TOUJOURS, SANS CESSE, JOUR ET NUIT

TOUJOURS, SANS CESSE, JOUR ET NUIT

Tous les mots hébreux de l’Ancien Testament et tous les mots grecs du Nouveau Testament grecs sont inspirés de Dieu. L’apôtre Paul et l’auteur de l’Épître aux Hébreux construisent des raisonnements parfois sur un seul mot de l’Ancien Testament. Parmi les termes les plus signifiants du canon des Écritures se trouvent les mots toujours, tous les jours, chaque jour, jour et nuit, sans cesse.
Ils peuvent véhiculer des choses étonnantes :
Il est dit de la femme vaillante de Proverbes 31, que tous les jours elle fait du bien à son mari, et non du mal (Proverbes 31.12). Quel mari heureux et béni, tous les jours de sa vie !

A. RENONCER CHAQUE JOUR À SOI-MÊME

1. Crucifier la chair
Nous devrions dire tous les matins, dans notre prière du réveil, que nous acceptons de nous charger de notre croix pour suivre Jésus :
Luc 9.23-24 : Si quelqu’un veut me suivre, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix, et qu’il me suive. En effet, celui qui est préoccupé de sauver sa vie, la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi la sauvera.
Renoncer à soi-même signifie renoncer à la chair, au péché en soi : orgueil, susceptibilité, rancune, amertume, jalousie, critique et jugement, ambition, soif de pouvoir, esprit de contrôle, paresse spirituelle, recherches des aises et du confort…
Ces choses stérilisent notre vie de prière, la méditation de la Parole de Dieu et notre témoignage.
Le seul moyen d’empêcher le diable de nous imposer son joug lourd, oppressif et cruel, c’est de porter toujours le joug doux et léger de Jésus.
J’aimerais souligner le fait que Luc précise : chaque jour !
Nous pouvons connaître des périodes plus ou moins longues durant lesquelles nous marchons avec Dieu, dans l’humilité, la sainteté, le renoncement à nous-mêmes, mais ensuite le vieil homme reprend le dessus par l’orgueil, la dureté, l’esprit de jugement… et il peut détruire tout ce qui avait été construit précédemment.
Nous avons à prendre chaque jour la décision de renoncer à nous-mêmes. Suivre Jésus, consiste à prendre chaque jour sa croix. C’est un choix ! Jésus s’est volontairement dépouillé lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort.
Le principe divin est : mourir pour vivre !
Jean 12.24-25 : Vraiment, je vous l’assure : si le grain de blé que l’on a jeté en terre ne meurt pas, il reste un grain unique. Mais s’il meurt, il porte du fruit en abondance. Celui qui s’attache à sa propre vie la perdra, mais celui qui fait peu de cas de sa vie en ce monde la gardera pour la vie éternelle. 

2. Croissance lente et continue dans le renoncement
Pourquoi devons-nous prendre notre croix chaque jour ? Ne pouvons-nous pas prendre cette décision une fois pour toutes ?
Dans plusieurs aspects de notre caractère et de notre personnalité la sanctification est progressive. Il convient donc de persévérer. Paul dit aux colossiens : vous êtes morts avec le Christ… Faîtes donc mourir tout ce qui, dans votre vie, appartient à la terre… Débarrassez-vous de tout cela… Revêtez-vous… (Colossiens 2. 20 ; 3.5,8,12,14).
Il y a une miraculeuse continuité dans le développement de la vie de Christ en nous. La bible dit qu’elle se développe nuit et jour !
Dans la parabole de la semence Jésus déclare :
Marc 4.26-27 : Il en est du royaume de Dieu comme d’un homme qui a répandu de la semence dans son champ. A présent qu’il dorme ou qu’il reste éveillé, nuit et jour la semence germe et pousse sans qu’il sache comment. Le royaume de Dieu grandit progressivement, nuit et jour, dans nos vies et nos familles.
Les paroles de Dieu reçues dans un cœur humble et obéissant, les paroles bonnes ou mauvaises que nous prononçons, les décisions bonnes ou mauvaises que nous prenons… sont des semences qui germent et poussent jour et nuit. Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi.

3. Échapper à l’accusation constante du diable
Si nous ne choisissons pas, comme Jésus, de nous humilier nous-mêmes, gare à notre ennemi qui, lui, est constant et persévérant dans ses accusations. L’apôtre Jean parle du dragon qui accuse les frères devant Dieu, jour et nuit. (Apocalypse 12.10).
La fonction d’accusation du diable est permanente. Incidemment, gardons-nous de lui ressembler. Soyons des prêtres qui intercédons pour les autres et protégeons-nous sans cesse par le sang de l’Agneau.
Privons l’Accusateur de tout droit de nous accuser, par la mort à nous-mêmes. Le Malin n’a aucun pouvoir sur un mort !
Paul peut témoigner :
Actes 24.16 :  je m’applique sans cesse… à garder une conscience irréprochable, tant devant Dieu que devant les hommes.
La conscience est comme les voyants jaunes ou rouges du tableau de bord d’une voiture. Quand un voyant s’allume, il y a un problème à régler !
En veillant ainsi nous serons toujours triomphants :
2 Corinthiens 2.14 : Que Dieu soit remercié, lui qui nous fait toujours triompher en Christ.  

B. TOUJOURS JOYEUX

1. La joie doit être l’état normal de tout chrétien :
1 Thessaloniciens 5.16 : Soyez toujours dans la joie.
Philippiens 4.4 : Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur, oui, je le répète : réjouissez-vous !
Jean 16.24 : Demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit parfaite.
Jean 15.11 : Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit complète.
Le commandement d’une joie permanente est un des plus difficiles à pratiquer.
Il est normal qu’en des temps de malheur, de deuil… la joie soit estompée. Les pleurs font partie de la vie chrétienne. Chaque humain connaît des périodes de souffrance et de tristesse. Cependant la tonalité dominante doit être la joie et la paix !
Ce commandement d’une joie qui demeure est un énorme défi pour tout chrétien.
L’adverbe toujours interpelle tout enfant de Dieu.
Même dans les épreuves, le croyant peut être joyeux :
1 Pierre 4.13-14 : Réjouissez-vous, au contraire, de la part que vous prenez aux souffrances de Christ, afin d’être aussi dans la joie et dans l’allégresse lorsque sa gloire sera dévoilée. Si vous êtes insultés à cause du nom de Christ, vous êtes heureux…
Jacques 1.2-3 : Mes frères et sœurs, considérez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés…
Une joie continuelle, continue, une joie en toute circonstance, telle est la volonté de Dieu pour ses enfants. Devant ce commandement nous devenons conscients à quel point nous pouvons vivre hors du plan de Dieu pour nous.
On peut arguer que la joie peut être discrète, intérieure, non visible… Mais une joie qui ne se voit jamais, existe-t-elle ?

2. Demandons pardon au Seigneur
Humilions-nous devant le Seigneur pour nos tristesses, cafards, découragements, dépressions, amertumes, chagrins, idées noires, inquiétudes, morosités… Le vrai nom de ces péchés est : incrédulité !
En fait tout péché rend triste et malheureux !

3. La joie, fruit de l’Esprit
Galates 5.22 : Le fruit de l’Esprit est l’amour, la joie, la paix…
Abandonnons-nous au Seigneur pour qu’il nous change, transforme notre mentalité et prenne le contrôle de toute notre vie. La vie chrétienne est une vie surnaturelle, une marche permanente sur l’eau.
Seul le Saint Esprit est capable de nous remplir de la joie parfaite de Christ. Si nous pensons qu’il est impossible d’être toujours joyeux, nous ne chercherons pas à l’être, et il est probable que nous ne le serons pas !
Disons au Seigneur : Seigneur, ce commandement me dépasse. Je ne pourrai jamais y obéir par mes forces. Viens à mon aide et mets toi-même en moi cette joie surnaturelle ! Je crois que tu donnes ce que tu ordonnes et couronnes ce que tu donnes !

C. PRIER SANS CESSE

1. Le Nouveau testament, d’une façon constante, invite à la prière perpétuelle :
1 Thessaloniciens 5.17 : Priez sans cesse.
Parlant de lui même et de ses collaborateurs, l’apôtre Paul écrit :
1 Thessaloniciens 3.10 : nuit et jour, nous demandons avec instance à Dieu…
Éphésiens 6.18 : Faites en tout temps par l’Esprit toutes sortes de prières et de supplications. Faites-le avec vigilance et constance…  
Luc 18.1-8 :  Pour montrer qu’il est nécessaire de prier constamment, sans jamais se décourager, Jésus raconta à ses disciples la parabole suivante : Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait pas Dieu et qui n’avait d’égards pour personne. Il y avait aussi, dans cette même ville, une veuve qui venait constamment le trouver pour lui dire : « Défends mon droit contre mon adversaire. » Pendant longtemps, il refusa. Mais il finit par se dire : « J’ai beau ne pas craindre Dieu et ne pas me préoccuper des hommes, cette veuve m’ennuie ; je vais donc lui donner gain de cause pour qu’elle ne vienne plus sans cesse me casser la tête. »
Le Seigneur ajouta : Notez bien comment ce mauvais juge réagit. Alors, pouvez-vous supposer que Dieu ne défendra pas le droit de ceux qu’il a choisis et qui crient à lui jour et nuit, et qu’il tardera à leur venir en aide  Moi je vous dis qu’il défendra leur droit promptement.
1 Timothée 5.5 : La vraie veuve…persévère nuit et jour dans les supplications et les prières. Luc 2.37 : Anne la prophétesse… ne quittait jamais le Temple où elle servait Dieu, nuit et jour, par le jeûne et la prière. 
Psaumes 86.3 : O Seigneur, fais-moi grâce ! Je crie vers toi sans cesse.
Ésaïe 62. 6-7 : Sur tes murs, ô Jérusalem, moi, j’ai posté des gardes, ils ne se tairont pas, ni le jour ni la nuit. Oui, vous qui ravivez le souvenir de l’Éternel, point de repos pour vous !  Ne lui donnez aucun repos jusqu’à ce qu’il ait rétabli Jérusalem, qu’il ait fait d’elle un sujet de louanges sur la terre.

2. Des vaines redites ?
Certains penseront qu’il est impossible de prier sans cesse sans se répéter et de tomber dans le piège des vaines redites.
Quand on répète machinalement, comme un perroquet, plusieurs fois une même prière sans penser à ce qu’on dit, on fait de vaines redites et on utilise le nom de Dieu en vain (Matthieu 26.36-46 ; Exode 20.7).
Jésus, au moment le plus dramatique de sa passion a répété trois fois la même prière d’une heure, dans le jardin de Gethsémané (Matthieu 26.36-46). Il était à mille lieues de faire des vaines redites !
Les saints anges ne cessent de proclamer la sainteté de Dieu :
Apocalypse 4.8 
: Les quatre être vivants ne cessent de dire, jour et nuit : « Saint, saint, saint est le Seigneur Dieu, le Tout-Puissant, celui qui était, qui est et qui vient ! »
Quand nous répétons les mêmes phrases à plusieurs reprises de tout notre cœur, nous ne faisons pas une vaine redite.
Recherchons cette communion constante avec Dieu, ainsi nous demeurerons sur le Cep (Jésus) pour produire beaucoup de fruit.
Cette relation avec Jésus remplace avantageusement la rumination mentale !
Tous les grands serviteurs de Dieu ont vécu cette prière permanente : Paul, le Frère Laurent de la Résurrection, Madame Guyon, Charles Finney,
Jessie Penn-Lewis, Smith Wigglesworth…
Bien évidemment tous ces serviteurs de Dieu vaquaient à leurs affaires, dormaient la nuit… mais ils demeuraient en communion avec Dieu.

3. La reconnaissance constante
Un cas particulier de prière constante est la prière de reconnaissance perpétuelle :
Éphésiens 5.20 :
Remerciez constamment Dieu le Père pour tout, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ.
1 Thessaloniciens 5.18 : Exprimez votre reconnaissance en toute circonstance, car c’est la volonté de Dieu pour vous en Jésus-Christ.
Hébreux 13.15 :  Par Christ, offrons sans cesse à Dieu un sacrifice de louange, c’est-à-dire le fruit de lèvres qui reconnaissent publiquement lui appartenir.  
La reconnaissance constante, en toute circonstance, est la réponse du Saint Esprit aux murmures, plaintes, lamentations, geignements, insatisfactions, frustrations…
Voulons-nous nous laisser transformer ? Dieu veut créer une révolution culturelle dans nos vies et dans l’Église…

D. COMMENT RÉALISER CE PROGRAMME ?

Seul Dieu peut produire en nous ce renoncement à nous même ainsi que la joie et la prière permanentes. Mais il ne le fera pas sans notre collaboration. Notre part peut se résumer ainsi :

1. Méditer la Bible jour et nuit
Josué 1.8-9 : Aie soin de répéter sans cesse les paroles de ce livre de la Loi, médite-les jour et nuit afin d’y obéir et d’appliquer tout ce qui y est écrit, car alors tu auras du succès dans tes entreprises, alors tu réussiras. Je t’ai donné cet ordre : Prends courage et tiens bon, ne crains rien et ne te laisse pas effrayer, car moi, l’Éternel ton Dieu, je serai avec toi pour tout ce que tu entreprendras.
Une vie réussie est une vie fondée sur les principes de la Parole de Dieu. Dans sa Parole, Dieu nous parle personnellement, nous instruit et nous dirige.
Prions la Bible : transformons chaque promesse en prière et confessons, proclamons les promesses de Dieu. Demeurer dans la Parole de Dieu, c’est demeurer en Christ !

2. Recevoir la Grâce de Dieu tous les jours de notre vie
Psaumes 23.6 : Oui, le bonheur et la grâce m’accompagneront tous les jours de ma vie.
2 Chroniques 5.13 : Car il est bon, car son amour est éternel. 2 Chroniques 7.3
Gardons-nous de mépriser ou négliger la grâce de Dieu :
Hébreux 12.15 :  Veillez à ce que personne ne se prive de la grâce de Dieu…
Plutôt, croissons dans la grâce de Dieu (2 Pierre 3.18) et recevons pleinement la grâce :
Romains 5.17 : Ceux qui reçoivent avec abondance la grâce et le don de la justice régneront…dans la vie par Jésus-Christ lui seul.

3. Devenir conscient de la présence permanente du Seigneur avec nous
Matthieu 28.20 : Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde.
Nous pouvons vivre comme si Jésus était loin de nous, ne s’intéressant pas à nous, mais il est toujours avec nous, et cela change tout !
La présence du Seigneur avec nous et en nous est le garant de notre victoire permanente.
Colossiens 2.10 : Nous avons tout pleinement en lui qui est dominateur sur toute Autorité et sur toute Puissance.
Comptons sur le Seigneur Jésus pour être capables de renoncer chaque jour à nous-mêmes, de vivre dans la joie constante, de demeurer constamment en communion de prière avec Dieu et de méditer sa Parole jour et nuit. Celui qui nous a appelés est fidèle et c’est lui qui le fera. Il est notre sanctification !

Théophile Hammann

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