PROVERBES 3.1-12

PROVERBES 3.1-12

Ce paragraphe qui traite de la confiance en Dieu, se trouve au début du Discours sur la Sagesse (1.8-9.18) et plus précisément se situe au centre de l’Invitation à Rechercher la Sagesse (2-4). Le fondement, la clé, le secret de la Sagesse, c’est la crainte de l’Éternel, mais aussi la confiance en lui.
La Sagesse est personnifiée, elle invite à recevoir son don, elle répand sur nous son Esprit, Proverbes 1.23
Elle est celui qui est la Sagesse de Dieu, la Parole de Dieu, elle est le Fils de Dieu avant son incarnation.

Pr 3.1 : Mon fils, n’oublie pas mes enseignements et que ton cœur retienne mes commandements…
Il peut s’agir de l’interpellation d’un jeune homme par son père ou d’un disciple par son Maître de Sagesse. Concernant l’obéissance aux commandement de Dieu, le Maître de Sagesse souligne deux choses :
L’oublie des voies de Dieu : Distrait par ses occupations quotidiennes et surtout par les offres alléchantes du monde, le chrétien en arrive souvent à oublier les instructions de Dieu qui sont pourtant sa vie ! Par le Saint Esprit, le croyant doit veiller à demeurer en Christ et non dans la chair. Dieu et les choses de Dieu doivent et peuvent être, avec son aide, la priorité absolue de sa vie, quelles que soient les circonstances.

Il faut retenir les préceptes de Dieu dans le cœur : Le cœur est le centre de la personnalité et doit être profondément impliqué dans l’obéissance à Dieu. Il ne peut être question d’obéir superficiellement, ou avec négligence. L’obéissance implique l’adhésion de toute la personne aux saints commandements de Dieu.
Paul remercie Dieu de ce que les chrétiens de Rome aient obéi
de cœur à la règle de doctrine dans laquelle ils ont été instruits, Romains 6.17

Nous, chrétiens du xxie  siècle, prenons souvent les lois de Dieu à la légère. Beaucoup d’orateurs et de pasteurs prêchent l’amour de Dieu, parce que les gens aiment entendre ce message, mais oublient que Dieu est saint et juste et qu’il est aussi un feu dévorant.
Un croyant qui a la crainte de Dieu, hait le péché et s’en éloigne comme Joseph face à la femme de Potiphar, Genèse 39.
J’ai lu quelque part cette anecdote dont je ne peux pas garantir l’authenticité :
Avant l’invention de l’automobile, un homme cherchait à embaucher un cocher pour conduire son carrosse. Il posa la question suivante à trois candidats : – A quelle distance d’un précipice pouvez-vous conduire le carrosse ?
Le premier indiqua une distance d’un pouce.
Le second affirma pouvoir s’approcher de deux pieds.
Le troisième dit : – Sire, je resterai le plus éloigné possible du précipice.
C’’est lui qui fut embauché.
Le chrétien sage conduit le carrosse de sa vie le plus loin possible du gouffre du péché.

Pr 3.2 : car ils rallongeront tes jours et ajouteront des années à la durée de ta vie et t’assureront le bonheur.
Le péché stresse l’esprit, l’âme et le corps. Il est destructeur. Le diable pousse au péché, parce que celui-ci lui permet de voler, égorger et détruire, Jean 10.10.
Au contraire, vivre dans le plan de Dieu, c’est l’harmonie pour toute la personne et en particulier pour le corps. Voir le verset 8.
Toutes les maladies, misères et souffrances ne sont pas dues à des péchés, mais une vie de péché a des conséquences négatives, quelque fois même après que le pécheur se soit humilié devant Dieu.
Proverbe 4.10 :
Mon fils, écoute-moi et reçois mes paroles, ainsi tu prolongeras ta vie.
Proverbes 9.11 : Grâce à moi, la Sagesse, tes jours seront multipliés et des années seront ajoutées à ta vie.
Proverbes 10.27 :
La crainte de l’Éternel prolonge la vie, mais les années du méchant seront abrégées.

Dieu prend plaisir au bonheur de ses enfants. Mais il n’y a de bonheur sain et véritable que s’il y a obéissance aux commandements de Dieu :
Proverbes 13.21 : Le malheur poursuit ceux qui pèchent, mais le bonheur récompense les justes.
Psaumes 25.12-13 : Quel est l’homme qui craint l’Éternel ? L’Éternel lui montre la voie qu’il doit choisir. Son âme reposera dans le bonheur, et sa postérité possédera le pays.
Jean 15.7,10,14 
: Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé…  Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, de même que j’ai gardé les commandements de mon Père, et que je demeure dans son amour…  Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande.

L’Écriture reconnaît que le méchant peut prospérer durant un certain laps de temps (Psaumes 73, 37 et 49), et même s’il prospérait jusqu’à sa mort, ce ne serait que l’exception qui confirme la règle de la juste rétribution des justes et des méchants, déjà sur terre :
Proverbe 12.31 : Déjà ici-bas, le juste reçoit sa rétribution, à plus forte raison, le méchant et le pécheur.

Pr 3.3 : Que la bonté et la fidélité (ou : loyauté) ne te fassent jamais défaut ; attache-les autour de ton cou, grave-les sur les tablettes de ton cœur…

La bonté, ou l’amour : en fait, un cœur bienveillant, affable, aimable, amène. La Sagesse demande un cœur pur, c’est-à-dire purifié de toute amertume, rancune, hostilité, jalousie…
Dieu ne s’arrête pas aux apparences,
il regarde au cœur !
La fidélité, ou la loyauté : Dieu cherche et aime les cœurs intègres, droits, équitables, probes et honnêtes.
Dans la prière réclamons avec ferveur et insistance ces vertus chrétiennes, et notre vie sera transformée.
Afin que nous n’oubliions pas ces deux points stratégiques, la Sagesse nous propose un moyen mnémotechnique : les attacher à notre cou !
Les écrire sur la table de son cœur est plus difficile. Il faut que ce soit fait pas l’Esprit Saint que la Sagesse nous accorde. C’est lui qui nous rend capables, à chaque instant, d’être bons et loyaux envers Dieu et les hommes.

Pr 3.4 : et tu obtiendras la faveur de Dieu et des hommes, tu auras la réputation d’être un homme de bon sens.
Un comportement sage, doux et humble a la faveur de Dieu et des hommes.
Si nous butons sur de l’hostilité ou du rejet, examinons notre conduite pour savoir si elle est caractérisée par la bonté et la loyauté !
Cependant n’oublions pas que le monde peut haïr les enfants de Dieu, même s’ils ont une vie irréprochable. Jésus avait une conduite parfaite et les gens du monde l’ont tué !

Pr 3.5 : Mets ta confiance en l’Éternel de tout ton cœur, et ne te repose pas sur ta propre intelligence.
Notre intelligence est un cadeau inouï du Créateur, elle est capable de très grandes choses, mais elle ne ne peut pas tout, ne connaît que peu de choses, et surtout ne connaît pas l’avenir.
« Non, l’avenir n’est à personne ! Sire, l’avenir est à Dieu ! »    (Victor Hugo, les Chants du Crépuscule : Napoléon II).
Malheur au prétentieux qui se fie à sa sagesse. Heureux l’homme qui se confie en l’Éternel pour le présent et l’avenir.

Pr 3.6 : Cherche à connaître sa volonté pour tout ce que tu entreprends, et il te conduira sur le droit chemin.
Nos projets mènent souvent à l’échec et à la souffrance. Les projets de Dieu pour nous, sont des projets de paix et de bénédiction. La Sagesse nous invite à rechercher la volonté de Dieu et à nous y soumettre, à discerner la volonté de Dieu : ce qui est bon, ce qui lui plaît, ce qui est parfait, Romains 12.2

Nous avons ici la magnifique promesse que celui qui demande à être dirigé par Dieu, le sera effectivement.
Dieu a beaucoup de moyens pour diriger ses biens-aimés sur la bonne route, dont sa Parole, les circonstances, une conviction intérieure dans la paix…
Je n’entreprends rien si je n’ai pas la paix de Dieu dans mon cœur.
Celui qui demande d’une manière habituelle à être conduit par Dieu, le sera constamment, même à son
insu.
Prions : Seigneur tu sais mieux que moi ce qui est pour mon bien présent et éternel. Conduis-moi ! Que ta volonté soit faite et non la mienne. Seigneur Jésus, ouvre tout grand les portes par lesquelles je dois passer, et ferme toutes les autres de peur que je ne me trompe ! Que tes desseins s’accomplissent dans tous les domaines de ma vie : dans ma vie de foi, mon service chrétien, dans ma famille, ma profession, mon Église. Que ton règne vienne dans mon cœur, mes pensées, mes sentiments, dans ma famille, ma ville, mon pays et sur toute la terre.

Pr 3.7 : Ne te prends pas pour un sage, crains l’Éternel et détourne-toi du mal.
Celui qui se croit sage par orgueil, par vaine prétention ou arrogance, ou par funeste illusion, ne cherche pas le conseil de Dieu. Il se fie en lui-même et en ses capacités humaines limitées, fragiles et faillibles. Celui qui se confie en Dieu est heureux.
• La crainte de l’Éternel est le fondement de toute vie chrétienne utile et bénie. Un chrétien qui n’a pas cet immense respect pour Dieu, aura du mal à prospérer. Mais celui qui cherche cette vénération et cette admiration pour Dieu, les trouvera.
Rejeter le péché : Jésus nous sanctifie et nous donne la victoire dans toutes les tentations et sur tout péché, mais pas sans nous : il veut coopérer avec nous.
L’apôtre Paul dit aux chrétiens de Colosse :
Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec le Christ en Dieu, Colossiens 3.3,
mais deux versets plus loin il déclare :
Faites donc mourir tout ce qui, dans votre vie, appartient à la terre, c’est-à-dire : l’inconduite, l’impureté, les passions incontrôlées, les désirs mauvais et la soif de posséder — qui est une idolâtrie, Colossiens 3.5.
Le Saint Esprit brise la puissance du péché en nous,
Romains 8.2 :
Car la loi de l’Esprit qui nous donne la vie dans l’union avec Jésus-Christ t’a affranchi de la loi du péché et de la mort.
Mais nous devons briser sa puissance par le Saint Esprit en nous :
Romains 8.13 : … 
si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez…

Il n’y a pas contradiction entre ces versets : Jésus nous sanctifie et en même temps nous rend capables de nous sanctifier nous-mêmes. Ce qu’il a fait, il nous rend capables de le faire aussi en son nom !

Pr 3.8 : Ce sera une bonne médecine qui t’assurera la santé du corps et la vitalité de tout ton être.
Vivre selon la pensée et la Parole de Dieu, est le meilleur remède contre les faiblesses, les troubles et toutes les maladies de l’esprit, de l’âme et du corps. Mais les gens ne le savent pas.
Grosso modo, plus on passe de temps avec Dieu, cherchant par la méditation de sa Parole et la prière, à lui obéir, moins on passe de temps dans les salles d’attente des médecins et les lits d’hôpitaux !
Certains pourront rapporter des exceptions. La Bible le fait aussi ! Mais en moyenne et sur la durée d’une vie humaine, l’assertion est juste !
De nombreux médecins reconnaissent que d’innombrables maladies, ont des causes psychosomatiques, c’est-à-dire souvent une vie déréglée et troublée par le péché.
Craindre Dieu et se détourner du mal préserve de beaucoup de maladies et de malheurs.
C’est le secret d’une bonne santé et d’une vie épanouie et heureuse. Mais si peu le savent, et parmi ceux qui le savent, si peu le croient !

Pr 3.9 : Honore l’Éternel en lui donnant une part de tes biens et en lui offrant les prémices de tous tes revenus.
Le sujet de l’argent est un sujet tabou en France, mais un tabou qu’il faut enfreindre.
Les abus, prévarications et concussions de quelques rares pasteurs américains, ne doivent pas nous empêcher de déclarer que Dieu désire être honoré par nos dons librement et joyeusement consentis.
Dieu cherche-t-il à nous appauvrir ? Bien au contraire :

Pr 3.10 : Alors tes greniers regorgeront de nourriture et tes cuves déborderont de vin.
Dieu ne reste débiteur de personne ! Donnez-lui et il vous le rendra au centuple !
Il ne conviendrait évidemment pas de lui vouer nos dons et offrandes par un cupide calcul. Nos dons sont plutôt l’expression de notre amour et de notre reconnaissance. Tout ce que nous possédons nous vient de lui. Serait-ce baroque de lui en rendre une minime partie ?
• Mon épouse et moi-même nous étions engagés, à la fin de l’an 1966 ou au début de 1967, à verser un don important à une Église pour la construction d’un nouveau local. Mais entre-temps Dieu a utilisé les circonstances pour nous faire déménager au Québec où on me promettait une bourse d’étudiant. Nous avions déjà deux enfants. Sans la moindre tergiversation, nous avons honoré notre engagement pécuniaire avant de quitter Strasbourg en octobre 1967.
Et au Québec, ce fut plutôt la disette et l’indigence. Ce nonobstant, nous avons remis, au début de chaque mois, la dîme de notre bourse à notre nouvelle Église. C’était un acte de foi que Dieu a honoré pendant les deux ans de notre séjour au Québec. Nous n’étions jamais dans l’abondance, mais nous n’avons pas souffert de la faim. Dieu était fidèle.
Peut-être ces deux années étaient-elles une mise à l’épreuve de notre fidélité à Dieu dans le domaine pécuniaire ? Toujours est-il que par la suite nous n’avons jamais manqué de rien.
• La générosité de Dieu fera déborder les tonneaux de vin ! Le vin n’est pas un comestible vraiment indispensable, mais il est le symbole des repas festifs et de la joie. Dieu prend plaisir à notre bonheur !
Jérémie 32.41 :
Je trouverai ma joie à leur faire du bien…
Esaïe 48.17-18 :  Ainsi parle l’Éternel, ton rédempteur, le Saint d’Israël : Moi, l’Éternel, ton Dieu, je t’instruis pour ton bien, je te conduis dans la voie que tu dois suivre.
 
Oh ! si tu étais attentif à mes commandements ! ton bien-être serait comme un fleuve, et ton bonheur comme les flots de la mer…

Les projets de Dieu pour ses enfants, sont des projets de paix, de grâce, de bénédiction et de bonheur. C’est le péché qui prive l’homme de ces merveilleuses bénédictions.

Pr 3.11 : Mon fils, si l’Éternel te corrige, n’en fais pas fi, s’il te reprend, ne t’impatiente pas…
C’est pour notre bien que Dieu nous éduque. Sa correction personnalisée, adaptée au caractère et au vécu de chacun, veut susciter la repentance et un changement de conduite.
Malheureusement bien des chrétiens réagissent négativement : par l’agacement ou l’irritation, voire la révolte contre Dieu…
Peu de croyants sont conscients que certaines difficultés qui leur surviennent sont des jugements de Dieu. Par exemple, les Corinthiens ne savaient pas que plusieurs d’entre eux étaient malades et que certains étaient décédés parce qu’ils prenaient indignement le Repas du Seigneur et ne discernaient pas le Corps de Christ, 1 Corinthiens 11.27-32
De même,
Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles (Jacques 4.6). Il résiste aux humains évidemment pour bien d’autres péchés ; l’orgueil n’est mentionné qu’à titre d’exemple, parce que c’est un péché fréquent et grave, et que Dieu hait l’orgueil :
Proverbes 8.13 :
L’arrogance et l’orgueil, la voie du mal, voilà ce que je hais.
Proverbes 16.18 :
L’orgueil précède le désastre, et un esprit arrogant précède la chute.
Les chrétiens pensent généralement que c’est le diable qui leur résiste ; certains vont alors essayer de le chasser de leur vie, mais ce n’est pas le diable, c’est Dieu qui leur résiste. Et contre Dieu, nous sommes toujours perdants. La seule solution que nous indique la Parole de Dieu, c’est la repentance, la confession et l’abandon de nos péchés.

Pr 3.12 : car c’est celui qu’il aime que l’Éternel reprend, agissant avec lui comme un père avec l’enfant qu’il chérit.
Tous les enfants de Dieu sont repris avec amour, par leur tendre Père Céleste, mais cette répréhension peut néanmoins faire mal !
La faim, la soif, et tous les événements survenus à Israël dans le désert avaient pour but son éducation, Deutéronome 8.5
Après avoir cité les deux versets de Pr 3.11-12 selon la traduction grecque des septante, l’auteur anonyme de la lettre aux Hébreux, déclare : Dieu corrige tous ses enfants légitimes, nos parents faillibles nous corrigeaient selon leurs idées et cependant nous les respections, la correction de Dieu est sans faute et sans injustice et son but est de nous faire participer à sa sainteté, la souffrance causée par le châtiment est un sujet de tristesse passager, mais a pour conséquence
 une vie juste, vécue dans la paix, (Voir Hébreux 12.5-13).
Malheureusement certaines personnes semblent aveugles sur ce processus de correction. Mon épouse et moi-même connaissons une personne qui vit depuis vingt ans un épouvantable enfer. Elle a même entraîné les membres de sa famille dans la même souffrance infernale. Elle est très critique à l’égard des autres, mais ne se repend pas. Quand on essaye de lui parler, elle répond qu’elle sait tout et pratique tout comme il faut.
Nous donc, discernons la répréhension de Dieu et mettons-nous rapidement en règle avec lui.

Prière épilogique : Seigneur, pardonne-moi d’avoir souvent oublié tes saints enseignements ; je veux les méditer dans mon cœur, car ils sont ma vie et mon bonheur. Que par ton Esprit, je sois sans cesse bon et loyal envers toi et tous les hommes, afin de n’être une pierre d’achoppement pour personne.
Je me confie en toi de tout mon cœur et non en ma sagesse propre. Je veux que ta volonté soit faite dans ma vie ; conduis-moi dans tes voies de grâce et de bénédiction. Garde-moi de murmurer quand tu me reprends avec amour et bienveillance ; que je comprenne toujours ton langage de correction et qu’il m’aide à m’éloigner du péché.
Je t’aime, tendre Père. Amen.

Théophile Hammann

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