fils possède la vie éternelle. Qui ne met pas sa confiance dans le Fils ne connaît pas la vie ; il reste sous le coup de la colère de Dieu.

Théophile Hammann

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